• 3 novembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

    Le 24 octobre 1916 – La reprise du fort de Douaumont dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-reprise-du-fort-de-douaumont-150x150

    La reprise du fort de Douaumont

    D’après « Verdun dans la tourmente. Le Calvaire de Verdun » – Général Fénelon François Germain – 1932

     

    Au cours des premières semaines d’octobre, le temps fut très mauvais. Des pluies diluviennes transformèrent le champ de bataille en un véritable cloaque ; dans ses régions de fagne, il devint de parcours très dangereux. Les hommes qui, au cours des relèves ou des ravitaillements de nuit, se laissaient tomber dans certains entonnoirs, s’y enlisaient parfois et ne reparaissaient plus.

    Enfin, le 20, le temps paraissant vouloir se mettre au beau, l’attaque fut fixée au 24.

    A partir du 21, commença la préparation d’artillerie. Une terrible avalanche de fer et de feu s’abattit, des lors, sur les retranchements, les zones d’entonnoirs supposées occupées, les abris, l’ouvrage de Thiaumont et la batterie de Damloup, les forts de Vaux et de Douaumont, les communications et les batteries d’artillerie des Allemands.

    Pour la première fois, depuis le début de la bataille, à côté de celle de nos quelques obusiers de 370, la voix de deux obusiers de 400 installés entre Regret et Verdun et prenant à partie le fort de Douaumont, se fit entendre.

    Le 24 octobre, au lever du jour, le temps promet d’être splendide ! Le ciel est d’une pureté exceptionnelle, il fait un froid sec, le baromètre est haut. Mais, dès que paraissent les premiers rayons du soleil, une légère brume s’élève sur les Hauts de Meuse ; elle se transforme bientôt en un brouillard très épais dans lequel disparait tout le champ de bataille.

    Vers 8 heures, on n’y voit qu’à quelques pas devant soi, quand on m’appelle au téléphone de la tourelle de Souville, où j’avais fixé mon poste de commandement. C’est Mangin ; il veut savoir si, sur le champ de bataille, le brouillard est aussi épais que celui qui règne autour de son poste du moulin de Regret. Sur mon affirmation, il me demande si, pour ma part, je ne verrais pas avantage à voir reculer l’heure de l’attaque, ce qui permettrait peut-être au brouillard de se dissiper un peu. Je m’élève contre une telle mesure ; nos hommes verront suffisamment pour savoir ou ils poseront le pied, c’est-à-dire, pour suivre les lèvres des entonnoirs, évitant ainsi le terrible enlisement qui les menace. D’autre part, le moindre de mes gradés étant armé d’une boussole dont il sait bien se servir, chacune de mes fractions restera bien accrochée sur ses objectifs successifs. Quant à mon artillerie, dont l’action est réglée d’avance dans le temps et dans l’espace, elle peut se passer du concours des observatoires. Les Allemands, par contre, verront leur infanterie surprise, et leur artillerie manquer d’opportunité dans son intervention.

    De tels arguments n’ont pas besoin d’être répétés à une intelligence de la vivacité de celle de Mangin, un bref « parfaitement ! » de sa voix métallique vient clore la conversation ; les appareils sont accrochés.

    L’heure H reste fixée à onze heures quarante.

    A 10h30, un coup de téléphone du poste de commandement du ravin de la Poudrière me fait connaitre que le général commandant ma brigade de gauche est tué. C’est une grosse perte : le général Anselin était un chef de haute valeur, éclairé, brave, aime de ses hommes. Automatiquement, il est remplacé par le colonel Hutin, son adjoint, qui a dans sa poche une lettre de commandement, signée de moi.

    A 11h30, je suis à mon observatoire, le trou d’obus à l’ouest et à une cinquantaine de pas de la tourelle de Souville.

    J’ai à mes côtés le futur chantre de la journée, l’auteur du beau livre Les Captifs délivrés, Henry Bordeaux, alors capitaine à l’Etat-Major Général. Anxieusement, l’un et l’autre, nous consultons nos montres : les minutes nous paraissent d’une longueur mortelle !

    L’heure fatidique ! H ! Onze heures quarante !

    Instinctivement, avec avidité, nous nous penchons sur la côte de Fleury, que nous dominons de notre balcon, et d’où doivent partir, pour l’attaque, les chasseurs, à mon centre, les vieux soldats du lieutenant-colonel Picard, le 321e régiment d’infanterie, à mon aile gauche.

    Le brouillard enveloppe d’un mystère impénétrable ce qui se passe à nos pieds ! Mais si nos yeux ne voient rien, nos oreilles du moins sont assourdies par le fracas de l’artillerie.

    Au-dessus de nos têtes, une voûte d’acier siffle avec stridence, pendant que les coups précipités d’une énorme masse de canons et les innombrables éclatements des obus font un concert effroyable, d’une violence infernale !

    Au bout de quelques instants, je rentre à la tourelle où vont arriver les renseignements.

    Les rares téléphones dont les fils n’ont pas été coupés par le souffle des obus, et qui me relient encore à l’infanterie, m’apprennent que les éléments qu’ils desservent ont quitté la base de départ à l’heure prévue et que, – cliché habituel, l’attaque semble se développer normalement.

    Bientôt, tous les fils téléphoniques de l’avant sont coupés. Désormais, je ne saurai plus rien de l’attaque que par les coureurs, la télégraphie par le sol, laquelle est, comme l’on sait, de fonctionnement aléatoire à travers un terrain lacustre, comme celui de ce champ de bataille ; et aussi, par les pigeons voyageurs.

    Dans la tourelle, l’atmosphère est lourde. Maintenant, le silence y serait absolu s’il n’était trouble par le bruit intermittent du ventilateur et par celui de quelques obus qui éclatent sur la calotte d’acier. Chacun, assis devant sa table, parait absorbe par son travail, mais les yeux vont de la carte à la montre et de la montre à la carte ; l’esprit est au loin ! Les secondes, cruelles, sont éternelles ! Et pourtant, des minutes et des minutes passeront, une heure même va s’écouler sans que nous puissions connaitre ce qu’ils font et ce qu’ils deviennent !

    Quelques appels téléphoniques vont bien se faire entendre, mais ce sont les organes de l’arrière, qui rendent compte ou demandent des instructions. C’est aussi Mangin…, ou encore Nivelle, – qui passe par-dessus la tête de son subordonné ! Eux aussi voudraient savoir !!

    Mais, de l’avant, de la bataille, rien ! Rien ! Que n’ai-je le don d’ubiquité, que ne puis-je être ici et avec Eux ! Avec mes Bataillons, avec mes Régiments !

    Décidément, cette coupole m’étouffe, elle m’écrase de toute la masse de son béton et de son acier !

    Comme il était léger le rôle du chef de jadis ! Dès que sonnait 1′heure de l’attaque, ce chef se jetait dans 1′action, dans cette action qui libère le cerveau et tue l’angoisse, comme elle tue la peur, parce qu’elle assure la circulation du sang. Aujourd’hui, me voici rivé, enchainé, à la poignée de l’éventail, à ce centre moteur à demi-brisé, à demi-paralysé.

    L’inquiétude me dévore, l’angoisse me torture, et pourtant, si je veux conserver mon prestige et faire rayonner la confiance dans l’œuvre que j’ai préparée, aux yeux inquiets qui m’interrogent à la dérobée, il me faut offrir un masque impassible.

    Mon geste doit rester sobre, ma voix ferme, ma pensée lucide ! Je ne connais pas d’épreuve plus dure, et aussi plus décisive pour la volonté du chef.

    Enfin, un brusque courant d’air s’établit ; des pas précipités retentissent sur les dalles. Un guetteur vient placer devant moi un homme qui chancelle : le premier coureur !!!

    L’homme est épuisé. Ses jambes flageolent ; sur sa pauvre figure ravagée par les misères de la guerre, la sueur perle à grosses gouttes. La boue liquide qui ruisselle de ses vêtements témoigne que vingt fois en cours de route, sous les obus, pour échapper à la mort, il a du se jeter dans les entonnoirs.

    Avidement, mon regard va de son poing crispé sur un papier, – le Message ! – à ses yeux fiévreux, mais pleins de joie ! Evidemment, les nouvelles sont bonnes.

    Maintenant, les coureurs se succèdent ; les renseignements concordent ; l’attaque se déroule de manière heureuse. Mais ces renseignements datent tous d’une demi-heure, de trois quarts d’heure, d’une heure, parfois plus. Que d’événements se sont accomplis depuis que le coureur a quitté son chef pour venir jusqu’à moi ! Et pourtant, je me rends compte que ces hommes admirables n’auraient pu mieux faire.

    Je me demande même comment ils ont pu trouver le chemin de la tourelle ; quel instinct, quel merveilleux fil d’Ariane a pu les guider, à travers l’obscurité du brouillard, à travers le terrain épouvantable de ce champ de bataille, sous le terrible bombardement de l’artillerie allemande, qui bat avec furie les pentes et les plateaux de Fleury et de Souville ? Et encore, combien d’autres de ces soldats magnifiques ont sans doute trouvé la mort en cours de route, tombant le poing crispé sur leur cher message !

    Un seul renseignement m’arrive par la télégraphie par le sol : c’est le colonel Bouchez, le commandant de mon régiment d’aile droite, le 401e qui m’annonce que son régiment, arrive sur son objectif intermédiaire, à l’heure prévue, repart pour son objectif définitif, à l’heure prévue, en liaison à gauche avec les chasseurs qui forment mon centre.

    Puis, ce sont encore des coureurs ; les renseignements restent favorables. La plupart de ces hommes m’apprennent qu’en cours de route ils se sont heurtés à des bandes d’Allemands sans armes, fuyant littéralement du côté de Verdun, sous les obus allemands ! L’officier chargé du parc des prisonniers de la division me fait, en effet, connaitre que son parc compte déjà plus de deux mille Allemands et qu’il en arrive toujours.

    Deux renseignements me parviennent du colombier de Verdun, tardifs, mais confirmant les autres.

    Enfin, un officier accourt, essoufflé ; il m’annonce que le brouillard se dissipe, chasse par une forte brise de l’Ouest vers la Woëvre. La grande bosse du fort de Douaumont émerge du brouillard et il y a vu distinctement, à la lorgnette, de multiples petites ombres se déplaçant dans tous les sens. Sans aucun doute, ce sont les marsouins du régiment colonial du Maroc, régiment déjà charge de gloire, qui forme la droite de Guyot de Salins.

    Encore quelques minutes, et, comme par enchantement, le champ de bataille, entièrement nettoyé du brouillard, apparaitra baigné de soleil.

    Maintenant, les avions sillonnent l’air dans tous les sens.

    L’un d’eux, bientôt, venant de l’Est, survole la tourelle, très bas. Il porte la cocarde française et la flamme de la Gauloise. C’est mon avion de commandement, celui que pilote le célèbre boxeur Carpentier et que monte l’officier observateur Wiedmann. Il laisse tomber un message. Un guetteur qui bondit sous les obus, à travers les entonnoirs, me l’apporte.

    Je cherche à dérouler le carton avec calme. C’est un fragment de plan directeur ; un gros trait rouge réunit la tourelle de 75mm située à l’Est du fort de Douaumont, à l’étang de Vaux ; cette mention le souligne : « La Gauloise, 16h30 ». Au-dessous de celle-ci, en grandes capitales, tout de guingois, ce cri : « Vive la France ! ». Signé : Wiedmann.

    En levant la tête, je vois, penchée sur mon épaule, la figure ardente du guetteur. Ses yeux interrogent le message ! Je le lui explique : l’avion du commandement ayant jalonné nos lignes, avait constaté, à 10h30, que la Gauloise avait rempli toute sa mission, c’est-à-dire avait chassé les Allemands de la presque totalité du Quadrilatère.

    Une joie immense envahit la figure du soldat, et nos mains se rencontrent dans une étreinte vraiment fraternelle ; étreinte de reconnaissance du Soldat pour le Chef, et du Chef pour le Soldat !

    Dans ces batailles modernes, à travers des positions organisées, le chef pouvait bien préparer la bataille matériellement, avec toutes les ressources de son activité, de son cerveau et de sa connaissance des possibilités du champ de bataille ; il pouvait bien la préparer moralement, avec toutes les ressources de son cœur et de son âme. Mais, quand venait l’heure H, l’heure fatidique, celle de 1′attaque, le sort de la journée appartenait aux cadres subordonnés et aux simples soldats; il dépendait essentiellement, dès lors, de leur dressage et de la vigueur de leur âme !

    Que s’était-il passé, en réalité ?

    La Gauloise avait franchi, aussi rapidement que le lui permettait l’état du terrain, la première position allemande, dont la plupart des défenseurs avaient été transformés en loques humaines par le bombardement massif de notre artillerie. Ce dernier avait, en effet, agi sur eux, comme l’eut fait un gros tampon de chloroforme. Puis, imperturbable, la division avait poursuivi sa marche lentement, méthodiquement, vers ses objectifs successifs. Chaque homme longeait avec soin les lèvres des entonnoirs, en s’aidant parfois d’un bâton, et chaque élément de la formation restait solidement attaché, par la boussole, à sa direction de marche.

    Ceci, pendant que le front de la division s’accrochait, fidèlement, au fracas du barrage roulant, par l’oreille, puisque le brouillard cachait aux yeux l’éclatement des obus !

    Quant au barrage roulant, ce rouleau de fer et de feu, forme d’un matelas d’obus dense et profond, il avait progressé sur le champ de bataille avec une lenteur sagement calculée sur les possibilités de progression de notre infanterie. Ses obus neutralisants avaient fouillé les entonnoirs de manière systématique.

    Des fusiliers et des mitrailleurs allemands, dont la volonté, pour une raison ou pour une autre, avait échappe à l’effet anesthésiant du barrage roulant, avaient bien, par leur feu, contraint certaines fractions de tête de la division à s’arrêter.

    Mais, les fractions jointives avaient poursuivi leur marche et s’étaient élevées sur Les flancs des résistances ; elles les avaient réduites ainsi, par cet autre anesthésique qu’est la manœuvre, quand elle engendre la surprise.

    Apres avoir exploité, méthodiquement, les effets des anesthésiques, ceux du feu, du brouillard et de la manœuvre, et son front ayant atteint l’objectif final, la Gauloise s’était, aussitôt, assise sur le terrain conquis. Solide, bien arc-boutée sur ses formations intérieures, elle se trouvait d’autant mieux en garde contre les réactions adverses que son barrage roulant, qui s’était fixé sur le sol, formait, – ou, du moins, était prêt à former au premier signal, – en avant de son front, un véritable rideau de fer.

    Des flancs de la division partent, aussitôt, des patrouilles à la recherche du contact perdu avec les divisions voisines.

    A droite, du côté du fort de Vaux, les patrouilles du 401e régiment sont reçues à coups de grenades et de mitrailleuses. La division de Lardemelle n’a pu, en effet, aborder ce fort.

    A gauche, à 1′Est du fort de Douaumont, les patrouilles du 321e régiment tombent dans le vide ; elles ne trouvent ni Français, ni Allemands. L’une d’elles, qui rétrograde, pour se relier au régiment d’infanterie coloniale du Maroc, qu’on suppose maitre du fort de Douaumont, franchit le fossé, puis escalade le massif du fort. Elle arrive à l’observatoire Nord-est ou elle trouve sept Allemands qui se rendent sans faire usage de leurs armes ; mais, à travers le brouillard qui commence à se dissiper, elle ne voit rien d’autre bouger sur la superstructure. Inquiet, le sous-lieutenant Leseux, le chef de la patrouille, avait fait braquer les armes de ses hommes vers les sorties des casemates et avait prévenu son capitaine, quand, après une longue attente, angoissante au possible pour lui et les siens, surgissent sur les parapets, du côté de l’Ouest, une foule d’ombres qu’estompe le brouillard ; petites d’abord, elles grandissent rapidement.

    Ce sont des Français ! Ce sont les marsouins de la compagnie Brunet, la tête du bataillon Croll, du régiment colonial du Maroc.

    En arrivant devant le fort, le bataillon Croll devait s’ouvrir pour s’écouler à droite et à gauche du fort et aller prendre position plus à l’Est, se reliant, par sa droite, à « la Gauloise », pendant que le bataillon Nicolaÿ (qui, jusque-là, devait marcher dans ses traces) entrerait dans le fort.

    Constatant qu’il n’est pas suivi par le bataillon Nicolaÿ, le bataillon Croll s’arrête, sa tête au fossé Ouest du fort. Quelques instants après, d’elle-même, une patrouille commandée par le caporal André Barranger, franchit le fossé et escalade le parapet ; bientôt, le capitaine Dorey, adjudant-major du bataillon, lance sur le fort la compagnie de tête, avec mission de s’installer sur la superstructure, en attendant l’arrivée du bataillon Nicolaÿ.

    Pendant ce temps, la gauche et le centre de la division Guyot de Salins, atteignaient leurs objectifs.

    Enfin, arrive le bataillon Nicolaÿ, du même régiment ; ce bataillon s’était un instant perdu dans le brouillard. Chargés du nettoyage du fort, les marsouins de Nicolaÿ se répandent dans les casemates, les gaines, les coffres flanquants et les observatoires ; ils y ramassent une cinquantaine d’Allemands, dont le capitaine Prollius, commandant le fort par intérim, en remplacement du titulaire, le major Marquardsen, – en permission !

    Nous devions bientôt apprendre que la veille, le 23 octobre, l’un de nos obus de 400 ayant fini par crever la voute d’une casemate, tant de fois ébranlée par les bombardements antérieurs, l’air du fort avait été rendu irrespirable. Le fort avait du être évacué par la presque totalité de sa garnison. Les éléments évacués devaient rentrer dans le fort le 24, dans la soirée !

    Ainsi, le fort de Douaumont qui domine, et dont la vue embrasse tout le champ de bataille ; qui reste, pendant toute la bataille, la hantise et l’objet de 1′ambition des deux camps ; pour la possession duquel se sont livrés des combats d’une âpreté sans nom, et ont été répandus des flots de sang ; le fort de Douaumont, dis-je, par deux fois, devait tomber presque sans coup férir, et dans des circonstances identiques, alors qu’il était presque entièrement privé de garnison. Le 25 février, dans l’obscurité de rafales de neige, le 24 octobre, dans celle du brouillard.

    Coïncidence vraiment diabolique ! La division Andlauer, qui avait relevé la division de Lardemelle, venait d’aborder le fort de Vaux ; elle allait en donner l’assaut, quand les Allemands refusant l’épreuve, évacuent le fort, dans la nuit du 1er au 2 novembre.

    Le 25 octobre, le général Nivelle remerciait ses troupes, par cet ordre du jour :
    « Officiers, sous-officiers et soldats du groupement Mangin,
    En quatre heures, dans un assaut magnifique, vous avez enlevé, d’un seul coup, à notre puissant ennemi, tout le terrain, hérissé d’obstacles et de forteresses du Nord-est de Verdun, qu’il avait mis huit mois à vous arracher par lambeaux, aux prix d’efforts acharnés et de sacrifices considérables.
    Vous avez ajouté de nouvelles et éclatantes gloires à celles qui couvrent les drapeaux de Verdun.
    Au nom de cette armée, je vous remercie.
    Vous avez bien mérité de la Patrie ».

     

     

  • One Response à “Le 24 octobre 1916 – La reprise du fort de Douaumont”

    • Louis Weber on 24 mars 2014

      Ancien du R.I.C.M, je connais ce fait d’armes mais je sais également que le 1° soldat a être entré dans le fort était le maître-ouvrier Dumont, du 19° régiment de Génie.
      Il faisait partie de l’armée d’Afrique et suite a cet acte, a été nommé sergent.
      Une promotion de l’ENSOA porte son nom.

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