• 18 février 2014 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     

    Le combat de La Ferté-sous-Jouarre

    D’après « L’invasion de 1814 en Seine-et-Marne » – Frédéric Humbert – 1885

     

    Dans les premiers jours du mois de février, Napoléon avait prescrit la formation du 7e corps d’infanterie. Ce corps, que devait commander le maréchal Oudinot, eut pour noyau la division Rothembourg avec laquelle ce maréchal se rendit à Provins, où il se proposait de compléter l’organisation de son corps d’armée avec les divisions Levai et Boyer de Rebeval qu’on attendait d’Espagne.

    Le 9 février, le maréchal Macdonald, qui arrivait de Maëstricht, constamment serré de près par l’ennemi, se retira tout en combattant sur La Ferté-sous-Jouarre avec son arrière-garde. L’armée renforcée d’environ deux mille hommes de nouvelle recrue jetés dans les cadres de trois bataillons aux ordres du général Minot, occupait déjà la ville.

    Soudain l’avant-garde des Russes du général Sacken, qui espérait y entrer le premier, déboucha par la route de Montmirail et assaillit avec tant d’impétuosité les divisions Brayer et Molitor, postées à quatre kilomètres en avant de la ville, qu’elles furent obligées d’abord de se replier.

    Mais bientôt la division Albert, qui bivouaquait sur la route de Meaux, s’élança à leur secours et vint rétablir le combat. Après plusieurs charges énergiques où les brigades Bigarré, Schœfer et Beauvais luttèrent de valeur, les Russes furent repoussés avec une perte de quatre cents hommes.

    Le lendemain, 10 février, Macdonald fit sauter le pont de La Ferté-sous-Jouarre et se retira sur Meaux par Trilport, dont il rompit également le pont. A Meaux, il trouva un camp de huit mille gardes nationaux et s’occupa immédiatement de réorganiser, avec ces auxiliaires, son corps d’armée qui comprenait à peine neuf mille hommes.

    Malheureusement, il se laissa absorber par ses occupations administratives, et négligea, lors des affaires de Champaubert et de Château-Thierry, de tomber sur les derrières de l’ennemi pour rendre la victoire plus complète, ainsi que Napoléon le lui avait envoyé dire, par la route de La Ferté-Gaucher. Il se borna à détacher le général Saint-Germain avec sa cavalerie, dont l’intervention ne pouvait pas avoir grande efficacité.

     

     

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