• 20 janvier 2014 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le combat de Wollin

    D’après « Dictionnaire historique des batailles, sièges, et combats de terre et de mer » – 1818

     

    Les îles de Wollin et d’Usédom, placée: Vers l’embouchure de l’Oder, furent occupées par un bataillon d’infanterie, d’après l’ordre du maréchal Mortier, chargé en 1806 de protéger les sièges des places de la Poméranie prussienne.

    Les Chemins étaient absolument imprticables par l’effet de grandes inondations : la dispersion de cette troupe dans divers cantonnements empêcha la réunion à un jour fixé sur le point de sa destination. Il resta à Wollin trois compagnies seulement.

    Un détachement de la garnison de Colberg, fort de mille hommes, ayant encore avec lui cent cinquante chevaux, attaqua à l’instant de leur arrivée les trois compagnies de Wollin. Les ennemis, ayant eu le projet d’investir la ville, envoyèrent de l’infanterie sur des bateaux par le canal de Devenow : leur dessein était de forcer d’abord les avant-postes, de faire entrer leur cavalerie au galop dans la ville, tandis que leur infanterie entourerait la place.

    Le détachement français, sans s’étonner du nombre d’ennemis qui lui était supérieur et qui attaquait, fondit sur eux au pas de charge, parcourut audacieusement toutes les rues de Wollin, les en chassa et parvint à leur enlever quatre pièces de canon qu’il braqua sur le pont, prit, dispersa tout ce qui avait débarqué, et mit le feu a deux grandes barques de fuyards.

    La garnison de Colberg paya cher cette expédition ; ses morts couvraient les rues de Wollin ; les routes dans sa fuite étaient jonchées de blessés, on lui fit cent cinquante prisonniers.

    Un renfort arriva aux Français deux heures après l’affaire. C’était le reste du bataillon, ce qui mit ce poste à l’abri de toute surprise et du danger de le voir enlever.

    Deux officiers se distinguèrent particulièrement dans cette affaire, c’est le chef de bataillon Arnaud, et l’adjudant du général de division Grandjean. Le poste de Wollin dut sa conservation aux bonnes dispositions militaires que ces officiers remplis de mérite mirent à défendre cette place, et à l’exemple du courage qu’ils donnèrent aux troupes qu’ils commandaient. Les soldats, pleins de confiance sans de tels chefs, firent des prodiges de valeur.

     

     

  • Laisser un commentaire


18 jule Blog Kasel-Golzig b... |
18 jule Blog Leoben in Karn... |
18 jule Blog Schweich by acao |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 21 jule Blog Hartberg Umgeb...
| 21 jule Blog Desaulniers by...
| 21 jule Blog Bad Laer by caso