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     Le 17 juin 1778 – Le combat de la Belle-Poule dans EPHEMERIDE MILITAIRE le-combat-de-la-belle-poule-150x150

     

    Le combat de la Belle-Poule

    D’après « Relation des combats et des événements de la guerre maritime de 1778 jusqu’en 1798 » – Yves J. Kerguelen-Trémarec – 1798

     

    Le signal des hostilités entre la France et l’Angleterre a été donné le 17 juin, par le combat de la Belle-Poule avec une frégate anglaise, et la prise de deux de nos frégates par l’escadre de l’amiral Keppel.

    Ce combat est le premier et un des plus brillants de la guerre.

    Le 17 juin, à 10 heures du matin, M. de la Clocheterie, lieutenant de vaisseau, commandant la Belle-Poule, frégate de 26 canons de 12, eut connaissance, du haut des mâts, de plusieurs bâtiments. A 10 heures et demie, il soupçonna que ce pouvait être une escadre anglaise

    Peu après, il en eut la certitude, et compta jusqu’à 20 bâtiments de guerre. Alors il fit virer de bord et prit chasse. Une frégate et un sloop, qui avaient de l’avantage sur lui, le poursuivirent et l’atteignirent ; il fut hélé en anglais, et ne répondit pas.

    A 6 heures et demie, la frégate française se trouva par le travers de la frégate ennemie à la portée du pistolet. Le commandant de cette dernière frégate héla en français celui de la Belle-Poule, et lui dit qu’il fallait aller trouver son amiral. M. de la Clocheterie répondit que sa mission ne lui permettait pas de faire cette route. L’Anglais insista, et fut refusé de nouveau ; alors il envoya à la Belle-Poule toute sa bordée, et le combat s’engagea à six heures et demie du soir, dans un moment où la faiblesse du vent permettait à peine de gouverner. Il a duré jusqu’à onze heures et demie, toujours à la portée du pistolet.

    A cette époque, la frégate anglaise, qu’on a su depuis être l’Aréthuse de 28 canons de 12, trop maltraitée sans doute pour continuer le combat, profita du vent qui s’était élevé, arriva vent arrière, et se replia sur son escadre. Dans cette position, elle essuya sans riposter plus de 50 coups de canon. M. de la Clocheterie ne pouvait pas suivre son avantage sans courir le risque de tomber au milieu des ennemis. Il fut se réfugier dans des rochers près Plouascat, pour y réparer son bâtiment.

    M. Green de Saint-Marsault, lieutenant de vaisseau, a été, ainsi que 29 hommes de l’équipage, victime de cette glorieuse action.

    M. de la Clocheterie y fut blessé ; M. de la Roche-Kerandraon, enseigne de vaisseau, eut le bras cassé, après 2 heures de combat, se fit mettre un premier appareil, et reprit son poste. M. Bouvet, officier auxiliaire, blessé moins grièvement, ne quitta pas le sien.

    Il y eut 73 blessés parmi l’équipage. M. le chevalier de Capellis, cadet, enseigne de vaisseau, Damard et Sbirre, officiers auxiliaires, de Basterot et chevalier de la Galernerie, gardes de la marine, n’éprouvèrent pas le même sort, mais donnèrent à tout l’équipage, qui les imita, l’exemple du sang froid et de l’intrépidité.

     

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