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    Le 2 mai 1895 – La prise de Marovoay dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-prise-de-marovoay-150x150

     

    La prise de Marovoay

    D’après « Les Hauts faits de l’armée coloniale » – F. Bertout de Solières – 1912

     

    La ville de Marovoay, capitale du Boëni, était un des centres les plus importants de la région Nord-Ouest de Madagascar, bâtie sur un des affluents de la Betsiboka.

    Sous le commandement d’un de nos plus violents ennemis, Ramazombazaha, les Hovas s’y étaient fortement retranchés et avaient construit un rova (fort) sur une colline dominant la ville.

    Les troupes désignées pour attaquer cette position furent divisées en trois colonnes. La colonne de gauche, sous les ordres du général Metzinger, comprenait trois compagnies du bataillon malgache, sous les ordres du lieutenant-colonel Pardes, trois compagnies de turcos, sous les ordres du lieutenant-colonel Pognard, une compagnie d’infanterie de marine, la 13e compagnie du génie et deux sections et demie d’artillerie.

    La colonne du centre, sous les ordres du capitaine de vaisseau Bienaimé, comprenait cent trente-cinq hommes des compagnies de débarquement et une compagnie de tirailleurs algériens.

    La colonne de droite comportait seulement une compagnie, sous les ordres du capitaine Delbousquet.

    Le 29 avril 1895, le départ fut donné et le lieutenant-colonel Pardes bouscula tout de suite quelques partis hovas.

    Le 2 mai, au matin, la colonne de gauche est attaquée par un petit corps embusqué sur la route, mais l’ennemi est refoulé au bout de quelques heures. Une légère halte permet aux hommes de se reposer, puis la marche reprend lorsque, tout à coup, la colonne se trouve devant une position très forte mise en état de défense.

    Attaqués de front et sur la gauche, les Hovas lâchent pied et se débandent sur Marovoay.

    Pendant ce temps, la colonne du centre a remonté la Betsiboka à bord de trois canonnières, le Primauguet, la Rance et le Lynx, débarque au confluent de la rivière de Marovoay, malgré le feu très vif d’une batterie ennemie et d’une pièce à demi enterrée qui enfilait la rivière.

    La colonne Bienaimé s’élançe sur la ville, y pénètre pendant que ses défenseurs se sauvent dans toutes les directions.

    La colonne se jette à l’assaut du rova et s’en empare en un clin d’œil ; à onze heures, le pavillon français flottait sur la colline.

    Les ennemis abandonnaient vingt canons, une mitrailleuse, dix mille cartouches, deux mille obus, cinq canons Hotchkiss et de nombreux approvisionnements de poudre.

    Un gros parti d’environ deux mille Hovas se réfugia à douze kilomètres au Sud, dans le village d’Ambodimonti.

     

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