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    Le combat de Tarvis

    D’après « France militaire. Histoire des armées françaises de terre et de mer » – Abel Hugo – 1838

    Masséna s’était aquitté avec son habileté ordinaire des instructions qu’il avait reçues. Après s’être emparé du fort de la Chiusa-Veneta, il était arrivé au pont de Casasola, où l’ennemi s’était rallié pour empêcher le passage.

    Les tirailleurs français firent d’abord replier les tirailleurs impériaux ; ensuite les grenadiers des 32e et 75e demi-brigades, en colonne serrée, forcèrent le pont, et malgré ses retranchements et ses chevaux de frise, culbutèrent les Autrichiens et les poursuivirent jusqu’à Ponteba, leur faisant 600 prisonniers, tous des vieilles troupes venues du Rhin.

    Masséna ne s’arrêta point à Ponteba et continua la poursuite de l’ennemi jusqu’au-delà du bourg et du plateau de Tarvis, dont il resta maître. Tous les magasins établis dans la contrée tombèrent au pouvoir des Français par cette défaite de la colonne d’Ocskay.

    On conçoit aisément quelle était alors la situation critique de la colonne de Bayalitsch, qui, chassée de Pufero avec une perte de deux pièces de canon et 100 prisonniers, avait été refoulée le même jour dans les gorges de Caporetto. Elle se trouvait, par le vice des manœuvres de l’Archiduc, placée entre Guyeux et Masséna, dans une position où tout espoir de salut lui était absolument enlevé

    Ce fut à Krainbourg que l’Archiduc apprit l’occupation de Tarvis par Masséna et l’état critique de Bayalitsch. Il envoya à Ocskay l’ordre de reprendre Tarvis, où les Français ne devaient avoir que des avant-postes.

    Mais celui-ci, trop maltraité, s’était déjà retiré à Würzen, dans la vallée de la Save. Gontreuil qui commandait l’avant-garde de Bayalitsch, ayant traversé le col d’Ober-Preet, se présenta devant Tarvis, dont il chassa les avant-postes républicains, momentanément rejetés jusque sur Safuitz. Il espérait avoir ainsi assuré la retraite du reste de la colonne.

    Mais Masséna l’ayant attaqué le 22 au matin, avec toute sa division, le repoussa bien au-delà de Tarvis en lui tuant et faisant prisonniers un grand nombre de soldats. Les débris de l’avant-garde autrichienne se réfugièrent dans les gorges de Gaititzbach par Raibel.

    Le prince Charles rejeta la mauvaise issue de celle affaire tantôt sur Ocskay, tantôt sur Gontreuil et Bayalitsch, quoiqu’elle dépendit plutôt de la dissémination de ses forces et de l’habileté de Bonaparte à profiter de toutes les fautes de ses adversaires.

    Le combat de Tarvis, dit le général en chef de l’armée d’Italie dans un rapport, s’est donné au-dessus des nuages, sur une sommité qui domine l’Allemagne et la Dalmatie. Dans plusieurs endroits où notre ligne s’étendait, il y avait trois pieds de neige, et la cavalerie, chargeant sur la glace, a essuyé des accidents qui ont été surtout très funestes à celle des ennemis.

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