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  • 16 février 2014 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     

    La capitulation de Péniscola

    D’après « Dictionnaire historique des batailles, sièges, et combats de terre et de mer qui ont eu lieu pendant la Révolution française » – 1818

     

    Le maréchal duc d’Albuféra, après les sièges de Sagonte et de Valence, porta son attention principale sur le fort de Péniscola, qu’il avait été obligé de laisser sur ses derrières, surveillé par un détachement de troupes qui devait aussi couvrir les communications de l’armée.

    Ce fort, dont la position est extrêmement avantageuse pour la défense, est situé sur un rocher isolé de la mer, près de la grande route, à une lieue de Bénicarlos ; il ne se lie au continent que par une langue de sable de trente toises de large et de soixante de long. La ville entoure un vieux château des templiers, bâti sur le sommet, et qui est encore enfermé par une fortification assez étendue, garnie de plusieurs rangs de batteries.

    A cette difficulté du terrain, se joignait encore le feu de quatre canonnières qui battaient la plage des deux côtés, et rendaient presque impossible les approches de la place, et des secours continuels envoyés du dehors par cinq voiles anglaises croisant au large. La place était défendue par mille hommes sous les ordres du brigadier Garcia Navarro, qui déjà avait été fait prisonnier des Français, mais était parvenu à s’échapper.

    Vers le 20 janvier, la place fut serrée par les ordres du duc d’Albuféra ; et le général de division de Sévéroli, avec deux bataillons du cent quatorzième, deux du premier de ligne italien, et un bataillon du deuxième de la Vistule, commença les opérations du siège.

    L’emplacement des batteries fut fixé par le général de génie Vallée, qui, le 28, fit commencer le feu, et bombarda la place avec la plus grande activité pendant huit jours. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février, mille travailleurs ouvrirent la tranchée devant Péniscola sur une longueur de deux cent quinze toises. En même temps, les batteries d’attaque furent élevées, et tirèrent, pour éteindre le feu de l’ennemi, qui répondait par une grêle de boulets et de mitraille.

    Au moyen de ces batteries, le génie continua ses travaux avec activité, s’approcha de la place pour établir les batteries destinées à faire brèche ; le bastion de gauche fut serré, et dix-huit pièces de Canon furent mises en batterie. Les mortiers tirèrent continuellement sur la place jour et nuit, et coulèrent une canonnière, ce qui ralentit un peu le feu vif et bien nourri qui avait inquiété l’attaque.

    Le 2 février, le lieutenant Prunel rapporta des propositions et une réponse de l’officier espagnol qui commandait le fort, où il avait été admis. Cependant les travaux continuèrent, et le feu dura encore près de vingt-quatre heures, jusqu’à ce que le duc d’Albuféra eut examiné, modifié et approuvé la capitulation offerte par l’ennemi.

    Par cette capitulation, la garnison sortit de la place avec les honneurs de la guerre, et ne fut pas considérée comme prisonnière. La place fut remise aux mains des Français, qui y trouvèrent 66 bouches à feu, une grande quantité de vivres et de munitions.

     

     

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