• 24 juillet 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    L’ultimatum austro-hongrois adressé à la Serbie

    D’après « Historique de la guerre » – Ferdinand Baudouin -

     

    • Le 28 juin 1914

    L’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et sa femme, la duchesse de Hohenberg, sont assassinés à Sarajevo, capitale de la Bosnie, par un jeune homme de 19 ans, lycéen de deuxième année, nommé Prinzip. C’est un serbe de Bosnie, né à Grohoro. Il a tiré trois coups de revolver, dont deux sur l’archiduc et un sur la duchesse. L’attentat a été commis alors que l’archiduc traversait la ville en automobile. L’archiduc et sa femme, transportés au Konak, ont succombé à leurs blessures quelques instants après.

    Peu d’heures avant, un ouvrier typographe, nommé Cabrinovitch, serbe de Bosnie, avait lancé une bombe contre la voiture, mais cette bombe, après avoir frôlé l’archiduc, était tombée derrière la voiture, blessant plusieurs personnes.

    Les deux assassins ont été arrêtés. On croit se trouver en présence d’un complot longuement préparé. Une centaine de personnes ont été arrêtées. La ville est en état de siège.

     

    • Le 29 juin 1914

    Des manifestations ont eu lieu à Sarajevo. Les magasins serbes ont été pillés ; le palais du métropolite, une banque, un café et un hôtel ont été saccagés.

    A Vienne, les esprits sont très surexcités ; les journaux insinuent que l’attentat contre l’archiduc a été préparé avec la connivence des Serbes et des Russes, on a voulu frapper le chef suprême de l’armée.

    Le parti militaire donne pour mot d’ordre : « Sus à la Serbie ».

    A Mostar, les musulmans et les Croates ont massacré les Serbes, on parle de 200 morts. Partout, la foule manifeste contre les Serbes.

    A Belgrade, la nouvelle de l’assassinat de l’archiduc a été accueillie avec une profonde pitié. Chacun se demande quelles seront les conséquences de cet attentat. La Serbie proteste de son horreur pour le crime commis.

     

    • Le 4 juillet 1914

    L’archiduc François-Ferdinand et la duchesse de Hohenberg, sa femme, ont été inhumés à Arbstetten. La pluie n’a cessé de tomber pendant toute la cérémonie.

    Les archiducs, les dignitaires et le haut commandement n’ont pas assisté aux funérailles, la duchesse de Hohenberg n’étant pas de race royale.

    A Sarajevo, plus de deux cents maisons ont été détruites. La ville est en ruines.

     

    • Le 6 juillet 1914

    A Vienne et dans tout l’empire, on signale des manifestations anti-serbes.

    Cependant tout danger de complication internationale paraît écarté, les Serbes de Bosnie-Herzégovine n’ayant pas été l’objet de représailles, aucun mouvement de révoltés n’ayant été signalé et le gouvernement serbe paraissant disposé à accueillir toute revendication légitime.

     

    • Le 13 juillet 1914

    A Belgrade, le bruit s’est répandu dans la colonie austro-hongroise qu’un attentat contre la vie des Autrichiens était projeté par les Serbes.

    La question d’Irlande paraît se compliquer.

     

    • Le 16 juillet 1914

    A 5 heures et quart, s’embarque sur la France, à Dunkerque, le Président de la République, accompagné de M. Viviani, président du conseil et ministre des affaires étrangères. Ils se rendent en Russie.

     

    • Le 22 juillet 1914

    Il règne à Vienne une assez vive inquiétude en ce qui concerne les relations austro-serbes. Cette inquiétude est motivée par le retour à Vienne du général Conrad von Hoetzendorf, qui est revenu précipitamment du Tyrol où il était en villégiature.

    M. Poincaré est acclamé en Russie. Les Russes ne croient pas à une complication austro-serbe.

     

    • Le 23 juillet 1914

    L’Autriche est décidée coûte que coûte à en finir avec la Serbie. La perspective des conflits européens ne l’arrêtera pas, dit un personnage officiel, et le 23 juillet, la note ci-dessous est remise à Belgrade :

    Le 31 mars 1909, le ministre royal de Serbie à Vienne a fait au gouvernement impérial et royal, sur les instructions du gouvernement serbe, la déclaration suivante :

    La Serbie reconnaît que, par le fait accompli vis-à-vis de la Bosnie, elle n’est pas atteinte dans ses droits et qu’elle se conformera, par conséquent, aux décisions que les puissances prendront, conformément à l’article 25 du traité de Berlin.

    En même temps que la Serbie se range aux conseils des grandes puissances, elle s’engage à renoncer à l’attitude de protestation et d’opposition qu’elle a adoptée depuis octobre dernier ; elle s’engage d’autre part à modifier la direction de sa politique vis-à-vis de l’Autriche-Hongrie et à vivre à l’avenir avec celle-ci en bonnes relations de voisinage.

    L’histoire des dernières années et en particulier les douloureux événements du 28 juin dernier ont démontré l’existence en Serbie d’un mouvement subversif dans le but de détacher certaines parties de l’Autriche-Hongrie de la monarchie.

    Il apparaît clairement, à la suite des déclarations et des aveux des auteurs criminels de l’attentat du 28 juin, que le crime de Sarajevo a été préparé à Belgrade ; que les assassins reçurent les armes et les bombes dont ils étaient munies, d’officiers et de fonctionnaires appartenant à la Narodna Obrana ; et enfin que l’envoi des assassins et de leurs armes en Bosnie fut organisé et réalisé par les autorités de la frontière serbe.

    Les résultats ci-dessus de l’instruction ne permettent pas au gouvernement impérial et royal d’observer plus longtemps l’attitude de patience et d’expectative qu’il avait prise pendant des années vis-à-vis de ces agissements qui ont leur foyer à Belgrade et qui sont de là transportés sur le territoire de la monarchie.

    Ces résultats imposent, au contraire, au gouvernement impérial et royal, le devoir de mettre un terme à ces agissements, qui constituent une menace permanente pour la tranquillité de la monarchie. Pour atteindre ce but, le gouvernement impérial et royal se voit dans l’obligation de réclamer du gouvernement serbe une assurance formelle que celui-ci condamne cette propagande dangereuse dirigée contre la monarchie, c’est-à-dire l’ensemble des menées dont le but final est de détacher de la monarchie des territoires qui lui appartiennent et que le gouvernement royal s’engage à supprimer par tous les moyens cette propagande criminelle et terroriste.

    Afin de donner à son engagement un caractère solennel, le gouvernement royal serbe publiera, en première page de son Journal officiel du 26/13 juillet, les déclarations suivantes :

    Le gouvernement royal serbe condamne la propagande dirigée contre l’Autriche-Hongrie, c’est-à-dire l’ensemble des menées qui ont pour but de détacher de la monarchie austro-hongroise des territoires qui lui appartiennent et regrette très sincèrement les conséquences funestes de ces menées criminelles.

    Le gouvernement royal serbe regrette que des officiers et des fonctionnaires serbes aient pris part à cette propagande et aient ainsi mis en péril les relations de bon voisinage amical que le gouvernement royal serbe s’était solennellement engagé, dans ses déclarations du 31 mars 1909, à observer.

    Le gouvernement serbe, qui désapprouve et rejette toute tentative d’immixtion dans les destinées des populations, de quelque partie de l’Autriche-Hongrie que ce soit, considère comme un devoir d’aviser, de la façon la plus catégorique, les officiers et fonctionnaires ainsi que la population tout entière du royaume, qu’il agira avec la plus grande sévérité à l’avenir contre telles personnes qui se rendraient coupables de pareils agissements et qu’il s’emploiera de toutes ses forces à les réprimer et à les arrêter ».

    Cette déclaration sera portée simultanément à la connaissance de l’armée royale, par un ordre du jour de S. M. le roi, et publiée dans l’organe officiel de l’armée. Le gouvernement royal serbe s’engage d’autre part :

    - 1° A supprimer toute publication qui exciterait à la haine et au mépris de la monarchie et dont la tendance générale serait dirigée contre l’intégrité territoriale de celle-ci ;

    - 2° A procéder de suite à la dissolution de l’association dite Narodna Obrana, à confisquer tous les moyens de propagande de celle-ci et à agir de la même façon contre les autres sociétés et associations serbes qui s’adonnent à la propagande contre l’Autriche-Hongrie.

    Le gouvernement royal prendra les mesures nécessaires pour que les sociétés dissoutes ne puissent pas continuer leur activité sous un autre nom et une autre forme ;

    - 3° A éliminer, sans délai, de l’instruction publique en Serbie, tant en ce qui concerne le corps enseignant que les moyens d’instruction, tout ce qui sert ou pourrait servir à fomenter la propagande contre l’Autriche-Hongrie ;

    - 4° A éloigner du service militaire et de l’administration en général tous les officiers et fonctionnaires coupables de propagande contre la monarchie austro-hongroise, et dont le gouvernement austro-hongrois se réserve de communiquer les noms et les actes au gouvernement royal ;

    - 5° A accepter la collaboration en Serbie des organes du gouvernement austro-hongrois dans la suppression du mouvement subversif dirigé contre l’intégrité de la monarchie ;

    - 6° A ouvrir une enquête judiciaire contre les partisans du complot du 28 juin se trouvant sur le territoire serbe ; des organes délégués par le gouvernement austro-hongrois prendront part aux recherches y relatives ;

    - 7° A procéder d’urgence à l’arrestation du commandant Voija Tankosic et du nommé Milan Ciganovic, employé de l’Etat serbe, compromis par les résultats de l’instruction de Sarajevo ;

    - 8° A empêcher, par des mesures efficaces, le concours des autorités serbes dans le trafic illicite des armes et explosifs à travers la frontière ; à licencier et à punir sévèrement les fonctionnaires de service à la frontière, à Schabetz et à Lozonica, coupables d’avoir aidé les auteurs du crime de Sarajevo, en leur facilitant le passage de la frontière ;

    - 9° A donner au gouvernement austro-hongrois des explications sur les propos injustifiables de hauts fonctionnaires serbes tant en Serbie qu’à l’étranger qui, malgré leur position officielle, n’ont pas hésité, après l’attentat du 28 juin, à s’exprimer dans des interviews d’une manière hostile envers la monarchie austro-hongroise ;

    - Enfin 10° à avertir sans retard le gouvernement austro-hongrois de l’exécution des mesures comprises dans les points précédents.

    Le gouvernement austro-hongrois attend la réponse du gouvernement royal au plus tard jusqu’au samedi 25 de ce mois, à six heures du soir.

     

    • Le 24 juillet 1914

    L’Europe est stupéfaite de la note autrichienne.

    Comme prétexte à ses exigences, l’Autriche invoque :

    - 1° Que le complot de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand a été formé à Belgrade avec le concours du commandant Voija Tankosic ;

    - 2° Que les bombes et les pistolets ont été livrés, à Belgrade, par le même commandant ;

    - 3° Que les bombes proviennent de l’armée serbe de Proguj evac ;

    - 4° Que les armes et les bombes furent passées en Bosnie avec la complicité de capitaines gardes-forestiers et de douaniers.

    Les journaux français, anglais et russes font remarquer que l’Autriche semble poussée par son alliée l’Allemagne à profiter de l’heure et à agir avant que l’Europe puisse intervenir.

    En effet, le Président de la République française est en Russie. Le gouvernement russe est aux prises avec les difficultés que lui suscite une grève formidable. L’Angleterre est menacée d’une guerre civile.

    A Saint-Pétersbourg et à Londres, on considère la situation comme très grave.

    A Saint-Pétersbourg, on déclare que l’on défendra les droits de la Serbie. En Angleterre, on considère l’ultimatum comme inacceptable.

    L’Italie désapprouve la note autrichienne. Le gouvernement russe fait une démarche à Vienne pour obtenir une prolongation du délai imparti à la Serbie.

     

    • Le 25 juillet 1914

    La réponse serbe

    Voici le résumé exact de la réponse de la Serbie :

    Le gouvernement accepte :

    - 1° La publication de la déclaration demandée au Journal officiel ;

    - 2° Communication de cette déclaration à l’armée par un ordre du jour ;

    - 3° Dissolution des sociétés de défense nationale susceptibles d’agir contre l’Autriche-Hongrie ;

    - 4° Modification de la loi sur la presse ;

    - 5° Renvoi des services de l’armée et des autres administrations des fonctionnaires dont la participation sera prouvée dans la propagande anti-autrichienne. Sur ce point, le gouvernement serbe proteste contre la participation des fonctionnaires autrichiens dans l’enquête ;

    - 6° Le gouvernement serbe demande que l’on explique dans quelle mesure les fonctionnaires austro-hongrois devraient être appelés à prendre part à l’enquête relative au complot de Sarajevo. Sur ce dernier point, il ne veut admettre que ce qui correspond au droit international et aux relations de bon voisinage ;

    En résumé, il accepte toutes les conditions, toutes les autres exigences de l’Autriche-Hongrie et ne fait de réserves que sur la participation des fonctionnaires austro-hongrois en Serbie. Encore n’oppose-t-il pas sur ce point un refus formel et se borne-t-il à demander des éclaircissements. Enfin, si le gouvernement austro-hongrois trouve ces explications insuffisantes, le gouvernement serbe s’en remet au tribunal de La Haye et aux différentes puissances qui ont signé la déclaration de 1909 relative à la Bosnie-Herzégovine.

    Dès la matinée, on apprend que la démarche russe relative à une prolongation de délai pour la Serbie a échoué. L’Autriche refuse le délai demandé.

    Un peu avant 6 heures, M. Pachitch, président du conseil serbe, remet au ministre d’Autriche la réponse du gouvernement serbe.

    A 6 heures et demie, le ministre d’Autriche quitte Belgrade avec le personnel de la légation, ayant jugé la réponse insuffisante, après avoir signifié à M. Pachitch la rupture des relations diplomatiques.

    A Saint-Pétersbourg, on paraît décidé à maintenir l’attitude la plus énergique en face de toute éventualité. A Stockholm, on fait un chaleureux accueil à M. Poincaré.

     

    • Le 26 juillet 1914

    Mobilisation en Autriche, en Serbie, en Russie.

    Il est dès maintenant certain que l’Allemagne a pris une large part dans la machination austro-hongroise contre la Serbie. Ces deux puissances ont bien choisi leur heure, les autres Etats ayant de graves soucis.

    L’Allemagne fait une démarche auprès des chancelleries de la Triple-Entente et déclare qu’à son point de vue, le conflit doit rester localisé entre l’Autriche et la Serbie ; que dans le cas contraire un conflit européen serait à redouter.

    Le conseil des ministres russe a décidé que des mesures de mobilisation seraient prises immédiatement ; que ces mesures seraient prises à titre de préservation.

    Le ministre des affaires étrangères russe fait appel aux bons offices de l’Angleterre. En France, les ministres décident, vu la gravité de la situation, de rappeler sous les drapeaux tous les soldats en congé.

    L’Autriche continue sa mobilisation.

     

    • Le 27 juillet 1914

    L’Angleterre tente une médiation, l’Allemagne seule cherche des faux-fuyants.

    Le Président de la République, en raison de la situation internationale, décide de rentrer en France sans s’arrêter à Copenhague et à Christiania.

    Sir Edward Grey, ministre des affaires étrangères d’Angleterre, a conçu un plan de médiation des quatre puissances qui ne sont pas directement engagées dans le débat : Angleterre, France, Italie et Allemagne.

    En France, cette initiative a été accueillie avec faveur ; en Italie, le gouvernement a demandé à prendre conseil à Berlin ; quant à l’Allemagne, elle a donné son adhésion de principe, avec toutes sortes de restrictions.

    L’Angleterre a fait savoir à Berlin et à Vienne qu’en cas de conflit, elle serait aux côtés de la Russie et de la France.

    En Allemagne, deux classes de réservistes sont rappelées, les navires de guerre rallient les ports allemands. Les Anglais rassemblent leur escadre de la Méditerranée à Malte.

    La Serbie se prépare à la guerre.

     

    • Le 28 juillet 1914

    L’Autriche a notifié officiellement à la Serbie que la réponse serbe à la note du 23 juillet n’étant pas satisfaisante, elle se voit dans la nécessité de recourir à la force des armes.

    Malgré cette déclaration de guerre, l’Angleterre s’efforce d’arriver à une médiation. La France joint ses efforts aux siens, l’Italie est prête à collaborer avec la France et l’Angleterre. La Russie déclare ne pas considérer l’entrée des Autrichiens en Serbie comme un cassus belli et ne prendra pas de mesures militaires nouvelles jusqu’à nouvel ordre.

    La Belgique prend des dispositions miliaires pour faire respecter sa neutralité.

     

    • Le 29 juillet 1914

    Retour en France du Président de la République. Paris a fait une véritable ovation à M. Poincaré.

    La médiation de l’Angleterre semble définitivement écartée. L’Allemagne eut pu arrêter son alliée, mais elle n’a rien fait pour cela, elle a peut-être trop compté sur la passivité russe.

    La Russie mobilise quatorze corps d’armée, près de 700000 hommes, pris dans les gouvernements de Kiew, Odessa, Kozan et Moscou ; la mobilisation n’a lieu que sur le voisinage de la frontière autrichienne.

    L’Allemagne a rappelé dans leur garnison des troupes déplacées, les permissionnaires, etc., etc. La France prend les mêmes précautions.

    L’Angleterre hâte la concentration de ses flottes. La première flotte est partie de Portland pour une destination inconnue.

     

    • Le 30 juillet 1914

    La prise de Belgrade par les Autrichiens, qui avait été annoncée par le Morgen Post, est démentie ; le bombardement continue. La mobilisation se poursuit en Autriche et en Serbie.

    L’ambassadeur d’Allemagne a protesté à Saint-Pétersbourg contre la mobilisation russe et a donné à entendre que cette mobilisation, même partielle, aurait pour conséquence la mobilisation allemande. M. Sazonow a répondu que les mesures de mobilisation partielle ne pouvaient pas être arrêtées.

    L’Angleterre a fait une nouvelle démarche à Berlin et a demandé sous quelle forme le gouvernement allemand jugeait l’intervention préférable. Berlin n’a donné aucune réponse.

    En France, toutes les dispositions concernant les troupes de couverture sont prises, 250000 hommes gardent la frontière, ses stocks d’approvisionnement et de munitions sont au complet, les voies ferrées sont dégagées mais la mobilisation n’a pas encore été ordonnée.

     

    • Le 31 juillet 1914

    L’empereur d’Allemagne, conformément à l’article 68 de la Constitution, décrète la « menace de guerre ». Cet état comporte l’état de siège. Le kronprinz a été désigné comme chef de la première division de la garde.

    La situation est de plus en plus grave.

    La Russie ordonne la mobilisation des réservistes de Saint-Pétersbourg. L’Autriche redouble ses attaques contre les Serbes mais sans résultat appréciable, le bombardement de Belgrade continue.

    L’Angleterre emploie tous les moyens pour arriver à une solution amiable du conflit. La mobilisation belge se prépare activement ; des détachements sont placés au-delà de la Meuse et de la Sambre.

    En France, les ministres se tiennent en permanence. Une surveillance sévère s’exerce sur toutes les voies de communications.

    Jaurès est assassiné à Paris par un étudiant nommé Raoul Villain.

     

    • Le 1er août 1914

    Les événements se précipitent avec une rapidité déconcertante.

    L’Allemagne envoie, en même temps, un ultimatum à la Russie et un autre à la France. Elle demande à la Russie de suspendre sa mobilisation dans les 12 heures. A la France, elle demande de faire connaître, dans les 18 heures, si en cas de guerre avec la Russie elle resterait neutre.

    D’un autre côté, il résulte de renseignements précis que l’Allemagne a commencé sa mobilisation depuis la veille.

    En présence des mesures prises en Allemagne, le gouvernement français se voit obligé d’ordonner la mobilisation générale.

    Aussitôt, dans toute la France, l’affiche suivante est placardée : « Extrême urgence. Circulaire recommandée. Le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août 1914 ».

    Dans la soirée, l’ordre de mobilisation est affiché.

     

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