• 4 octobre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 28 septembre 1781 - La bataille de Yorktown dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-de-yorktown-150x150

     

    La bataille de Yorktown

    D’après « La France guerrière » – Charles d’Héricault – Louis Moland – 1868

     

    Louis XVI avait reconnu l’indépendance des Américains séparés de l’Angleterre, il avait conclu avec eux un traité d’alliance, le 6 mai 1778. La guerre avait commencé presque immédiatement dans l’Inde entre les Anglais et les Français, et le combat de la Belle-Poule avec la frégate anglaise l’Aréthuse avait été le signal des hostilités, le 17 juin de la même année.

    La lutte avait été marquée par une alternative de victoires et de défaites.

    Mais ces dernières n’avaient fait qu’exciter notre ardeur. Les d’Orvilliers, les Suffren, les d’Estaing, les Guichen, les Lamothe-Piquet, les Grasse, avaient défendu vaillamment l’honneur de la marine française.

    Le gouvernement français avait envoyé le général Rochambeau, avec six mille hommes, au secours de Washington et des insurgents, comme on nommait alors les Américains. Mais ceux-ci venaient d’essuyer une série de revers, et cette petite armée, tout en relevant leur courage, était bien insuffisante pour changer immédiatement la face des affaires.

    Pendant l’année 1780, d’ailleurs, la fortune avait paru abandonner notre drapeau et celui de nos alliés. Les Anglais dominaient dans les Antilles. L’amiral Rodney semblait être devenu le maître de la mer. Les Hollandais nos alliés, avaient perdu la plus grande partie de leurs possessions, Surinam, Demerari, etc. Nos autres alliés, les Espagnols, consumaient inutilement leurs forces de terre et de mer au siège de Gibraltar. L’Inde, que nous avions été forcés d’abandonner malgré le génie de Dupleix et la bravoure de la Bourdonnais, tombait tout entière aux mains des Anglais, et c’était vainement que le prince indien Hyder-Ali essayait de défendre son indépendance.

    Nos amis les Américains n’étaient pas plus heureux. La Fayette qui, à la tête d’un corps de mille Français, avait été détaché de l’armée de Rochambeau et envoyé au Sud au secours des milices virginiennes, était réduit à reculer devant une grosse armée anglaise.

    Manquant de tout, argent, habits, linge, tentes, il se livrait à une guerre de partisans, se contentant de harceler l’ennemi, et remplaçant le nombre par l’habileté stratégique et l’audace. La petite troupe de Rochambeau, campée sur la presqu’île de Rhode-Island, était presque constamment bloquée par des forces de terre et de mer très supérieures.

    Ce fut alors que le gouvernement français conçut un plan qui, appliqué avec énergie et habilement perfectionné par Washington et les généraux, changea la face des choses.

    Quarante mille hommes furent cantonnés sur nos côtes. Les flottes française et espagnole reçurent l’ordre d’entrer dans la Manche. Les Anglais, effrayés par ces préparatifs, concentrèrent leurs forces pour défendre leur territoire qui paraissait menacé. Pendant ce temps, le comte de Grasse sortait de Brest avec vingt et un vaisseaux, des troupes de débarquement, des munitions et des instructions précises. Il se dirigeait vers l’Amérique.

    Il s’agissait de débloquer Rhode-Island, de tromper le général anglais Clinton, de le forcer à s’enfermer dans New-York, et, pendant ce temps, de se diriger vers la baie de Chesapeak en Virginie, tout en menaçant le général anglais Cornwallis, qui poursuivait en vainqueur les milices virginiennes. Il fallait surtout empêcher ce dernier de s’embarquer au moment où l’armée franco-américaine du nord, c’est-à-dire les troupes de Rochambeau et de Washington, viendraient se joindre à ces milices virginiennes, au général La Fayette, et aux milices pensylvaniennes envoyées, sous les ordres du général Vaine, au secours des premières, au moment, disons-nous, où l’armée franco-américaine viendrait se joindre, à ces troupes, pour jeter l’armée de Cornwallis à la mer.

    « Ce grand projet, qui décida du sort de la guerre, dit un contemporain, ne put être conçu que par des hommes d’un talent supérieur. Il fallut, en outre, pour le faire réussir, toute l’audace du comte de Grasse, toute l’habileté de Washington, soutenue par l’activité du chef d’escadre de Barras, par la vaillance de la Fayette, par l’expérience du comte de Rochambeau, par l’intrépidité de nos marins et de nos troupes, ainsi que par la valeur des milices américaines ».

    Le comte de Grasse, avec ses vingt et un vaisseaux, était arrivé en face de la Martinique. L’amiral Hood l’attendait au passage, et quoique cet amiral n’eût pu réunir sous ses ordres que dix-sept bâtiments de guerre, il attaqua vaillamment l’armée française, dans l’espoir de s’emparer du convoi qui la suivait. Ses efforts furent vains. Il se vit repoussé avec perte, et notre convoi entra tout entier dans le port. MM. de Bouillé et de Blanchelande s’emparèrent rapidement de l’île de Tabago.

    Rodney tenta inutilement de la défendre. Il fut forcé à la retraite et ramena en Angleterre ses vaisseaux, dont un grand nombre étaient gravement maltraités. M. de Grasse s’était ainsi rendu maître de la mer. Ayant fait embarquer sur sa flotte un corps de trois mille hommes, commandés par le marquis de Saint-Simon, il fit voile vers les Etats-Unis et entra sans obstacle dans la baie de Chesapeak, en Virginie.

    Mais avant cela, l’armée française du nord, – c’est-à-dire la petite troupe du général Rochambeau – avait quitté New-Port, s’était portée sur les bords de la rivière l’Hudson, et avait ainsi rejoint l’armée américaine. On avait laissé dans Rhode-Island un fort détachement sous les ordres de M. de Choisy.

    La division navale, commandée par M. de Barras et qui avait amené l’armée de Rochambeau, y était aussi restée.

    Washington et Rochambeau, réunis, apprirent que le général américain Green avait remporté quelques succès sur lord Rawdon, mais que lord Cornwallis, à la tête de huit mille hommes, serrait de près le général la Fayette, qui n’avait d’autre ressource que de se retirer de rivière en rivière, pour aller au-devant du général Vaine, qui lui amenait les milices de Pennsylvanie.

    Ces nouvelles confirmèrent dans son opinion le comte de Rochambeau qui, contrairement à l’avis de Washington, préférait une expédition au sud, en Virginie, à une tentative contre New-York.

    Cependant les deux armées combinées établirent leur camp à Philipsbourg, à trois lieues de Kingsbridge, premier poste des Anglais dans l’île de New-York. Ce mouvement eut un résultat très avantageux. Car Clinton, général anglais qui commandait cette ville avec quatorze mille hommes, avait reçu de Londres l’ordre de s’embarquer, pour descendre sur les côtes de Pensylvanie, et l’approche des armées américaine et française, l’empêchant de suivre ce projet, le retint dans New-York.

    En même temps, lord Cornwallis, dans le midi, inquiet de ces nouvelles, et n’ayant pu parvenir à empêcher la jonction de la Fayette avec les Pennsylvaniens, se replia par la rivière de James sur Richmond, et de là à Williamsbourg, à quatre lieues de Yorktown.

    Cependant le général Washington continuait ses démonstrations d’attaque contre New-York. Le général Lincoln et le chevalier de Chastellux, à la tête de cinq mille hommes, dispersèrent plusieurs corps de torys et protégèrent une reconnaissance que Washington et Rochambeau firent de tous les ouvrages de New-York. Il y eut de la part des Anglais une vive et longue canonnade qui produisit peu d’effet. Dans le cours de cette reconnaissance, quelques postes se fusillèrent et le comte Charles de Damas eut un cheval tué sous lui.

    Après cette opération, les généraux américains et français reçurent d’importantes nouvelles. La Fayette mandait à Washington que lord Cornwallis continuait sa retraite, toujours inquiété par l’avant-garde américaine, et que, après s’être arrêté peu de temps à Portsmouth, ce général anglais s’était établi à York et à Glocester, dans l’intention apparente de s’y embarquer, dès qu’une escadre anglaise lui en donnerait les moyens. A la même époque, on vit arriver trois mille recrues anglaises à New-York. Enfin, le 5 août, M. de Rochambeau reçut une lettre du comte de Grasse, qui lui mandait de la Martinique que, à la fin du mois, il arriverait dans la baie de Chesapeak. Mais qu’il n’y pourrait rester que jusqu’au 15 octobre. Le concours de ces circonstances décida irrévocablement l’expédition du Sud.

    M. de Barras, qui devait faire sa jonction avec M. de Grasse, eut ordre d’embarquer pour la Chesapeak l’artillerie de siège et le détachement de M. de Choisy. Le 19 août, les armées françaises et américaines rétrogradèrent, remontèrent la rivière d’Hudson et la passèrent à Kings-Ferry. Washington laissa sur la rive gauche trois mille hommes, sous les ordres du général Heats, pour défendre West-Point et les États du Nord. Néanmoins, pour continuer à tromper Clinton, on ordonna des approvisionnements, afin de faire croire que l’armée ne passait sur la rive droite de la rivière que pour attendre le comte de Grasse et revenir ensuite forcer les points avancés des fortifications de New-York. En effet, lord Clinton, trompé par d’habiles démonstrations, n’envoya aucun secours à Cornwallis et lui écrivit même pour lui en demander.

    Pendant ce temps, les armées alliées s’avançaient à marches forcées vers la Virginie. En continuant leur marche, elles passèrent la Delaware, traversèrent Philadelphie et défilèrent sous les yeux du Congrès. Là, on apprit que l’amiral Hood, arrivé devant New-York, s’était réuni à l’amiral Graves et faisait voile vers la baie de Chesapeak. Heureusement, on sut au même instant que le comte de Grasse l’avait prévenu et était entré dans cette baie avec vingt-six vaisseaux de guerre. Les généraux Washington et Rochambeau, accélérant la marche de leurs troupes, prirent les devants et arrivèrent, le 14 septembre, à Willamsbourg, où ils trouvèrent les divisions de la Fayette et de Saint-Simon qui avaient pris une forte position pour les attendre.

    Lord Cornwallis s’était retranché à Glocester et à York. Il avait barré la rivière d’York avec des vaisseaux embossés et quelques bâtiments coulés. Le sort venait de lui enlever tout espoir de s’embarquer et d’échapper aux forces qui venaient l’assaillir.

    Le 14, l’armée navale anglaise, forte de vingt vaisseaux, s’étant montrée au cap Charles, M. de Grasse était sorti, avec vingt-quatre voiles, pour l’attaquer. Son avant-garde, commandée par M. de Bougainville, engagea le combat vivement. Après quelques heures de résistance, la victoire des Français fut complète. L’amiral ennemi prit la fuite et se vit obligé de brûler un de ses vaisseaux. Quatre autres furent démâtés. Pendant cette action, M. de Barras, avec son escadre, était entré dans la baie, y avait débarqué l’artillerie de siège, le détachement de Choisy, et s’était emparé de deux frégates anglaises. M. de Grasse envoya plusieurs bâtiments à Annapolis, d’où ils transportèrent à Jamestown des troupes françaises, commandées par M. de Viomesnil.

    Toutes les forces combinées étant ainsi réunies, l’investissement d’York fut exécuté par les Français sans perdre un seul homme.

    Le 29, l’armée américaine, ayant traversé des marais, y appuya sa gauche, étendit sa droite jusqu’à la rivière d’York et compléta ainsi l’investissement. Le corps de Lauzun et des milices américaines se placèrent sur le chemin de Glocester. Cornwallis, quittant son camp de Pigeons-Isles, se renferma dans l’enceinte des retranchements de la ville d’York. M. de Lauzun, appuyé par quelques milices, attaqua vivement les dragons de Tarleton, qui furent obligés de se retirer dans la ville. Mais avant cela, après avoir été culbutés et au moment où ils s’enfuyaient, ils reçurent du renfort. M. de Lauzun avait été obligé de se replier.

    Dans la retraite, restant à la queue de sa colonne, il s’aperçut qu’un de ses hussards, demeuré en arrière, était entouré par trois dragons anglais qui le sabraient. Aussitôt, Lauzun s’élance sur eux, en tue un, blesse l’autre et met le troisième en fuite. Le hussard délivré, mais criblé de blessures, rejoignit sa troupe. Tout le monde ignorait cette action brillante et généreuse : le même sentiment, qui inspire de telles actions, porte à les taire. Le hasard découvrit celle-ci.

    Peu de jours après, Lauzun, faisant, comme colonel de jour, la visite de l’hôpital, fut appelé par un hussard presque mourant. C’était celui qu’il avait dégagé. Ce soldat, puisant dans sa reconnaissance un reste de force, serre les mains de son colonel, les mouille de larmes et raconte, à ceux qui entouraient son lit, ce que son libérateur avait fait pour le sauver.

    Mais revenons aux opérations du siège. M. de Choisy avait poussé ses postes avancés jusqu’à un mille de Glocester. Sur ces entrefaites, on apprit que Arnold, – général américain, qui avait passé aux Anglais, – forcé d’abandonner le Sud, avait été envoyé dans le Connecticut, et que là, livrant avec furie cette province où il était né aux plus affreux ravages, il avait incendié New-London, percé de son épée le brave colonel Lidger qui lui présentait la sienne pour se rendre, massacré la garnison d’un fort dont il s’était emparé, et brûlé tous les bâtiments de commerce qui se trouvaient dans le port. Ce traître méritait, par ces atrocités, la haine et le mépris qu’il inspirait à ses compatriotes.

    Clinton avait espéré inutilement que le bruit de cette diversion arrêterait les armées alliées dans leur marche. Ce général vit arriver dans le même temps à New-York, l’amiral Digby, trois vaisseaux, des troupes de terre et le prince Guillaume-Henri, fils du roi d’Angleterre, nommé gouverneur de la Virginie par son père. Faisant alors les préparatifs de son embarquement, il conçut le dessin de venir, avec son armée et vingt-six vaisseaux, secourir Cornwallis et Yorktown. Cette ville, couverte presque totalement par un marais, était de plus défendue par des retranchements palissadés que couvrait un ouvrage à cornes et deux redoutes, en avant desquelles se trouvaient de nombreux abattis.

    Ce fut dans les premiers jours d’octobre que ce siège mémorable commença. Les forces des Américains étaient d’environ neuf mille hommes, celles des Français de sept mille.

    Dans la nuit du 6 au 7 d’octobre, la tranchée fut ouverte au-dessus et au-dessous de la rivière d’York. Les ingénieurs Duportail et de Querenet, conduisaient les travaux de ce siège. M. d’Aboville et le général Knox dirigeaient les artilleries française et américaine.

    L’armée de Washington défendait la droite de la tranchée, celle de Rochambeau la gauche et le centre. Leurs batteries commencèrent par incendier un vaisseau de guerre anglais et trois bâtiments de transport qui avaient mouillé dans le dessein de prendre les tranchées à revers.

    Quelques jours après, l’attaque des redoutes fut ordonnée. Jamais on ne vit plus noble émulation, plus d’ardeur et de vaillance, plus de discipline, plus de concert et moins de jalousie que n’en montrèrent alors les deux armées alliées. Les Américains marchèrent à cet assaut sous le commandement des généraux la Fayette, Lincoln, Lawrens et Hamilton. Les Français s’avancèrent sous les ordres du baron de Viomesnil et du marquis de Saint-Simon. Là, de nouvelles palmes furent cueillies par le duc de Lauzin, qui venait de conquérir le Sénégal, par le vicomte de Noailles, par Dillon, déjà illustré par la conquête de Grenade, par le comte Charles de Lameth, qui reçut, dans cette brillante journée, deux graves et glorieuses blessures, au moment où il franchissait le premier les remparts de la redoute anglaise. Les deux redoutes furent emportées, presque au même instant, par les colonnes de M. de Viomesnil et de M. de la Fayette. La plupart de ceux qui les défendaient furent tués ou pris.

    Les généraux établirent le logement en joignant ces redoutes conquises par une communication, à la droite de la seconde parallèle. On y installa de nouvelles batteries qui battaient à ricochet tout l’intérieur de la place.

    Dans la nuit du 15 au 16, l’ennemi fit une sortie à la tête six cents hommes d’élite. N’ayant pu vaincre la résistance des troupes qui gardaient les redoutes, les Anglais se jetèrent sur une batterie de la seconde parallèle, dont ils enclouèrent quatre pièces. Mais le chevalier de Chastellux, arrivant alors à la tête d’une réserve, repoussa les assaillants et les força de se retirer en désordre.

    Le lendemain, le marquis de Saint-Simon fut blessé dans la tranchée et ne voulut point quitter son poste. Cornwallis tenta un nouvel effort pour passer la rivière et s’échapper. Un orage dispersa une partie de ses bateaux, et le général Choisy força les Anglais à rentrer dans la ville.

    Le 17, ils commencèrent à parlementer. Le vicomte de Noailles, le colonel Lawrens et M. de Granchain, ayant été nommés pour dresser les articles de la capitulation, de concert avec des officiers supérieurs de l’armée anglaise, cette capitulation fut signée, le 19 octobre, par le général Washington, le comte de Rochambeau et M. de Barras, chargé des pouvoirs du comte de Grasse.

    Les prisonniers anglais s’élevèrent au nombre de dix-huit mille hommes. On prit deux cent quatorze pièces de canon et vingt-deux drapeaux. Les troupes anglaises défilèrent entre les deux armées alliées, tambour battant, et portant leurs armes qu’elles déposèrent ensuite en faisceaux avec leurs drapeaux.

    Comme lord Cornwallis était malade, le général O’Hara défila à la tête des Anglais et présenta son épée au comte de Rochambeau. Celui-ci lui dit, en montrant le général Washington à la tête de l’armée américaine, que, l’armée française n’étant qu’auxiliaire en ce pays, c’était au général américain à recevoir son épée et à lui donner des ordres. Le duc de Lauzun et le comte Guillaume de Deux-Ponts furent chargés par M. de Rochambeau de porter la capitulation en France.

    Le 27 octobre, l’escadre anglaise, forte de vingt-sept vaisseaux, parut à l’entrée de la baie. Le général s’y était embarqué avec ses troupes. Mais en apprenant que son secours était inutile, cette armée gagna le large. (Mémoires du comte de Ségur).

    Cette prise d’Yorktown fut comme le signal d’un changement de fortune. Les Américains qui, peu de mois auparavant, semblaient sur le point d’être vaincus et n’avoir plus, pour dernière défense, que la grande âme et l’invincible fermeté de Washington, les Américains purent dorénavant regarder leur triomphe comme assuré.

    Des côtes de l’Amérique jusqu’à celles de l’Afrique et aux rivages de l’Inde, la gloire accompagna nos armes. Les colonies hollandaises furent restituées ; plusieurs colonies anglaises conquises, ainsi que la Floride et les îles Baléares, qui furent rendues à l’Espagne ; enfin Hyder-Ali fut secouru. Nos anciennes possessions rentrèrent en notre pouvoir. Suffren, immortalisant son nom et nos armes, nous permit d’espérer que nous allions enlever aux Anglais l’empire des mers.

     

     

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