• 4 octobre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     

    Le combat de Castel-Novo

    D’après « Nouveau dictionnaire historique des sièges et batailles mémorables » – 1808

     

    La ville de Castel-Novo en Dalmatie, souvent prise et reprise par les Espagnols, les Algériens et les Vénitiens, n’avait jamais vu approcher de ses murs les armées françaises avant la promesse faite à la France de la remise des Bouches du Cattaro.

    Pour obliger l’empereur d’Autriche d’être fidèle à ses traités, le général Marmont, commandant en 1806, l’armée française en Dalmatie, s’approcha du vieux Raguse. Six mille Russes étaient réunis à huit à dix mille Monténégrins dans la vallée de Satorina et sur le Col de Debilibrich. Ils menaçaient de là, la communication du colonel-général Marmont avec Raguse.

    Dans la nuit du 29 au 30 septembre, six mille Français sortirent de Raguse. Il suffit aux éclaireurs de paraître pour dissiper les avant-postes des Russes, et forcer le Col de Debilibrich. Les Russes et les Monténégrins abandonnèrent leurs positions sans combattre.

    Le lendemain, le colonel-général Marmont continua sa marche sur les hauteurs qui sont vis-à-vis de Castel-Novo. Les Français culbutèrent trois bataillons russes, et dispersèrent, en marchant la baïonnette en avant, une nuée de Monténégrins qui les soutenaient. Ils laissèrent dans cet endroit quatre cents des leurs sur le champ de bataille.

    Cette position enlevée, une colonne française, qui agissait par la vallée, débouche et arrive sur quatre mille Russes rangés en bataille. Le soixante-dix-neuvième régiment de ligne se porte en avant, formé en colonnes d’attaque. L’ennemi ne peut résister à cette charge, conduite par le général Delzons : son centre est coupé, sa droite débordée ; il se retire en désordre, sous le canon de la place et de la flotte russe qui envoie des chaloupes pour protéger sa fuite.

    Pour punir les Monténégrins de leurs hostilités, Marmont fait brûler leurs villages et le faubourg de Castel-Novo. Les Monténégrins au désespoir fondent comme une nuée sur les Français. Mais leurs efforts sont repoussés, le champ de bataille est couvert de leurs morts.

     

     

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