• 28 novembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le combat de Bitche

    D’après « Dictionnaire historique des batailles, sièges, et combats de terre et de mer pendant la révolution française » – 1818

     

    Dans le mois de novembre 1793, il n’y avait plus d’obstacle à l’envahissement de l’Alsace et de la Lorraine ; le fort de Bitche pouvait seul opposer quelque résistance. Peu s’en fallut qu’une surprise ne le livrât à l’ennemi.

    Dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793, un ingénieur émigré guida les Prussiens jusqu’au pied des murailles. Déjà leur avant-garde s’était approché du fort, les glacis étaient escaladés ; déjà elle s’était emparée de l’ouvrage avancé qui se trouve sous la queue de l’hirondelle, lorsque l’alarme sonna.

    Aussitôt les Français courent aux armes : on se fusille de toutes parts. Mais est-ce l’ennemi que l’on frappe ? Ce doute ralentissait les Français, et leur courage, dans cette obscurité profonde, craignait de se tromper.

    Le dévouement d’un citoyen sauva la ville. Une maison en bois s’avançait du côté où les Prussiens devaient être descendus ; le propriétaire propose d’y mettre le feu. « Elle servira de flambeau pour nous éclairer », s’écrie-t-il.

    Cette généreuse proposition est acceptée, et la maison est livrée aux flammes. La lueur qu’elles jettent trahit les Prussiens : on aperçoit leur élite se précipiter des montagnes et se porter vers Bitche. Une troupe d’ennemis remplissait déjà l’escalier qui communique à la caponnière sous le pont de la petite tête. On l’arrête aussitôt par la plus vive fusillade, et on lui ravit tout espoir de retour en interceptant le passage avec des décombres qui le rendent impraticable.

    Bientôt on fait pleuvoir sur eux une grêle de pierres et de grenades ; ils crient merci ! Ils sont écoutés, on se contente de les tenir en respect, tandis qu’on repousse les desseins de leurs compatriotes.

    Quelques bombes furent jetées dans la ville pour en écarter les Prussiens qui, profitant des circonstances, mettaient les riches à contribution, et se munissaient d’otages. Cet essaim d’ennemis disparut avant le jour.

    Sept cents hommes du bataillon de la Corrèze et une compagnie de canonniers sauvèrent Bitche. A peine fut-on débarrassé de l’armée prussienne qu’on songea à son avant-garde renfermée dans les fortifications.

    Deux cents cinquante hommes défilèrent après avoir mis bas les armes, et l’on trouva parmi eux, l’officier émigré qui les avait conduits.

     

     

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