• 29 juillet 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 28 juillet 1809 – La bataille de Talavera de la Reyna dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-de-talavera-de-la-reyna-150x150

     

    La bataille de Talavera de la Reyna

    D’après « Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français » – Charles-Théodore Beauvais – 1820

     

    A la première nouvelle de l’invasion de l’Estramadure espagnole par l’armée anglo-portugaise, le roi Joseph avait deviné en partie les projets de l’ennemi, et conçu les plus vives alarmes.

    Dès le 22 juillet, il envoya au maréchal Soult l’ordre de réunir en toute hâte à son corps d’armée ceux des maréchaux Ney et Mortier, et de se porter à marches forcées sur Placencia, afin d’y couper la ligne de communication de l’armes anglo-portugaise, ou du moins de la forcer à ralentir sa marche sur Madrid.

    Ce mouvement du maréchal Soult devait être décisif, puisqu’il plaçait le général anglais entre deux armées, et l’on pouvait d’autant mieux compter sur sa réussite, que l’ennemi n’avait pour couvrir son flanc gauche et ses derrières que des détachements laissés par le général Cuesta à Peraéls et au col de Banos, points par lesquels les Français devaient déboucher en venant de Salamanque.

    Le général Sébastiani, qui couvrait Madrid du côté de la Manche avec le quatrième corps, se rapprocha à marches forcées de Tolède pour passer le Tage et se réunir au maréchal Victor, qui, de son côté, s’était porté de Truxillo vers le Tage, dans la direction de Talavera sur l’Alberche.

    Le 23 juillet, le roi Joseph, accompagné du maréchal Jourdan, qui remplissait auprès de lui les fonctions de major-général, partit de Madrid avec sa garde et une division française, commandée par le général Dessolles, à l’effet de se réunir au maréchal Victor sur l’Alberche et de tenter d’arrêter l’ennemi assez longtemps pour attendre l’arrivée du général Sebastiani et le résultat du mouvement ordonné au maréchal duc de Dalmatie.

    L’avant-garde du maréchal Victor, attaquée le 22 par les Anglo-Portugais à Talavera, évacua cette ville, et le maréchal lui-même, ne se croyant point assez fort pour résister aux troupes nombreuses qu’il avait devant lui, quitta sa position sur l’Alberche pour se rapprocher de Tolède, où le général Sébastiani arriva le 25, après avoir habilement masqué son mouvement au général Venegas.

    Le roi Joseph fit ce même jour sa jonction avec les deux corps français dont nous venons de parler, et leur fit prendre position sur la rive gauche de la Guadarama.

    Les troupes françaises ainsi concentrées, ne s’élevaient guère au-delà de quarante et quelques mille hommes. Ces forces étaient sans doute insuffisantes pour couvrir Madrid. Il eût été plus convenable de se tenir sur la défensive, et de faire une guerre de chicane pour donner au maréchal Soult le temps d’opérer la puissante diversion dont il était chargé. Mais on devait craindre aussi qu’en laissant s’engager davantage l’armée anglo-espagnole qui déjà avait poussé un parti considérable sous les ordres de sir Robert Wilson, par la rive droite de l’Alberche jusqu’à huit lieues de Madrid.

    Il était à craindre, disons-nous, que cette armée ne tournât celle des Français et ne la prévint dans sa retraite sur Madrid. D’un autre côté, le général Venegas pouvait arriver sur le Tage, et ce fleuve, qui est guéable en plusieurs endroits aux environs d’Aranjuez, lui offrait un libre passage, que les Français, par suite de leur faiblesse numérique, étaient hors d’état de défendre.

    Dans cette circonstance difficile, le roi Joseph crut devoir risquer les chances de l’offensive, et marcher directement sur l’armée ennemie. Trois mille hommes furent laissés à Tolède pour garder les ponts sur le Tage, et forcer le général Venegas à remonter ce fleuve jusqu’à Aranjuez, ce qui retardait sa marche de trois jours. Un régiment de dragons fut envoyé par la rive droite dans la direction de la résidence royale que nous venons de nommer, afin d’observer le mouvement présumé de Venegas, et d’en rendre compte au général Belliard, gouverneur de Madrid, qui, avec quelques bataillons, était chargé de la mission épineuse de contenir la nombreuse population de cette capitale, qu’une fermentation alarmante agitait depuis l’approche des armées combinées.

    L’armée française passa la Guadarama le 26 juillet au matin. L’avant-garde du maréchal Victor rencontra celle du général Cuesta près d’Alcabon ; l’attaquer, la culbuter et faire replier en désordre la troupe ennemie, fut pour les Français l’affaire de quelques instants. Le 2e régiment de hussards tailla en pièces le régiment de dragons de Villa-Viciosa auprès de Torrijos. Le lendemain, l’armée continua son mouvement, et, ayant rencontré à Cazalejas un corps anglais qui s’était avancé pour couvrir la retraite du général Cuesta sur Talavera, elle repoussa cette avant-garde et la rejeta sur la rive droite de l’Alberche.

    Vers quatre heures après midi, le maréchal Victor passa cette rivière à gué. Le 16e régiment d’infanterie légère, de la division du général Lapisse, culbuta à la baïonnette un détachement ennemi qui voulut défendre la rive droite et le poursuivit jusque sur le gros de son armée.

    Les Anglo-Espagnols, disposés sur deux lignes, occupaient un beau plateau, leur droite appuyée au Tage, et couverte par de vieilles murailles et des clôtures de jardin qui avoisinent et entourent la ville de Talavera, ayant en avant de vastes champs d’oliviers, qui en rendaient l’approche plus difficile. Leur gauche touchait à un mamelon élevé qui commandait la plus grande partie du champ de bataille, séparé du prolongement des montagnes de Castille par un Talion d’environ trois cents toises de développement.

    Le front de cette position était couvert dans sa longueur par le lit escarpé d’un torrent alors à sec, et tous les accidents du terrain avaient été mis à profit, soit en y élevant des ouvrages de campagne, soit en y faisant des abattis. L’armée espagnole tenait la droite, et les Anglo-Portugais la gauche.

    Le mamelon qui servait d’appui à cette même gauche était pour ainsi dire, la clef de toute la position ennemie.

    C’était contre ce point important qu’un général habile et doué de ce coup d’œil rapide qui détermine le succès d’une bataille, aurait d’abord dirigé la plus grande partie de ses moyens, afin de s’en rendre maître en le faisant tout à la fois attaquer de vive force et en le tournant par la vallée. Mais le roi Joseph était bien loin d’une pareille conception, et le maréchal Jourdan, qui eût peut-être été capable de guider l’inexpérience du monarque, n’osa pas prendre sur lui de contrarier les dispositions que celui-ci crut devoir prendre d’après l’avis des autres généraux.

    Le jour commençait à tomber, lorsque l’armée française se trouva à portée de canon de la ligne ennemie : le maréchal Victor voulut essayer s’il ne pourrait pas, à la faveur de l’obscurité, s’emparer du mamelon dont nous venons de parler. En conséquence, il ordonna au général Ruffin de l’attaquer avec sa division, composée du 19e léger, des 24e et 96e de ligne, tandis que celle du général Lapisse opérerait une diversion sur le centre de l’ennemi, sans cependant trop s’engager.

    Ce plan, qui, s’il eût réussi, mettait à découvert la gauche de l’ennemi et ne lui laissait plus d’appui pour sa ligne de bataille, l’aurait forcé à la retraite pour ne pas s’exposer à être défait. Ce plan échoua parce qu’il ne fut pas exécuté avec des forces suffisantes.

    Le 24e régiment de ligne, trompé par l’obscurité, prit une fausse direction. Le 96e fut retardé dans sa marche par le passage du ravin ; le 9e léger arriva seul à mi-côte du mamelon. Là, ne consultant que son ardeur, ce régiment s’élança pour en atteindre la crête, culbutant les premières troupes qui voulurent lui résister. Déjà il couronnait la hauteur, lorsque, attaqué par une division entière au moment même où, vainqueur, il était épuisé par l’effort vigoureux qu’il venait de faire, il fut forcé de rétrograder jusqu’au pied de la position avec perte de trois cents hommes hors de combat. Le brave colonel Meunier reçut trois coups de feu dans cet engagement.

    Il était dix heures du soir : les troupes françaises, en marche dès avant la pointe du jour, étaient harassées de fatigue, et éprouvaient le plus grand besoin de repos.

    Le combat cessa, et les deux armées passèrent la nuit à se préparer à une bataille générale. Cette attaque infructueuse eut le grave inconvénient d’indiquer à l’ennemi le projet d’attaque du lendemain, et de lui faire sentir toute l’importance de conserver cette forte position. Les Anglais employèrent une partie de la nuit à la garnir d’une artillerie formidable.

    Le lendemain, au lever du soleil, les deux armées étaient rangées en bataille, et la canonnade s’engagea presque aussitôt. L’action qui allait avoir lieu devait décider du sort du Portugal, que l’armée anglaise était chargée de défendre, et peut-être même aussi de celui de toute la Péninsule. Les vieilles bandes qui composaient les 1er et 4e corps de l’armée française, accoutumées depuis tant d’années à vaincre les troupes de l’Europe coalisée, et à voir leur ardeur constamment secondée par les habiles combinaisons d’un grand capitaine, attendaient impatiemment le moment de combattre, et comptaient que le génie de Napoléon dirigerait encore une fois les efforts généreux qu’ils allaient faire pour le triomphe de sa cause.

    Il paraît qu’éclairé par l’expérience de la veille, et averti du danger d’attaquer avec quarante mille hommes une armée presque double de ce nombre, occupant une position pour ainsi dire inexpugnable, le maréchal Jourdan était d’avis d’attendre que le maréchal Soult pût achever son mouvement sur les derrières de l’ennemi, et qu’il proposa en conséquence de se tenir sur la défensive jusqu’à ce moment, qui ne pouvait pas être éloigné.

    On assure que le maréchal Victor, au contraire, n’écoutant que son impatience, dit au roi que c’était déshonorer l’armée française que de remettre une attaque déjà commencée, et que l’on découragerait par ce retard même les soldats si bien disposés à se mesurer avec l’ennemi. La nuit s’était passée à discuter ces deux opinions, et le roi Joseph, en opposition avec son caractère naturellement timide et irrésolu, venait de se décider cette fois pour le parti le plus hardi.

    Le centre et la droite de la ligne ennemie ayant été reconnus d’un accès trop difficile en raison du ravin qui couvrait son front et du champ d’oliviers qui empêchait le développement de l’armée française, il fut résolu que l’on tenterait un nouvel effort sur la gauche de cette même ligne comme le seul point vulnérable. En conséquence, le maréchal Victor dut faire attaquer le mamelon, tandis que le général Sebastiani s’avancerait entre cette position et Talavera, à travers le bois d’oliviers.

    A huit heures du matin, la division Ruffin recommença l’attaque de la veille. Après de grandes pertes, les 9e, 24e et 96e régiments étaient parvenus jusqu’au sommet du mamelon, et se disposaient à enlever l’artillerie anglaise, lorsque leur choc fut arrêté par des troupes fraîches. Repoussés avec vigueur, ces trois régiments furent obligés de rétrograder jusqu’à leur position première.

    Cette attaque, n’étant point renouvelée par les autres divisions du maréchal Victor, le général ennemi pensa que l’intention des Français était de tourner le mamelon par la vallée. Il y fit aussitôt porter un corps considérable de cavalerie anglaise et espagnole, et plaça une division de cavaleterie de cette dernière nation sur le prolongement des hauteurs au-delà de cette position. Le temps s’écoula pendant ces dispositions.d’offensive, la canonnade annonçait seulement que les deux partis étaient encore aux prises. Mais elle cessa bientôt graduellement : la chaleur du jour à midi força les deux armées h suspendre mutuellement le combat.

    Le roi Joseph et le maréchal Jourdan, ayant profité de cette espèce de trêve pour parcourir la ligne, se déterminèrent à diriger une attaque générale sur tout le front. Le maréchal Victor reçut ordre de faire attaquer le mamelon par ses trois divisions.

    Les troupes du général Sebastiani durent marcher contre la droite de l’ennemi, avec ordre de faire observer Talavera par la division de dragons du général Milhaud. La division de dragons du général Latour-Maubourg et celle de cavalerie légère du général Merlin furent placées derrière l’infanterie du maréchal Victor, afin de la soutenir et de pouvoir déboucher dans la plaine lorsque le mamelon serait enlevé. La garde royale et la division Dessolles furent placées en réserve derrière le général Sébastiani.

    Le général en chef ennemi, placé sur la hauteur qui dominait tout le champ de bataille, était à même d’apercevoir les mouvements de l’armée française, et avait ainsi le temps de les prévenir et de faire à l’avance les dispositions contraires. La position qu’occupait l’armée anglaise, d’un abord difficile en avant de son front et sur ses flancs, était accessible en arrière de sa ligne, et permettait à sir Wellesley de porter rapidement des renforts sur les points les plus menacés.

    Pour aborder la ligne anglaise, les colonnes françaises avaient à passer le ravin dont nous avons parlé plus haut. Elles ne pouvaient conserver entièrement leur formation, en s’avançant dans un terrain coupé, raboteux, inégal, qui mettait nécessairement quelque désordre dans leur marche. D’un autre côté, le mamelon occupé par l’ennemi dérobait à la gauche de l’armée assaillante les mouvements des colonnes de droite.

    Ainsi, bien que dans cette journée chaque corps de l’armée ait combattu avec une bravoure sans égale, il n’y eut aucun ensemble dans leurs efforts. L’expérience d’un général habile aurait pu seule suppléer aux avantages que la nature du terrain refusait aux Français, et donnait si libéralement à leurs adversaires.

    L’attaque sur la droite commença par la division Leval, du corps du général Sebastiani. Cette troupe, s’étant avancée à travers le bois d’oliviers, se vit bientôt entourée par quinze mille Anglais. Mais le général français, ayant appuyé sa gauche par un carré formé de l’un de ses régiments, attaqua l’ennemi à son tour, et le repoussa avec succès en lui faisant bon nombre de prisonniers.

    Pendant ce temps, la division du général Lapisse, ayant attaqué le mamelon, fut repoussée après avoir eu son général et un grand nombre d’officiers et de soldats hors de combat. Le maréchal Victor rallia cette division au pied du mamelon, dont il renonça à s’emparer de front pour ne plus s’occuper que des moyens de le tourner.

    En conséquence, la division du général Vilatte s’avança dans la vallée, et celle du général Ruffin suivit le pied des hauteurs. Les deux divisions de cavalerie, placées en seconde ligne, se tinrent prêtes à déboucher dans la plaine lorsque l’infanterie aurait fait une trouée.

    L’ennemi, ayant porté de nouvelles forces sur la division Levai, le roi Joseph s’aperçut que cette troupe était trop engagée, et il lui fit donner l’ordre de se reployer sur le terrain qu’elle devait naturellement occuper. Le général Sebastiani présida à l’exécution de ce mouvement, reforma sa ligne, et attendit, pour agir de nouveau, le résultat des dernières dispositions prises par le maréchal Victor.

    Mais tous ces mouvements avaient été aperçus par le général ennemi, qui fit avancer deux régiments de cavalerie pour charger les masses françaises. Ces régiments s’engagèrent dans le vallon, passèrent malgré le feu de l’infanterie entre les divisions Villatte et Ruffin, et vinrent charger avec une impétuosité sans égale, la brigade de cavalerie légère du général Strolz, qui se trouvait, comme nous l’avons déjà dit, en seconde ligne.

    Le 10e régiment de chasseurs à cheval, ne pouvant soutenir cette charge, ouvrit ses rangs ; mais, bientôt rallié, il chargea ses adversaires en queue, tandis que le général Merlin, avec sa seconde brigade, les prenait lui-même en tête et en flanc. Un régiment de dragons légers anglais fut en entier détruit ou fait prisonnier, le second régiment se dispersa.

    Cependant les colonnes dirigées contre le centre et la droite de la ligne anglaise échouèrent dans les différentes tentatives qu’elles firent pour rompre cette même ligne. Quelques-unes furent repoussées avec perte. La brigade des gardes anglaises, dans l’ardeur d’un premier succès, s’étant avancée au-delà de sa ligne, fut à son tour prise en flanc par le feu de l’artillerie et de l’infanterie françaises. Elle réussit avec beaucoup de peine à regagner la place qu’elle occupait avant ; la chute du jour mit fin au combat.

    Les deux partis après avoir lutté ainsi sans un avantage marqué pour l’un ou pour l’autre, restèrent en possession de leur champ de bataille respectif.

    Tous les rapports anglais et espagnols démontrent que l’ennemi s’attendait pour le lendemain à une nouvelle attaque de la part des Français, et que, loin de songer à prendre l’initiative, il passa la nuit à se fortifier dans sa position.

    Sir Arthur Wellesley, d’un caractère temporiseur, se trouvait encore retenu par la mésintelligence qui commençait à s’établir entre lui et le général Cuesta. Il serait impossible d’expliquer autrement pourquoi ce dernier général n’avait pris aucune part à l’action, et comment, après s’être convaincu de la faiblesse numérique des Français, les deux chefs ennemis, qui s’étaient avancés dans le but avoué de marcher sur Madrid, restèrent ainsi dans l’inaction, et ne cherchèrent pas à culbuter les seules forces qui pussent les empêcher d’arriver à cette destination.

    De son côté, le roi Joseph venait de se convaincre de l’extrême difficulté qu’il y aurait à forcer l’armée anglo-espagnole dans la position qu’elle occupait, et il n’était point d’ailleurs sans quelque inquiétude sur le mouvement de l’armée du général Venegas, à laquelle le général Sebastiani, par sa réunion au maréchal Victor, ouvrait en quelque sorte la route de Madrid.

    Il connaissait également la marche du détachement aux ordres du général Wilson, et sa position à Escalona. En effet, le général Venegas, après la retraite du général Sebastiani, s’étant avancé, comme nous l’avons dit plus haut, dans la direction d’Aranjuez, avait occupé cette résidence royale, et menaçait fortement la ville de Tolède, qui n’avait alors pour sa défense qu’un faible corps de quinze cents hommes.

    Le général Wilson avait marché d’Escalona sur Naval-Carnero, à sept lieues de Madrid, et les habitants de cette capitale, peu intimidés par les faibles moyens répressifs que le général Belliard avait à sa disposition, se préparaient déjà à accueillir comme des libérateurs les détachements ennemis. Trois bataillons français, qui formaient la garnison de Madrid, s’étaient renfermés dans le Retiro, où le général Belliard espérait pouvoir se défendre jusqu’à ce qu’on lui envoyât des secours.

    Dans ces circonstances critiques, le roi crut devoir se rapprocher de sa capitale, et ordonna la retraite de l’armée pendant la nuit du 28 au 29 juillet.

    Le maréchal Victor se dirigea en conséquente sur Cazalejas, et fut suivi par le général Sebastiani. L’ennemi, qui s’était préparé à recevoir une nouvelle attaque, fut très surpris lorsque, le 29 au matin, il s’aperçut que les Français n’étaient plus devant lui. Ceux-ci, dans les trois journées des 26, 27 et 28, avaient eu près de dix mille hommes hors de combat. La perte des Anglo-Espagnols n’avait été guère moins considérable.

    Laissant le maréchal Victor sur l’Alberche, le roi marcha en toute hâte avec le corps du général Sebastiani, sa garde, et la division de réserve pour dégager Tolède. Il y jeta une division d’infanterie, et se porta le 1er août avec le reste de ses troupes à Illescas, d’où il pouvait également marcher au secours du 1er corps sur l’Alberche, s’opposer aux progrès du général Wilson, et contenir au besoin les habitants de Madrid.

     

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