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  • 7 septembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 29 août 1526 - La bataille de Mohács dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-de-mohacs-150x150

     

    La bataille de Mohács

    D’après « Histoire générale du IVe siècle à nos jours. Renaissance et Réforme. Les nouveaux mondes. 1492-1559 » – Ernest Lavisse – Alfred Rambaud – 1894

     

    Le 23 avril 1526, « le sultan fortuné, s’étant décidé à attaquer le chef maudit des infidèles et à livrer bataille à cet adversaire plein de haine » (Kémal), quittait sa capitale, à la tête de 100000 hommes et 300 bouches à feu.

    Tant qu’on chemina par les provinces ottomanes, le pillage fut rigoureusement interdit : des spahis furent décapités pour avoir laissé paître leurs chevaux dans les récoltes.

    Le 18 juillet, la ville de Peter-Varadin fut conquise, et quelques jours après la citadelle. Les places de Syrmie tombèrent l’une après l’autre : Illok fut livrée, malgré la garnison, par les habitants. Un pont de 294 aunes fut jeté sur la Drave auprès d’Essek, et la ville pillée et brûlée.

    On arriva dans la plaine marécageuse de Mohács, où l’armée hongroise était rangée en bataille (29 août 1526). Sa force résidait surtout en sa cavalerie. La première ligne était commandée par Pierre Pérény et l’évêque Paul Tomori, la seconde par le jeune roi Louis de Hongrie.

    La première ligne de cavalerie hongroise enfonça l’avant-garde ottomane, puis les troupes d’Anatolie, commandées par le grand-Aizir, et les refoula sur les Anatoliens du Beglierbeg Behram. Elle fut alors chargée à droite et à gauche par les akindji (cavalerie irrégulière) et dut se fractionner pour faire face à cette double attaque.

    La seconde ligne hongroise enfonça l’armée d’Anatolie. Le vaillant Marczali, à la tête de trente-quatre cavaliers, qui tous avaient juré de prendre le sultan ou de périr, se fit jour presque jusqu’à Soliman. Celui-ci eut plusieurs de ses gardes tués autour de lui. Il dut la vie à sa cuirasse, contre laquelle s’émoussèrent les flèches et les lances. La cavalerie hongroise, comme engouffrée au cœur de l’armée turque, vint se heurter aux batteries dont les canons étaient enchaînés les uns aux autres et défendus par de nombreux arquebusiers. Elle fut arrêtée à dix pas par une série de décharges foudroyantes. Les janissaires, les azabs, les akindji achevèrent la victoire.

    « Les intrépides musulmans, ayant fait tourner le dos à leurs ennemis, changèrent pour eux la clarté du jour en épaisses ténèbres. Ils les précipitaient dans le puits de l’enfer par troupes de cinquante ou de cent, donnant les uns en pâture au lion du glaive, faisant des autres le but de la flèche de destruction » (Kémal).

    Partout les Hongrois, rompus et débandés, essayaient de s’enfuir; une partie s’enlisa, une autre se noya dans les marais ; parmi ceux-ci fut le jeune roi Louis. La bataille avait duré deux heures.

    Les defterdars (secrétaires) de l’armée turque firent le relevé des morts hongrois : ils comptèrent  20000 fantassins et 4000 cavaliers. En outre 4000 prisonniers furent exécutés.

     

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