• 27 avril 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 24 avril 1794 – La prise du petit Saint-Bernard dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-prise-du-petit-saint-bernard-150x150

     

    La prise du petit Saint-Bernard

    D’après « Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français » – Charles Théodore Beauvais de Préau – 1817

     

    Les dernières opérations des Français dans le Piémont n’étaient qu’un prélude à un plan d’attaque générale sur toute la ligne sarde, depuis le Faussigny jusqu’au comté de Nice. Les Piémontais s’étaient fortifiés sur divers points, de manière à rendre difficile l’agression méditée.

    Au milieu des neiges éternelles, ils avaient élevé des redoutes formidables, et les avaient hérissées de canons, transportés à grandes peines sur des points presque inaccessibles.

    Le général Dumas, qui commandait alors l’armée des Alpes, ordonna au général de brigade Basdelaune, qui occupait la Tarentaise, de se porter sur le Mont-Valaisan, et de s’en emparer, ainsi que du petit Saint-Bernard.

    Basdelaune, après avoir marché pendant deux jours au milieu des neiges et des précipices les plus effrayants, attaqua, le 24 avril, par leur droite et par leur gauche, les trois fortes redoutes du Mont Valaisan au-dessus de Seer. Après une défense très opiniâtre, et malgré le feu d’une artillerie à laquelle ils n’avaient à opposer que leur mousqueterie et leurs baïonnettes, les soldats français emportèrent ces retranchements, et forcèrent les Piémontais à une retraite précipitée.

    La position du Mont-Valaisan est à peu près au même niveau de celle du petit Saint-Bernard qui l’avoisine. Basdelaune fit diriger les canons dont il venait de s’emparer dans les redoutes du Valaisan sur celle de la chapelle du petit Saint-Bernard.

    Les Piémontais qui occupaient ce poste, ainsi foudroyés par leur propre artillerie, ne purent résister à ses effets meurtriers, et n’attendirent point que les troupes françaises, continuant leur marche victorieuse, vinssent les chasser de cette dernière position.

    Le général Basdelaune fit poursuivre les Piémontais, à travers les rochers, l’espace de trois lieues ; le sang des blessés indiquait, sur la neige, la trace des fuyards, dont on ramassa un grand nombre.

    Un bataillon du régiment de Boulonnais, les cinquièmes bataillons de l’Isère et de Rhône-et-Loire, et deux bataillons de nouvelles levées de la Côte-d’Or, se distinguèrent dans cette expédition, qui fit autant d’honneur à leur courage qu’à leur constance et à leur discipline.

    Le fruit de ce succès fut la possession de deux des plus importantes positions des Alpes savoyardes. Vingt pièces de canon, plusieurs obusiers, treize pièces d’artillerie de montagne, deux cents fusils et deux cents prisonniers, parmi lesquels se trouva le commandant piémontais, restèrent au pouvoir des Français.

    La Convention, sur le rapport de son commissaire Gaston, promut le général de brigade Basdelaune au grade de divisionnaire.

     

  • Laisser un commentaire


18 jule Blog Kasel-Golzig b... |
18 jule Blog Leoben in Karn... |
18 jule Blog Schweich by acao |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 21 jule Blog Hartberg Umgeb...
| 21 jule Blog Desaulniers by...
| 21 jule Blog Bad Laer by caso