• 27 octobre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     

    L’attaque du bivouac de l’Akpa

    D’après « Les hauts faits de l’armée coloniale » – F. Bertout de Solières – 1912

     

    Le lendemain de l’affaire du Camp de la Soif, le Colonel Dodds ramena sa colonne éprouvée à Akpa, de façon à laisser reposer ses hommes et attendre des renforts.

    Le 20 octobre, la colonne se déplace de nouveau parallèlement au Kota, pour s’établir sur un terrain un peu moins humide. Précisément, à ce moment, les Dahoméens surpris du répit qui leur était laissé se dirigeaient sur le premier bivouac. N’y trouvant personne, ils flairèrent un piège et se mirent à la recherche de la colonne.

    Les éclaireurs ayant signalé la marche des Français sur Akpa, les Dahoméens se dirigèrent de ce côté et réussirent à approcher du bivouac jusqu’à 20 mètres sans avoir été aperçus.

    Heureusement, un soldat de la 3e compagnie de la légion, donne l’éveil à son chef le capitaine Drude. Celui-ci commande immédiatement un feu de salve qui arrête l’élan de l’ennemi.

    Profitant de ce mouvement de recul, l’artillerie dahoméenne qui s’était déjà établie en arrière, envoie une bordée sur le camp français ; du premier bivouac arrive également une grêle de projectiles.

    Le lieutenant Courtois, de la légion, exécute rapidement quelques feux d’ensemble puis lance ses hommes à la baïonnette, ce qui permet à quelques traînards du matin cachés dans la brousse de rejoindre sans encombre.

    De l’autre côté, un convoi qui arrivait est attaqué vigoureusement. Le capitaine Drude part à son secours, suivant de près le lieutenant Gay et son peloton qui était parti, sans ordres, marchant au canon. Le convoi sauvé, tout le monde rentre au camp.

    Les Dahoméens amènent alors une mitrailleuse et deux canons ; le bombardement commence.

    Les soldats français essaient d’enfoncer la ligne qui les enserre. Le lieutenant Toulouze tombe mortellement blessé. Le lieutenant Michel, de l’artillerie, s’établit en avant avec une pièce de canon et fauche la brousse de coups répétés ; il tombe frappé à mort en commandant le feu.

    Cependant, les Dahoméens ont fait des pertes cruelles ; ils commencent à se débander et bientôt la fuite s’effectue de tous côtés.

    A 6 heures, le combat était terminé. Nous avions 11 tués, dont 2 officiers, et 34 blessés.

     

     

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