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     Le 2 avril 1801 - La bataille de Copenhague dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-de-copenhague-150x150

     

    La bataille de Copenhague

    D’après « Bibliothèque historique et militaire » – François Charles Liskenne – Jean-Baptiste B. Sauvan – 1840

     

    La guerre se trouvait ainsi déclarée entre l’Angleterre d’une part, la Russie, la Suède, le Danemark, de l’autre. Les glaces rendaient la Baltique impraticable ; des expéditions anglaises furent envoyées pour s’emparer des colonies danoises et suédoises, dans les Indes occidentales.

    Les îles de Sainte-Croix, Saint-Thomas, Saint-Bartholomé, tombèrent sous la domination britannique.

    Le prince de Hesse, commandant les troupes danoises, entra dans Hambourg, afin d’intercepter l’Elbe au commerce anglais. Dans la proclamation de ce général, le Danemark se fonde sur la nécessité de prendre tous les moyens qui peuvent nuire à l’Angleterre, et l’obliger à respecter enfin les droits des nations, et surtout ceux des neutres.

    De son côté, le cabinet de Berlin fit prendre possession du Hanovre, et ferma ainsi aux Anglais les bouches de l’Ems et du Wéser. Le général prussien, dans son manifeste, motive cette mesure sur les outrages dont les Anglais abreuvent constamment les nations neutres, sur les pertes qu’ils leur font supporter, enfin sur les nouveaux droits maritimes que l’Angleterre prétend faire reconnaître.

    Ainsi le roi d’Angleterre avait perdu ses états d’Hanovre. Mais ce qui était d’une plus grande conséquence pour lui, la Baltique, l’Elbe, le Wéser, l’Ems, lui étaient fermés comme la Hollande, la France et l’Espagne.

    C’était un coup terrible porté au commerce des Anglais, et dont les effets étaient tels, que sa prorogation seule les eût obligés de renoncer à leur système.

    Cependant les puissances maritimes du nord armaient avec activité. Douze vaisseaux de ligne russes étaient mouillés à Revel, sept autres suédois étaient prêts à Carlscrona ; ce qui, joint à un pareil nombre de vaisseaux danois, eût formé une flotte combinée de vingt-deux à vingt-quatre vaisseaux de ligne, qui aurait été successivement augmentée, les trois puissances pouvant la porter jusqu’à trente-six et quarante vaisseaux.

    Quelque grandes que fussent les forces navales de l’Angleterre, une pareille flotte était respectable.

    L’Angleterre était obligée d’avoir une escadre dans la Méditerranée, pour empêcher la France d’envoyer des forces en Egypte, et pour protéger le commerce anglais. Le désastre d’Aboukir était en partie réparé, et il y avait, en rade à Toulon, une escadre de plusieurs vaisseaux. Les Anglais se trouvaient également forcés d’avoir une escadre devant Cadix, pour observer les vaisseaux espagnols, et empêcher les divisions françaises de passer le détroit. Une flotte française et espagnole était dans Brest. Il leur fallait en outre une escadre devant le Texel.

    Mais au commencement d’avril, les flottes russe, danoise et suédoise n’étaient pas encore réunies, quoiqu’elles eussent pu l’être au commencement de mars. C’est sur ce retard que le gouvernement anglais basa son plan d’opération pour attaquer successivement les trois puissances maritimes de la Baltique, en portant d’abord tous ses efforts sur le Danemark, et obligeant cette puissance à renoncer à la convention du 16 décembre 1800, et à recevoir les vaisseaux anglais dans ses ports.

    Une flotte anglaise forte de cinquante voiles, dont dix-sept vaisseaux de ligne, sous le commandement des amiraux Parker et Nelson, partit d’Yarmouth le 12 mars. Elle avait mille hommes de troupes de débarquement. Le 15, elle essuya une violente tempête, qui la dispersa. Un vaisseau de 74 (l’Invincible) fut jeté sur un banc, le Hammonbanc, et périt corps et biens.

    Le 20 mars, elle fut signalée dans le Cattégat. Le même jour, une frégate conduisit à Elseneur le commissaire Vansittart, chargé, conjointement avec M. Drumond, de remettre l’ultimatum du gouvernement anglais.

    Le 24, ils revinrent à bord de la flotte, et donnèrent des nouvelles de tout ce qui se passait à Copenhague et dans la Baltique. La flotte russe était encore à Revel, et celle suédoise à Carlscrona. Les Anglais craignaient leur réunion. Le cabinet anglais avait donné pour instructions à l’amiral Parker, de détacher le Danemark de l’alliance des deux puissances, en agissant par la crainte ou par l’effet d’un bombardement. Le Danemark ainsi neutralisé, la flotte combinée se trouvait de beaucoup diminuée, et les Anglais avaient l’entrée libre de la Baltique.

    Il paraît que le conseil hésita sur la question de savoir s’il devait passer le Sund ou le grand Belt.

    Le Sund, entre Gronembourg et la côte suédoise, a deux mille trois cents toises. La plus grande profondeur est à quinze cents toises des batteries d’Elseneur et à huit cents de la côte de Suède. Si donc les deux côtes avaient été également armées, les vaisseaux anglais auraient été obligés de passer à la distance de onze cents toises de ces batteries. A Elseneur et à Cronembourg, on comptait plus de cent pièces ou mortiers en batterie. On conçoit les dommages qu’une escadre doit éprouver dans un pareil passage, tant par la perte des mâts, vergues, que par les accidents des bombes.

    D’un autre côté, le passage par les Belts était très difficile, et les officiers, opposés à ce projet, annonçaient que l’escadre danoise pouvait alors sortir de Copenhague, pour aller se joindre aux flottes française et hollandaise.

    Cependant l’amiral Parker se décida pour ce passage, et le 26 mars, toute la flotte fit voile pour le grand Belt. Mais quelques bâtiments légers, qui éclairaient la flotte, ayant touché sur les roches, elle revint le même jour à son ancrage. L’amiral prit alors la résolution de passer, par le Sund. Et après s’être assuré des intentions qu’avait le commandant de Cronembourg de défendre le passage, la flotte, profitant d’un vent favorable, le 30, se dirigea dans le Sund.

    La flottille de bombarde s’approcha d’Elseneur pour faire diversion, en bombardant la ville et le château. Mais bientôt la flotte s’étant aperçue que les batteries de la Suède ne tiraient pas, appuya sur cette côte, et passa le détroit, hors de la portée des batteries danoises, qui firent pleuvoir une grêle de bombes et de boulets. Tous les projectiles tombèrent à plus de cent toises de la flotte, qui ne perdit pas un seul homme.

    Les Suédois, pour se justifier de la déloyauté de leur conduite, ont allégué que, pendant l’hiver, il n’avait pas été possible d’élever des batteries, ni même d’augmenter celle de six canons qui existait ; que d’ailleurs, le Danemark n’avait pas paru le désirer, dans la crainte probablement que la Suède ne fit de nouveau valoir ses anciennes prétentions, en voulant prendre la moitié du droit que le Danemark perçoit sur tous les bâtiments qui passent le détroit.

    Leur nombre est annuellement de dix à douze mille ; ce qui rapporte à cette puissance de deux millions cinq cent mille francs à trois millions. On voit combien ces raisons sont futiles. Il ne fallait que peu de jours pour placer une centaine de bouches à feu en batterie, et les préparatifs que l’Angleterre faisait, depuis plusieurs mois, pour cette expédition, et en dernier lieu, la station de plusieurs jours de la flotte dans le Cattégat, avaient donné à la Suède bien au-delà du temps qu’il lui fallait.

    Le même jour 30 mars, la flotte mouilla entre l’île de Huen et Copenhague. Aussitôt les amiraux anglais et les principaux officiers s’embarquèrent sur un schooner, pour reconnaître la position des Danois.

    Lorsque l’on a passé le Sund, on n’est pas encore dans la Baltique. A dix lieues d’Elseneur, est Copenhague. Sur la droite de ce port, se trouve l’île d’Amack, et à deux lieues de cette île, en avant, est le rocher de Saltholm. Il faut passer dans ce détroit, entre Saltholm et Copenhague, pour entrer dans la Baltique.

    Cette passe est encore divisée en deux canaux, par un banc, appelé le Middle-Ground, qui est situé vis-à-vis Copenhague ; le canal royal est celui qui passe sous les murs de cette ville. La passe entre l’île d’Amack et Saltholm n’est bonne que pour des vaisseaux de 74 ; ceux à trois ponts la franchissent difficilement, et sont même obligés de s’alléger d’une partie de leur artillerie. Les Danois avaient placé leur ligne d’embossage entre le banc et la ville, afin de s’opposer au mouillage des bombardes et chaloupes canonnières, qui auraient pu passer au-dessus du banc. Les Danois croyaient ainsi mettre Copenhague à l’abri du bombardement.

    La nuit du 30 fut employée par les Anglais à sonder le banc. Et le 31, les amiraux montèrent sur une frégate, avec les officiers d’artillerie, afin de reconnaître de nouveau la ligne ennemie et l’emplacement pour le mouillage des bombardes. Il fut reconnu que, si l’on pouvait détruire la ligne d’embossage, des bombardes pourraient se placer pour bombarder le port et la ville. Mais que, tant que la ligne d’embossage existerait, cela serait impossible.

    La difficulté, pour attaquer cette ligne, était très grande. On en était séparé par le banc de Middle-Ground, et le peu d’eau qui restait au-dessus de ce banc, ne permettait pas aux vaisseaux de haut bord de le franchir.

    Il n’y avait donc de possibilité qu’en le doublant et venant ensuite, en le rasant par stribord, se placer entre lui et la ligne danoise, opération fort hasardeuse :
    1° Car, on ne connaissait pas bien le gisement et la longueur du banc, et l’on n’avait que des pilotes anglais qui n’avaient navigué dans ces mers qu’avec des bâtimens de commerce. On sait d’ailleurs que les pilotes les plus habiles ne peuvent se guider, en pareilles circonstances, que par les bouées. Mais les Danois, avec raison, les avaient ôtées, ou mal placées exprès.
    2° Les vaisseaux anglais, en doublant le banc, étaient exposés à tout le feu des Danois, jusqu’à ce qu’ils eussent pris leur ligne de bataille.
    3° Chaque vaisseau désemparé serait un vaisseau perdu, parce qu’il s’échouerait sur le banc, et cela sous le feu de la ligne et des batteries danoises.

    Les personnes les plus prudentes croyaient qu’il ne fallait pas entreprendre une attaque qui pouvait entraîner la ruine de la flotte. Nelson pensa différemment, et fit adopter le projet d’attaquer la ligne d’embossage et de s’emparer des batteries de la couronne, au moyen de neuf cents hommes de troupes.

    Appuyé à ces îles, le bombardement de Copenhague devenait facile, et le Danemark pouvait être considéré comme soumis.

    Le commandant en chef ayant approuvé cette attaque, détacha, le 1er avril, Nelson avec douze vaisseaux de ligne et toutes les frégates et bombardes. Celui-ci mouilla le soir à Draco-Pointe, près du banc, qui le séparait de la ligne ennemie, et si près d’elle que les mortiers de l’île d’Amack, qui tirèrent quelques coups, envoyèrent leurs bombes au milieu de l’escadre mouillée.

    Le 2, les circonstances du temps étant favorables, l’escadre anglaise doubla le banc, et le rangeant à stribord, vint prendre la ligne entre lui et les Danois. Un vaisseau anglais de 74 toucha, avant d’avoir doublé le banc, et deux autres s’échouèrent après l’avoir doublé. Ces trois vaisseaux dans cette position, étaient exposés au feu de la ligne ennemie, qui leur envoya bon nombre de boulets.

    La ligne d’embossage des Danois était appuyée, à sa gauche, aux batteries de la couronne, îles factices à six cents toises de Copenhague, armées de 70 bouches à feu, et défendues par quinze cents hommes d’élite, et sa droite se prolongeait sur l’île d’Amack. Pour défendre l’entrée du port, sur la gauche des trois couronnes, on avait placé quatre vaisseaux de ligne, dont deux entièrement armés et équipés.

    Le but de la ligne d’embossage étant de garantir le port et la ville d’un bombardement, et de rester maître de toute la rade comprise entre le Middle Ground et la ville, cette ligne avait été placée le plus près possible du banc. Sa droite était très en avant de l’île d’Amack.

    La ligne entière avait plus de trois mille toises d’étendue, et était formée par vingt bâtiments. C’étaient de vieux vaisseaux rasés, ne portant que la moitié de leur artillerie, ou des frégates et autres bâtiments, installés en batteries flottantes, portant une douzaine de canons. Pour l’effet qu’elle devait produire, cette ligne était suffisamment forte et parfaitement placée ; aucune bombarde ou chaloupe canonnière ne pouvait l’approcher. Pour les raisons ci-dessus énoncées, les Danois ne craignaient pas d’être attaqués par les vaisseaux de haut bord.

    Lors donc qu’ils virent la manœuvre de Nelson, et qu’ils prévirent ce qu’il allait entreprendre, leur étonnement fut grand. Ils comprirent que leur ligne n’était pas assez forte, et qu’il aurait fallu la former, non de carcasses de bâtiments, mais au contraire des meilleurs vaisseaux de leur escadre ; qu’elle avait trop d’étendue, pour le nombre de bâtiments qui y étaient employés ; qu’enfin la droite n’était pas suffisamment appuyée; que s’ils eussent rapproché cette ligne de Copenhague, elle n’eût eu que quinze à dix-huit cents toises ; qu’alors la droite aurait pu être soutenue par de fortes batteries, élevées sur l’île d’Amack, qui auraient battu en avant de la droite, et flanqué toute la ligne.

    Il est probable que, dans ce cas, Nelson eût échoué dans son attaque, car il lui aurait été impossible de passer entre la ligne et la terre, ainsi garnie de canons. Mais il était trop tard, ces réflexions étaient inutiles, et les Danois ne songèrent plus qu’à se défendre avec vigueur.

    Les premiers succès qu’ils obtinrent, en voyant échouer trois des plus forts vaisseaux ennemis, leur permettaient de concevoir les plus hautes espérances. Le manque de ces trois vaisseaux obligea Nelson, pour ne point trop disséminer ses forces, à dégarnir son extrême droite. Dès lors, le principal objet de son attaque, qui était la prise des trois couronnes, se trouva abandonné. Aussitôt que Nelson eut doublé le banc, il s’approcha jusqu’à cent toises de la ligne d’embossage, et se trouvant par quatre brasses d’eau, ses pilotes mouillèrent. La canonnade était engagée avec une extrême vigueur. Les Danois montrèrent la plus grande intrépidité, mais les forces des Anglais étaient doubles en canons.

    Une ligne d’embossage présente une force immobile contre une force mobile : elle ne peut donc surmonter ce désavantage, qu’en tirant appui des batteries de terre, surtout pour les flancs. Mais, ainsi qu’on l’a dit plus haut, les Danois n’avaient pas flanqué leur droite.

    Les Anglais appuyèrent donc sur la droite et sur le centre, qui n’étaient pas flanqués, en éteignirent le feu, et obligèrent cette partie de la ligne d’amener, après une vive résistance de plus de quatre heures. La gauche de la ligne, étant bien soutenue par les batteries de la couronne, resta entière.

    Une division de frégates espérant, à elle seule, remplacer les vaisseaux qui avaient dû attaquer ces batteries, osa s’engager avec elles, comme si elle était soutenue par le feu des vaisseaux. Mais elle souffrit considérablement, et, malgré tous ses efforts, fut obligée de renoncer à cette entreprise, et de s’éloigner.

    L’amiral Parker, qui était resté avec l’autre partie de la flotte au-dehors du banc, voyant la vive résistance des Danois, comprit que la plupart des bâtiments anglais seraient dégréés par suite d’un combat aussi opiniâtre ; qu’ils ne pourraient plus manœuvrer, et s’échoueraient tous sur le banc, ce qui eut lieu en partie. Il fit le signal de cesser le combat, et de prendre une position en arrière ; mais cela même était très difficile. Nelson aima mieux continuer l’action. Il ne tarda pas à être convaincu de la sagesse du signal de l’amiral, et il se décida enfin à lever l’ancre et à s’éloigner du combat.

    Mais, voyant qu’une partie de la ligne danoise était réduite, il eut l’idée, avant de prendre ce parti extrême, d’envoyer un parlementaire proposer un arrangement. Il écrivit, à cet effet, une lettre adressée aux braves frères des Anglais, les Danois, et conçue en ces termes : « Le vice-amiral Nelson a ordre de ménager le Danemark ; ainsi il ne doit résister plus longtemps. La ligne de défense qui couvrait ses rivages, a amené au pavillon anglais. Cessez donc le feu, qu’il puisse prendre possession de ses prises, ou il les fera sauter en l’air avec leurs équipages, qui les ont si noblement défendues. Les braves Danois sont les frères et ne seront jamais les ennemis des Anglais ».

    Le prince de Danemark, qui était au bord de la mer, reçut ce billet, et, pour avoir des éclaircissements à ce sujet, il envoya l’adjudant-général Lindholm auprès de Nelson, avec qui il conclut une suspension d’armes. Le feu cessa bientôt partout, et les Danois blessés furent remis sur le rivage.

    Cette suspension avait à peine eu lieu, que trois vaisseaux anglais, y compris celui que montait Nelson, s’échouèrent sur le banc. Ils furent en perdition, et ils n’auraient jamais pu s’en relever, si les batteries avaient continué le feu. Ils durent donc leur salut à cet armistice.

    Cet événement sauva l’escadre anglaise. Nelson se rendit, le 4 avril, à terre. Il traversa la ville au milieu des cris et des menaces de toute la populace ; et après plusieurs conférences avec le prince régent, on signa la convention suivante : « Il y aura un armistice de trois mois et demi, entre les Anglais et le Danemark ; mais uniquement pour la ville de Copenhague et le Sund. L’escadre anglaise, maîtresse d’aller où elle voudra est obligée de se tenir à la distance d’une lieue des côtes du Danemark, depuis sa capitale jusqu’au Sund. La rupture de l’armistice devra être dénoncée quinze jours avant la reprise des hostilités. Il y aura statu quo parfait sous tous les autres rapports, en sorte que rien n’empêche l’escadre de l’amiral Parker de se porter vers quelque autre point des possessions danoises, vers les côtes du Jutland, vers celles de la Norvège ; que la flotte anglaise qui doit être entrée dans l’Elbe, peut attaquer la forteresse danoise de Gluckstadt ; que le Danemark continue à occuper Hambourg et Lubeck, etc. ».

    Les Anglais perdirent, dans cette bataille, neuf cent quarante-trois hommes tués ou blessés. Deux de leurs vaisseaux furent tellement maltraités, qu’il ne fut plus possible de les réparer ; l’amiral Parker fut obligé de les renvoyer en Angleterre.

    La perte des Danois fut évaluée un peu plus haut que celle des Anglais. La partie de la ligne d’embossage, qui tomba au pouvoir de ces derniers, fut brûlée, au grand déplaisir des officiers anglais, dont cela lésait les intérêts. Lors de la signature de l’armistice, les bombardes et chaloupes canonnières étaient en position de prendre une ligne pour bombarder la ville.

    L’évènement de Copenhague ne remplit pas entièrement les intentions du gouvernement britannique. Il avait espéré détacher et soumettre le Danemark, et il n’était parvenu qu’à lui faire signer un armistice, qui paralysait les forces danoises pendant quatorze semaines.

     

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