• 17 novembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 6 novembre 2004 – Le bombardement de Bouaké dans EPHEMERIDE MILITAIRE le-bombardement-de-bouake-150x150

     

    Le bombardement de Bouaké

     

    Au début de la crise polico-militaire en Côte d’Ivoire, et dans le cadre des accords de défense signés entre les deux pays le 24 août 1961, la France envoie en septembre 2002 un contingent de militaires.

    Le déploiement de soldats français en Côte d’Ivoire (opération Licorne) a pour but d’éviter une guerre civile.

    En janvier 2003, un accord entre toutes les forces politiques est signé en France, à Marcoussis.

    Cet accord prévoit simultanément :
    - le maintien du chef de l’État en exercice, le président Laurent Gbagbo,
    - la mise en place d’un gouvernement de réconciliation nationale intégrant des représentants de la rébellion
    et la mise en œuvre d’un programme abordant les principaux sujets de fond à l’origine de la crise ivoirienne (nationalité, propriété foncière rurale, éligibilité, restructuration de l’armée, désarmement de la rébellion) ; l’objectif de cet accord étant la tenue d’élections démocratiques en 2005.

     

    Le 10 novembre 2004, neuf cercueils sont placés en un demi-arc de cercle dans la cour des Invalides à Paris. Le président de la République, Jacques Chirac, rend hommage aux militaires morts à Bouaké.

    Comment en est-on arrivé là ?

    Tout commence le 2 novembre 2004 quand Laurent Gbagbo informe les autorités françaises que son armée va engager une offensive visant à libérer le Nord du pays, occupé depuis le 19 septembre 2002 par les rebelles des Forces Nouvelles.

    Faute d’avoir pu dissuader le président ivoirien de mener cette attaque, la France a reçu l’assurance que ses troupes ne seront pas visées.

    L’état-major de la Force Licorne, déployée sur place sous un mandat de l’O.N.U qui ne lui permet pas de s’opposer par la force, obtient d’être informé une demi-heure à l’avance des cibles visées par les Soukhoï et les hélicoptères de combat Mi 24, pour permettre aux troupes françaises, situées à proximité des combats, de se mettre à l’abri.

    Le 3, alors que les premiers avions commencent à décoller de l’aéroport de Yamoussoukro, entièrement sous contrôle de l’armée française, la France demande à faire cesser l’offensive. Jusqu’au 6, les bombardements de cibles rebelles se poursuivent avec des résultats pas toujours convaincants.

    Mais le 6 novembre, deux Soukhoï survolent le lycée Descartes, où la Force Licorne a établi sa base. Les avions volent si bas que les pilotes ne peuvent manquer de voir les drapeaux tricolores flottant sur les lieux et sont parfaitement visibles du sol. Au deuxième passage, ils lâchent leurs roquettes sur le foyer du régiment.

    Dans le camp, c’est la panique. Des dizaines de soldats se sont  regroupés derrière le bâtiment. Parmi eux, on relèvera dix morts (neuf militaires  français et un citoyen américain) et une trentaine de blessés.

    Dans les minutes qui suivent, l’ordre est donné à l’armée française de détruire tous les « aéronefs ivoiriens », quatre Soukhoï et plusieurs hélicoptères d’attaque Mi24. Des renforts sont appelés du Gabon pour sécuriser Abidjan car toutes les troupes sont disposées sur la ligne de front entre rebelles et loyalistes.

     

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  • One Response à “Le 6 novembre 2004 – Le bombardement de Bouaké”

    • Poutrel on 28 octobre 2014

      Bonjour,
      Présent sur l’aéroport de Yamoussoukro le 06 novembre 2004, je souhaiterais que les médias reviennent sur ces événements pour ne pas oublier et honorer nos morts.

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