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    Le combat de Cauth

    D’après « Campagne de la grande armée en Saxe, en Prusse et en Pologne, en l’an 1806 et l’an 1807 

     

    En Silésie, le prince Jérôme est campé avec son corps d’observation à Franckenstein, protégeant le siège de Neiss.

    Le 12, ce prince apprit qu’une colonne de 3 000 hommes était sortie de Glatz pour surprendre Breslaw. Il fit partir le général Lefebvre avec le 1er régiment de ligne bavarois, excellent régiment, 100 chevaux et un détachement de 300 Saxons.

    Le général Lefebvre atteignit la queue de l’ennemi le 14, à 4 heures du matin, au village de Cauth ; il l’attaqua aussitôt, enleva le village à la baïonnette et fit 150 prisonniers. Cent chevau-légers du roi de Bavière taillèrent en pièce la cavalerie ennemie, forte de 500 hommes, et la dispersèrent. Cependant l’ennemi se plaça en bataille et fit résistance.

    Les 300 Saxons lâchèrent pied ; conduite extraordinaire qui doit être le résultat de quelque malveillance car les troupes saxonnes, depuis qu’elles sont réunies aux troupes françaises, se sont toujours bravement comportées. Cette défection inattendue mit le 1er régiment de ligne bavarois dans une situation critique. Il perdit 150 hommes qui furent faits prisonniers, et dut battre en retraite, qu’il fit cependant en ordre. L’ennemi reprit le village de Cauth.

    A onze heures du matin, le général Dumuy, qui était sorti de Breslaw à la tête d’un millier de Français, dragons, chasseurs et hussards à pied , qui avaient été envoyés en Silésie pour être montés, et dont une partie l’était déjà, attaqua l’ennemi en queue. 150 hussards à pied enlevèrent le village de Cauth à la baïonnette, firent 100 prisonniers, et reprirent tous les Bavarois qui avaient été faits prisonniers.

    L’ennemi, pour rentrer avec plus de facilité dans Glatz, s’était séparé en deux colonnes. Le général Lefebvre, qui était parti de Schweidnitz le 15, tomba sur une de ces colonnes, lui tua 100 hommes et lui fit 400 prisonniers, parmi lesquels 30 officiers. Un régiment de lanciers polonais, arrivé la veille à Franckenstein, et dont le prince Jérôme avait envoyé un détachement au général Lefebvre, s’est distingué.

    La seconde colonne de l’ennemi avait cherché à gagner Glatz par Silberberg ; le lieutenant colonel Ducoudrais, aide-de-camp du prince, la rencontra et la mit en déroute. Ainsi cette colonne de 3 à 4 000 hommes qui était sortie de Glatz, ne put y rentrer. Elle a été toute entière prise, tuée ou éparpillée.

     

     

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