• 7 décembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Carte de la bataille de Cambrai

     

    La bataille de Cambrai

     

    La bataille de Cambrai désigne l’attaque menée en novembre 1917 contre les défenses allemandes de la ligne Hindenburg.

    La nouveauté la plus spectaculaire, c’est l’emploi, par les Britanniques, pour la première fois, des chars d’assaut comme élément décisif de la bataille. Mais ce sont peut-être les méthodes de contre-attaque mises en œuvre par l’armée allemande qui constituent l’initiative la plus importante, à court et moyen termes.

    Cambrai est l’objectif choisi par le grand quartier général britannique. La ville est devenue l’un des principaux centres ferroviaires et de garnison allemands sur le front ouest et elle est entourée de vastes étendues planes et crayeuses, favorables au déplacement des chars.

    L’attaque est lancée le 20 novembre à 6h20, sur un front large de 10 km. Le Tank Corps engage 476 machines (dont 350 armées) ; six divisions d’infanterie ont été concentrées pour l’assaut. Le bombardement qui accompagne l’attaque a été très bien minuté et prend les Allemands par surprise.

    Précédés par un véritable rideau d’explosions, les chars progressent très rapidement et atteignent les tranchées adverses. Pour la première fois depuis sa création, la ligne Hindenburg est percée en profondeur. La surprise et la terreur provoquées par les tanks, déclenchent le repli de plusieurs unités allemandes, alors que les Britanniques font près de 8000 prisonniers au cours de la première journée de l’offensive.

    La progression est la plus rapide observée parmi toutes les attaques menées depuis 1914 et, au soir du 20 novembre, les avant-gardes britanniques ont avancé de 9 km et sont à 6 km de Cambrai.

    Mais, à nouveau, c’est l’exploitation de la percée initiale qui pose problème. De façon anecdotique, en provoquant sous son poids l’effondrement du mont de Masnières, un char britannique compromet le mouvement de la cavalerie. Plus fondamentalement, la montée des renforts s’effectue trop lentement, sur des routes engorgées. Il faut 15 heures pour parcourir les derniers 5 km jusqu’au front…

    Après avoir envisagé initialement un retrait majeur, Ludendorff a décidé de contre-attaquer !

    Lorsque les combats prennent fin, le 4 décembre, ce qui était à l’origine un succès inespéré des Britanniques a tourné à l’échec complet. Tout le terrain initialement gagné a été abandonné, et les pertes humaines des deux camps sont aussi équilibrées qu’élevées : 44000 tués, blessés et disparus (dont 6000 prisonniers) pour les Britanniques ; 45000 pour les Allemands (dont 10000 prisonniers).

     

    Source : Chemins de mémoire Nord Pas de Calais

     

     

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