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    Le combat de Bamberg

    D’après « France militaire » – Abel Hugo – 1838

     

    Jourdan étant tombé malade vers la fin de juillet, fut remplacé provisoirement par Kléber, qui continua de manœuvrer dans le même but que son prédécesseur. La retraite opérée sur Zeil, par Wartensleben, était en opposition aux instructions de l’Archiduc. Celui-ci enjoignit positivement à son lieutenant de se replier sans délai sur le Danube. Ce mouvement, dont les suites devaient être si funestes aux Français, fut commencé le 1er août. Le général autrichien, se dirigeant sur Bamberg, fit filer par Coburg à Egra tous ses bagages inutiles.

    A la même époque, la gauche de Moreau se trouvait à Gmund, et, par un mouvement rapide sur Mergentheim et Hall, il lui eût été facile de se lier avec la droite de l’armée de Sambre-et-Meuse. La réunion des deux armées eut formé ainsi une masse de 110000 hommes, qui aurait sans doute totalement paralysé les dessins de l’Archiduc, en isolant les deux armées autrichiennes. Mais Kléber ne crut pouvoir s’écarter des instructions mal combinées du Directoire. Il continua, le 2 août, sa marche par les deux rives du Mayn, et fit le même jour capituler, sur la rive droite, le petit fort de Kœnigshofen, où l’on trouva soixante- neuf pièces de canon. Il se porta ensuite vers Lauringen.

    L’aile droite s’étendit jusqu’auprès d’Oberschwarzach, sur la route de Bamberg. Ney, avec 400 chevaux, chassa de Zeil un parti de 800 cavaliers autrichiens, qu’il poursuivit jusqu’à Ebelsbach dont il s’empara. Les Français s’avancèrent le jour suivant, la droite vers Burg-Eberach, la gauche vers Kœnigsberg.

    Kléber marcha le 4 sur Bamberg, dans l’intention d’attaquer vivement l’armée autrichienne. Mais Wartensleben qui avait prévu ce mouvement et qui voulait se montrer fidèle aux instructions de l’Archiduc, de se maintenir seulement sur la défensive, avait, pendant la nuit du 3 au 4, continué sa retraite dans la direction de Nuremberg, laissant une forte arrière-garde dans Bamberg.

    Les avant-gardes de Grenier et de Championnet se disputant l’honneur d’entrer les premiers dans Bamberg, s’y précipitèrent avec impétuosité. Mais, assaillies aussitôt par la forte arrière-garde qu’y avait laissée Wartensleben, elles furent presque entièrement enveloppées et eurent à soutenir longtemps un combat inégal, qui coûta la vie à un grand nombre de braves des deux partis.

    L’arrivée des divisions donna enfin l’avantage aux avant-gardes françaises, et força l’ennemi à évacuer précipitamment la ville et à s’enfuir jusqu’à Altendorf, où se trouvaient les grand’gardes autrichiennes.

    Lefebvre avait d’abord suivi la colonne autrichienne qui se retirait sur Coburg. Mais ayant appris qu’elle marchait sur Egra, il ne crut pas prudent de la suivre dans cette direction, et se rabattit sur le gros de l’armée.

     

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