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     La bataille de Carthagène

     

    La bataille de Carthagène

    D’après « Histoire d’Angleterre » – David Hume – 1830

     

    Le 28 février, l’amiral Osborne rencontra une escadre française de quatre vaisseaux, le Foudroyant, l’Orphée, l’Oriflamme et la Pléiade, sous les ordres du marquis Duquesne, qui était parti de Toulon pour secourir M. de La Clue bloqué pendant quelque temps dans le port de Carthagène. Aussitôt que les vaisseaux français aperçurent l’escadre anglaise, ils se dispersèrent et firent route sur divers points.

    L’amiral Osborne détacha aussitôt plusieurs vaisseaux à leur poursuite, et resta lui-même avec sa flotte en face du port de Carthagène pour y surveiller les mouvements de l’escadre française qui y était à l’ancre. Vers sept heures du soir, l’Orphée, de cinq cents hommes d’équipage, se rendit à la Vengeance, que soutenaient le Berwick et le Preston. Le capitaine Storr, qui la commandait, perdit une jambe dans le combat.

    Le Monmouth, de soixante-quatre canons, commandé par le capitaine Gardener, attaqua le Foudroyant, de quatre-vingts canons, l’un des plus forts vaisseaux de la marine française, ayant huit cents hommes d’équipage, et commandé par le marquis Duquesne. Le combat se soutint de part et d’autre avec une égale furie. Le brave capitaine Gardener perdit la vie.

    Son lieutenant, M. Carket, continua l’engagement avec non moins de vigueur ; et le Foudroyant était tellement endommagé à l’arrivée des vaisseaux anglais le Swiftsure et le Hampton-court, qu’il fut obligé de se rendre. Le marquis Duquesne ne s’y décida cependant que lorsqu’il vit son vaisseau hors d’état de se défendre, et encombré de morts.

    L’Oriflamme fut chassé jusque sous le canon du château d’Aiglos, par les vaisseaux le Montague et le Monarque, commandés par les capitaines Rowley et Montagne, qui s’abstinrent de compléter leur victoire, pour ne pas violer la neutralité de l’Espagne.

    La frégate la Pléiade parvint à s’échapper à force de voiles. La perte des deux vaisseaux capturés fut d’autant plus pénible aux Français que la marine anglaise en accrut ses forces.

     

     

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