Après l’indépendance de la Tunisie en mars 1956, la France avait conservé la base navale militaire de Bizerte.
Suite à des travaux d’extension de la piste de la base, des tensions diplomatiques apparaissent en mai 1961 entre la France et la Tunisie, pour arriver à leur paroxysme en juillet 1961.
Le président tunisien Bourguiba somme les ouvriers tunisiens, puis les militaires français qui les ont remplacés, de quitter le chantier de d’élargissement de la piste.
Des milliers de jeunes volontaires affluent alors de tout le territoire vers Bizerte, et construisent un mur autour des barbelés de la base, puis des kilomètres et des kilomètres de tranchées.
Bourguiba somme la France d’évacuer Bizerte, de Gaulle répond que « la France ne négociera pas sous la menace » et ordonne une intervention militaire. L’amiral de la base met ses troupes en alerte.
Le 19 juillet, l’armée tunisienne procède au positionnement de ses troupes, à l’arrestation de militaires français à l’extérieur de la base, et reçoit l’ordre d’abattre les avions militaires qui survolent le pays.
Les Tunisiens attaquent le 20 juillet à la première heure. Trois jours de combat acharné mêlant artilleries, blindés et avions de chasse…
25 militaires français perdront la vie au cours de cette bataille.
Pour en savoir plus
Réflexion du général Daniel Roudeillac quant au reportage de l’époque du journal « Paris Match » : « Le poids des mots, le choc des photos ».







