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    Le 1er avril 1813 – Déclaration de guerre de la France à la Prusse dans EPHEMERIDE MILITAIRE bataille-franco-prussienne-150x150

     

    Déclaration de guerre de la France à la Prusse

    D’après « Éphémérides militaires depuis 1792 jusqu’en 1815 » – Louis-Eugène d’Albenas – 1820

     

    Les débris de l’armée française échappés aux désastres de la campagne de Russie se repliaient successivement des bords de la Vistule à ceux de l’Oder, de l’Oder à ceux de l’Elbe.

    Les forteresses de Dantzick, de Thorn, de Modlin, sur la Vistule ; de Stettin, de Custrin, de Glogau, sur l’Oder, restées en notre pouvoir, étaient seulement bloquées par l’ennemi, et, sentinelles avancées de l’armée française, elles devaient, en cas de succès dans la campagne suivante, lui offrir un passage certain sur chacun de ces fleuves. Ce qui, plus tard, fut une grande faute dans le général français, était ici approuvé par les règles d’une sage tactique.

    Cependant la Prusse, notre alliée dans la campagne qui venait de finir, nous donnait déjà tous les indices d’une prochaine défection. Le général York, avec son corps d’armée, avait abandonné le maréchal Macdonald et traité avec le général russe Witgenstein.

    Le roi de Prusse désavoua son général, et parut vouloir rester fidèle à son alliance avec la France. De nouvelles et nombreuses levées furent faites dans toute la monarchie prussienne. Les ministres prussiens à Paris assuraient qu’elles étaient destinées à grossir l’armée française, lorsque chaque soldat prussien, traversant nos rangs pour aller en Silésie trouver ses drapeaux et son roi, nous assurait hautement qu’avant peu, nous le compterions dans les rangs de nos ennemis.

    Une violente fermentation agitait toutes les provinces, la présence de l’armée française la comprimait encore. Mais vers la fin de mars, celle-ci ayant évacué Berlin et passé sur la rive gauche de l’Elbe, l’explosion prévue éclata. Tourte la population courut aux armes.

    Au flegme allemand, succéda l’activité du plus ardent patriotisme, et le souvenir d’une oppression de sept années enfanta tout-à-coup une armée de cent cinquante mille hommes.

    La nation prussienne oublia la bataille de Iéna pour ne se rappeler que de celle de Rosbach, et Frédéric-Guillaume jeta le masque de sa feinte amitié.

    Le 1er avril 1813, toutes les pièces diplomatiques relatives à la rupture de l’alliance avec la Prusse furent présentées au sénat et Napoléon annonça qu’il allait se remettre à la tête de l’armée en Allemagne.

    C’est ainsi qu’au mépris de la foi jurée, cet allié nous abandonna. Sa longue souffrance pouvait peut-être l’excuser.

    Nous aurons plusieurs fois l’occasion de signaler de plus honteuses défections. Quoique, en politique, le succès légitime et justifie l’entreprise ; quoique la sentence du glaive n’admette guère d’autre appel que celui du glaive, il est dans l’ordre moral une tache imprimée sur tout ce qui est trahison, qui l’accompagne partout, dans tous les temps, et qu’aucun succès ne peut effacer.

    Au 1er avril 1813, l’armée française, commandée par le prince Eugène, était en position sur l’Elbe et la Saale, occupant les villes de Hambourg, de Lauenbourg, et les forteresses de Magdebourg et de Wittemberg.

     

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