• 7 juillet 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 4 juillet 1918 – La bataille de Hamel dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-de-hamel-150x150

     

    Lorsque l’offensive allemande vers Amiens termina à la fin d’avril 1918, les forces alliées se demandaient où les Allemands frapperaient ensuite.

    On demanda aux Australiens de défendre la ligne à l’est de Villers-Bretonneux d’où ils harcelèrent les Allemands entre avril et juillet 1918 en adoptant des tactiques dites de « pénétration paisible ». Il s’agissait d’agresser les patrouilles ennemies, effectuant de petits raids constants dans les lignes allemandes, saisissant les sections mal défendues de ces lignes et rendant la vie des soldats allemands en face d’eux la plus pénible possible.

    Durant cette période, les hauts commandements anglais et français élaboraient une nouvelle offensive qui devait être lancée à l’est de Villers-Bretonneux et dont le fer de lance au sud de la Somme devait être les Canadiens et les Australiens.

    Alors que ces plans étaient en cours d’élaboration, les Allemands frappèrent de nouveau contre les Français au sud. En quelques jours, ils avaient avancé leur front de plus de quarante kilomètres en direction de Paris et se trouvaient pratiquement à leur emplacement de 1914, d’où ils pouvaient frapper la ville.

    Les Alliés ne savaient pas quel était l’objectif précis des Allemands, étant donné que des préparatifs ennemis étaient aussi en cours pour une autre offensive dans la zone de Flandres au nord. Dans l’ensemble, on estima que plutôt que de cibler Paris, les Allemands cherchaient à attirer les réserves anglaises afin d’user les nerfs de la Force expéditionnaire britannique.

    Ce fut en fait une période de grande anxiété pour les Anglais et les Français – la force de frappe des États-Unis sur le champ de bataille n’était pas encore entrée en jeu et les Allemands détenaient toujours l’initiative.

    C’est à ce moment-là que le commandement du Corps d’armée australien fut transféré à un Australien, le lieutenant général John Monash.

    La première grande opération du corps sous Monash fut l’attaque d’une section de la ligne allemande qui dépassait en formant un petit saillant autour du village du Hamel, au nord-est de Villers-Bretonneux. Les préparatifs de l’attaque furent entrepris avec la méticulosité et le soin attentif qui caractérisaient Monash.

    La bataille de Hamel eut lieu le 4 juillet 1918 et est connue comme modèle de ce que les militaires appellent une bataille « toutes armes confondues ». En bref, cela signifie que pour soutenir l’avance de l’infanterie visant à prendre du terrain, toute une gamme d’autres armes – chars d’assaut, artillerie et mitrailleuses – ainsi que des unités de communication etc., était employée. Ces éléments devaient contribuer à monter une attaque très bien planifiée.

    Un certain nombre d’Américains accompagnaient les Australiens et ce n’est pas un hasard si l’attaque était prévue pour le 4 juillet, jour de l’Indépendance.

    Le combat au Hamel fut un brillant succès et ne dura qu’une heure et demie en tout et pour tout. Néanmoins, à certains emplacements, le feu des mitrailleuses allemandes ralentit l’avance. Le soldat de deuxième classe Henry Dalziel, 15e bataillon (Queensland et Tasmanie) armé seulement d’un revolver, se précipita vers les mitrailleurs allemands et saisit leur poste. Le caporal lancier Thomas Axford, 16e bataillon (Australie Occidentale) se servit de grenades pour anéantir un autre poste de mitrailleuses défendu par 16 Allemands. Dalziel et Axford reçurent la Victoria Cross (Croix de Victoria).

    Les combats au Hamel furent aussi le théâtre de la première médaille d’honneur à avoir été décernée à un membre de l’armée américaine pendant la première guerre mondiale, le caporal Thomas Pope. Le texte officiel de sa médaille précise qu’il « se précipita sur un nid de mitrailleuses, tua plusieurs membres de l’équipe avec sa baïonnette puis, enjambant son fusil, repoussa les autres jusqu’à ce que des renforts arrivent et les capturent ».

    Une caractéristique de la bataille du Hamel fut la performance des chars d’assaut britanniques. Les soldats australiens doutaient fort de l’utilité de ces engins depuis leur échec désastreux à Bullecourt en avril 1917.

    Mais ces nouveaux chars étaient plus rapides et plus aisés à manœuvrer et l’infanterie australienne pouvait travailler efficacement avec eux. L’un des commandants des chars d’assaut évoqua le fait que les Australiens ne considéraient jamais que la présence d’un char « les exonère de devoir se battre, et qu’ils tiraient un avantage immédiat de toute occasion suscitée par ces chars ». Les chars porteurs, autre innovation, transportaient du ravitaillement derrière l’avance, tâche qui incombait habituellement à des centaines de fantassins. Autre innovation, l’escadron n° 3, Corps de l’armée de l’air australienne, parachuta des munitions aux Australiens.

    Les Australiens subirent 1400 victimes et les Américains inexpérimentés, qui luttèrent avec courage, perdirent 176 hommes. Tous les objectifs furent pris et plus de 1600 Allemands capturés.

    Charles Bean, l’historien australien officiel, commenta en ces termes : « Le résultat principal du Hamel fut que les dispositions soigneuses de Monash servirent de modèle pour pratiquement toutes les attaques ultérieures montées par l’infanterie britannique avec des chars d’assaut pendant le reste de la guerre ».

     

    Source de l’article : Les Australiens sur le front occidental 1914-1918

     

    Pour d’autre renseignements sur la bataille de Hamel

     

     

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