• 5 septembre 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 28 août 1914 - La bataille de Héligoland dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-de-heligoland-150x150

     

    La bataille de Héligoland

    D’après « La Marine française pendant la Grande guerre (août 1914-novembre 1918) » – Georges Clerc-Rampal – 1919

     

    L’Angleterre rangée à nos côtés, il ne fut plus question d’une sortie de la flotte allemande. La disproportion des forces était trop grande. Mais tous les navires ennemis n’étaient pas à Kiel, et il fallut un certain nombre d’actions pour en purger les mers.

    Tout d’abord quelques engagements de flottilles ou de divisions légères eurent lieu près des côtes allemandes. Le plus intéressant est le combat d’Héligoland, le 28 août 1914.

    L’amiral Jellicoe, commandant en chef de la flotte anglaise, voulant déterminer la position des escadres ennemies mouillées derrière l’île d’Héligoland, envoya une reconnaissance composée de 2 flottilles de contre-torpilleurs, une division de croiseurs légers et une division de croiseurs de bataille, sous les ordres de l’amiral Sir David Beatty.

    Vers 7 heures du matin, le 28 août, les Anglais rencontrèrent 6 contre-torpilleurs ennemis, qui prirent aussitôt chasse et cherchèrent à se réfugier à Héligoland.

    Dans la poursuite, les croiseurs légers britanniques Aréthusa (3600 tonneaux, deux canons de 152 millimètres, six de 102 millimètres, 30 nœuds) et Fearless (3300 tonneaux, dix canons de 102 millimètres, 25 nœuds) s’attaquent à deux croiseurs allemands qui, après vingt minutes de combat à courte distance, disparaissent, gravement avariés, dans la brume.

    Les contre-torpilleurs anglais canonnent vivement les petites unités ennemies et parviennent à couler le torpilleur portant le guidon du chef de flottille.

    Au milieu de cet engagement, apparaît tout à coup, sortant du brouillard, le grand croiseur-cuirassé allemand York (9500 tonneaux, quatre canons de 210 millimètres, dix de 152 millimètres, douze de 88 millimètres, 20 nœuds).

    Malgré la disproportion d’artillerie, les deux petits croiseurs anglais l’attaquent. Leur tir bien réglé occasionne de telles avaries au nouvel assaillant que celui-ci renonce au combat et se replie. Quelques instants après, ces deux vaillants petits navires coulaient en quinze minutes le Mainz (4300 tonneaux, douze pièces de 105 millimètres, 27 nœuds).

    Vers midi, les flottilles anglaises sont disséminées sur un vaste espace, rencontrant à chaque moment de nouveaux croiseurs ennemis sortis au secours de leurs flottilles. L’apparition du York, bien que momentanée, décida le commodore Tyrwhitt, chef des divisions légères anglaises à demander à son tour l’appui des croiseurs de bataille.

    Bientôt le Lion (27000 tonneaux, huit pièces de 343 millimètres, seize de 102 millimètres, 28 nœuds) arrive, et dès lors, l’action se précipite. En quelques coups de sa puissante artillerie, ce nouveau combattant envoie au fond l’Ariadne (2600 tonneaux, dix pièces de 105 millimètres, 22 nœuds) et le Köln (4500 tonneaux, douze pièces de 105 millimètres, 26 nœuds).

    Le but de la reconnaissance était rempli et l’amiral Beatty donna le signal du ralliement. Trois croiseurs et un contre-torpilleur allemands avaient été coulés ; les Anglais n’avaient subi que des avaries légères.

     

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