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  • 10 octobre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le combat d’Haslach

    D’après « Éphémérides militaires depuis 1792 jusqu’en 1815 » – Louis-Eugène d’Albenas – 1820

     

    L’empereur Napoléon ayant appris les mouvements hostiles de l’Autriche et de la Russie, pendant qu’il était sur les côtes de la Manche avec l’armée française, réunie dans les camps de Boulogne, se porte en toute hâte sur le Rhin, entre en Bavière, se dirige sur Ulm, et fait jeter des ponts sur le Danube.

    Croyant alors que l’ennemi avait abandonné la défense de ce fleuve, il marcha vers Munich. La division du général Dupont, restée sur la rive gauche du Danube, en face d’Ulm, reçoit l’ordre le 8 octobre d’attaquer cette place, que l’on supposait seulement occupée par une simple garnison ; mais qui effectivement était couverte par soixante mille Autrichiens.

    Le général Dupont part du village d’Albeck, et se trouve tout-à-coup en présence de toutes les forces de l’ennemi, qui trompé lui-même, parce qu’il ignorait encore que l’armée française eût passé le Danube, crut voir l’avant-garde de cette armée, et se prépara à une affaire générale.

    La division française n’était composée que de trois régiments d’infanterie, le 9e léger, le 32e et le 96e de ligne, et deux régiments de dragons. Cependant le général qui la commandait, voyant s’avancer les colonnes autrichiennes, n’en fit pas moins les dispositions pour recevoir le combat.

    Appuyé au hameau d’Haslach, à une lieue d’Ulm, il prévient l’ennemi, et l’attaquant brusquement à la baïonnette, il enfonce la première ligne, et lui fait quinze cents prisonniers. Les Autrichiens résistent au village de Krems. Cette seconde position est vivement disputée : on s’y bat avec acharnement. Prise et reprise plusieurs fois, elle finit à la nuit par rester au pouvoir des Français, ainsi que quatre mille prisonniers.

    Dans cette brillante journée, que l’énorme inégalité des forces rendit si glorieuse pour les armes françaises, les généraux Marchand et Rouyer commandaient les deux brigades de la division Dupont, et les colonels Musnier, Daricau et Barrois, les régiments d’infanterie. Ils sont tous aujourd’hui lieutenants-généraux.

     

     

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