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  • 12 septembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 3 septembre 1796 - La bataille de Wurtzbourg dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-de-wurtzbourg-150x150

     

    La bataille de Wurtzbourg

    D’après « Tableau des guerres de la Révolution de 1792 à 1815 » – Paul Gayant – 1838

     

    Jourdan reçut des dépêches qui lui annoncèrent que Moreau venait de battre Latour sur la Lech. On savait qu’un mouvement de troupes avait lieu du Mein au Danube. On pensa que l’archiduc, satisfait d’avoir rendu l’attaque à Wartensleben, retournait à sa ligne d’opération. Dès lors la retraite était sans motifs. On fit halte pour reprendre l’offensive.

    Le plan du général en chef était de s’appuyer sur la place de Wurtzbourg pour attendre l’ennemi dans le pli que forme le Mein, livrer bataille et, si la fortune le secondait, déboucher par Dettelback et Kintzingen pour ressaisir Nurnberg ; ou si elle trompait ses efforts, gagner Francfort et Mayence et rallier les 25000 hommes de Marceau.

    Mais, tout en cherchant à s’ouvrir la route de Francfort, il ne voulut point s’exposer à perdre celle d’Hammelbourg, et, de peur d’être tourné par la gauche, il laissa Lefebvre à Schweinfurth avec 11000 hommes. Puis il se mit en marche pour Wutzbourg à la tête de 30000 hommes

    Ces mesures, inspirées par l’idée que l’on allait combattre à forces égales, étaient insuffisantes contre les masses de l’archiduc. Au sortir de Schweinfurth, on apprit que Hotze était maître du pont de Kintzingen, et l’on commença à concevoir des inquiétudes pour Wurzbourg dont les approches étaient en effet couvertes par l’ennemi.

    Le 3 septembre, au milieu d’un brouillard épais, on fit les dispositions de la bataille où le sort de l’Allemagne allait être décidé.

    Jourdan, ne croyant rencontrer d’autre obstacle qu’une avant-garde, s’apprêtait à lui passer sur le corps. Mais sa tête de colonne se heurta contre deux divisions que l’archiduc avait fait filer en avant de Wurtzbourg. En même temps, sa gauche fut débordée et séparée de Lefebvre par divers corps qui franchirent le Mein sur tous les points.

    A onze heures, le brouillard s’étant dissipé, Jourdan reconnut que les impériaux étaient en forces doubles, que sa droite était vigoureusement contenue, que son centre allait être vivement assailli, et que sa gauche, menacée par une nombreuse cavalerie était compromise.

    Il était trop tard pour appeler Lefebvre sur le champ de bataille, il fallait donc renoncer à rentrer dans Wurtzbourg. On ne combattit plus que pour assurer la retraite qui s’opéra heureusement sur Arnstein sans que l’ennemi eût pu rompre ou entamer l’armée. Lefebvre la rejoignit par Arnbach et l’on continua à rétrograder en deux colonnes jusqu’à la Lahn où Marceau se rendit par Nassau, Dietz et Limbourg.

    On espérait encore défendre la Lahn ; mais l’archiduc était déterminé à ne point laisser de relâche à l’armée française, à la rejeter au delà du Rhin, et à se rabattre ensuite sur Moreau.

    Comme au début de la campagne, il menaça Vetzla et Giessen, puis, lorsqu’il eut attiré Jourdan, il se renforça d’un détachement de la garnison de Mayence et tomba en masse à Dietz et Limbourg sur Marceau qui fut rompu. La ligne de la Lahn était perdue et la situation devenait délicate ; la retraite sur Neuwied était interceptée ,il fallait gagner la Sieg au risque d’y être prévenu.

    Marceau se dévoua au salut de l’armée, dont il assura la marche, en couvrant son flanc droit et en disputant le terrain pied à pied à un ennemi supérieur en nombre et victorieux. En avant d’Altenkirchen, ce jeune général, dont la courte carrière a jeté tant d’éclat, soutint un dernier choc durant lequel Jourdan se mit enfin hors de péril, mais qui lui coûta la vie. Atteint mortellement, il tomba mourant entre les mains des impériaux.

    Le lendemain, l’armée rentra dans les retranchements de Dusseldorf et repassa le Rhin. A peu de jours de là, les restes de Marceau furent remis aux avant-postes français, et les impériaux, de concert avec ses anciens compagnons d’armes, lui rendirent les derniers devoirs. Il fut inhumé à Coblentz au bruit des salves d’artillerie tirées en même temps des deux côtés du fleuve.

    Jourdan, mécontent du Directoire qui avait refusé de lui porter secours par un mouvement de l’armée du Nord, donna sa démission et fut remplacé par Beurnonville.

     

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