• 29 décembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    La bataille de Cardedon

    D’après « Dictionnaire historique des batailles, sièges et combats de terre et de mer » – 1818

     

    Après la capitulation de Roses, qui eut lieu le 6 décembre 1808, le septième corps de l’armée française en Espagne, se porta, dès le 8, sur les bords de la Fluvia. Il occupa, le 9, la rive gauche du Ter, mit l’ennemi en fuite, passa cette rivière, et arriva, le 11 au soir, sur la Bisballe.

    Le 12, il prit position à Christina et à Castel d’Aro. Des miquelets tentèrent vainement de disputer à Coullonja les défilés de la Bisballe : malgré les abattis d’arbres qu’ils avaient faits, et le soin qu’ils avaient pris de faire sauter deux ponts, ils perdirent deux cents hommes, et furent chassés de toutes leurs positions. Le 13, ce septième corps occupa Mallanet, et les hauteurs de Videredas : les colonnes escarmouchèrent, chemin faisant, avec les miquelets.

    La division italienne prit position, le 14, en avant de Saint-Céleny ; la division Souham s’avança par Sils et la Malorquina, sur la route de Géronne à Ostalric. Pour appuyer ce mouvement, elle prit position, ainsi que le quartier-général, sur les hauteurs de droite d’Ostalric.

    Le 15, la division italienne marcha vers Cardedon ; mais à l’entrée des défilés de Trentopases, son avant-garde fut attaquée par quatre bataillons espagnols. Le général en chef Gouvion-Saint-Cyr fit forcer le passage, malgré la plus vive résistance, et le septième corps fut établi, à 10 heures du soir, en avant de Trentopases.

    Le 16, l’avant-garde trouva les ennemis postés avantageusement, avec des forces nombreuses et leurs meilleures troupes, sur le plateau de Cardedon : le marquis de Vives les commandait, avec le général Reding. Cette rencontre décida un engagement général.

    Après une vive résistance, et un grand feu d’artillerie, les ennemis furent délogés de toutes leurs positions, mis dans une déroute complète, et dispersés au loin par la cavalerie. Ils perdirent trois mille cinq cents hommes, toute leur artillerie, leurs attelages, leurs causons, plusieurs drapeaux, et plus de deux cents mille cartouches.

    On leur aurait fait un plus grand nombre de prisonniers, si le général Gouvion-Saint-Cyr n’avait pas, à dessein, sacrifié cet avantage, pour celui de communiquer promptement avec Barcelonne ; ce qui eut lieu le lendemain, avant midi. Le général Duhesme, qui commandait dans cette place, seconda ces opérations par des sorties sagement combinées.

     

     

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