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     Le 29 mars 1863 – La prise du fort San-Xavier dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-prise-du-fort-san-xavier-150x150

     

    La prise du fort San-Xavier (Mexique)

    D’après « Expédition du Mexique, 1861-1867 : récit politique et militaire » – Gustave Léon Niox – 1874

     

    Le 23 mars au soir, les dispositions préliminaires du siège étant terminées, la tranchée fut ouverte devant le fort San-Xavier, sur un développement de mille mètres et à 600 mètres du saillant. Les travaux d’attaque furent vigoureusement menés.

    Le 25 mars, la deuxième parallèle fut établie à 330 mètres. Le lendemain, les batteries ouvrirent le feu, bouleversèrent les parapets du fort, percèrent à jour les bâtiments du pénitencier, et démontèrent toutes les pièces ennemies à l’exception de deux. Une troisième parallèle fut tracée à 135 mètres du saillant.

    Dès lors, le fort San-Xavier était complètement ruiné. Une attaque de vive force en était possible.

    L’ennemi le désarma presque entièrement, il plaça les canons qu’il en avait enlevés dans les rues adjacentes et derrière les maisons voisines, de manière à pouvoir en battre les abords ; on jugea utile, pour diminuer l’étendue du terrain que les colonnes d’attaque auraient à franchir à découvert, d’établir une quatrième parallèle. Elle fut ouverte, pendant la nuit du 27 au 28, à soixante-dix mètres environ du bastion attaqué.

    Le général Forey réserva au 1er bataillon de chasseurs à pied et au 2e bataillon du 2e zouaves, dont l’héroïque valeur s’était brisée, le 5 mai 1862, sur les murs de Guadalupe, l’honneur de monter à l’assaut du fort San-Xavier.

    Le 29 mars à cinq heures du soir, le général Bazaine, placé dans la quatrième parallèle, en donne le signal. Les hourras des troupes y répondent aussitôt, et la première colonne, sous les ordres du commandant de Courey, du 1er bataillon de chasseurs, s’élance sur les parapets qu’elle couronne rapidement. Une fusillade des plus vives part des murs crénelés, des terrasses, des portes, des fenêtres, des clochers et couvre les attaques.

    L’ennemi démasque au même moment, les pièces cachées derrière les barricades, les soutient par le feu de nombreux mortiers et celui d’une batterie de montagne, qui vient prendre position en avant de Carmen. Les ouvrages de Santa Anita, de San Pablo, de la Calera, de Morelos et de Carmen, donnent à leur tir la plus grande intensité. Mais cette pluie de balles, de boulets, de bombes et de mitraille, n’arrête pas l’élan des troupes.

    La seconde colonne, dirigée par le commandant Gautrelet, du 2e zouaves, suit de près la première. Toutes deux poursuivent leur succès, dépassent les retranchements et pénètrent dans le Pénitencier.

    Il y restait encore environ sept cents Mexicains, qui résistèrent avec acharnement. Ils cédèrent enfin, mais un très petit nombre parvint à s’échapper. Beaucoup se firent tuer, les autres furent faits prisonniers. L’ennemi tenta plusieurs retours offensifs, et à 8 heures du soir seulement, le feu diminua de part et d’autre.

    D’après les documents mexicains, la perte de l’ennemi dans cette journée fut de six cents hommes. On ramena deux cents prisonniers au nombre desquels deux colonels et huit officiers.

    Trois obusiers de montagne, une pièce de campagne, deux fanions furent enlevés par les troupes françaises ; mais ce succès leur coûta trois officiers tués et treize blessés. Le général de Laumière, commandant l’artillerie, fut blessé mortellement. Vingt-six sous-officiers ou soldats furent tués et 189 blessés.

     

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