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     Le 21 mars 1918 – L’opération « Michael » ou la « Kaiserschlacht » dans EPHEMERIDE MILITAIRE soldat-allemand-150x150

     

    L’opération « Michael » ou la « Kaiserchlacht »

     

    À la fin de l’année 1917, le haut commandement allemand tire immédiatement parti du nouveau contexte stratégique qui lui est totalement favorable. La révolution russe et l’effondrement de l’armée tsariste qui la suit, permettent désormais de mener la guerre sur un seul front, l’Ouest, en y concentrant toutes les forces disponibles.

    La décision est prise par Ludendorff de préparer une attaque décisive, de très grande ampleur, pour le printemps 1918, avant que la montée en puissance de l’armée américaine ne soit effective.

     

    Pour en savoir plus 

     

    D’après « Historique de la gendarmerie : guerre de 1914-1918 » – 1920

     

    Tandis que du côté français se poursuit activement la réorganisation des régions récupérées, les Allemands se préparent à déclencher sur ce front une formidable offensive. Elle se produit le 21 mars.

     

    Offensive allemande du 21 mars 1918 vers Amiens.

    L’armée anglaise, qui a étendu son front jusqu’à l’Ailette, ne peut résister au choc, et de nouveau la partie nord de l’arrondissement de Compiègne est envahie. Les brigades de Guiscard, Noyon, Beaulieu-les-Fontaines, Lassigny et Ribécourt, ces deux dernières à peine réinstallées dans leurs résidences, doivent se replier une seconde fois sous la pression de l’ennemi.

    Cette offensive est précédée et accompagnée de nombreux bombardements par avions, dont Soissons, Compiègne et Margny-lès-Compiègne ont particulièrement à souffrir. Elle est enrayée dès la fin de mars.

    Tandis que les brigades de Noyon et Ribécourt restent à Compiègne, celles de Lassigny, Guiscard et Beaulieu s’installent à Elincourt-Sainte-Marguerite, où la prévôté les emploie à la police du champ de bataille dans le voisinage immédiat des lignes.

     

    Offensives allemandes vers Amiens et Calais.

    Les offensives ennemies du 21 mars jettent un trouble profond dans la région.

    L’avance ennemie en direction d’Amiens, la mobilisation de la classe 1919, l’appel des classes 1920 et 1921, le rappel des sursitaires, à l’exception des mineurs, arrêtent, pendant les derniers jours de mars, la vie économique de la région.

    Les brigades connaissent, encore une fois, pendant plusieurs semaines, les fatigues et les émotions des premiers jours de l’invasion. Certaines d’entre elles sont obligées d’abandonner leurs résidences.

    La Ve armée britannique, qui défend les passages de la Somme, est impuissante à arrêter l’avance allemande. Les populations fuient, affolées, vers l’arrière. Pour la deuxième fois, les brigades des arrondissements de Péronne et de Montdidier doivent se replier devant l’ennemi. Ce mouvement n’est exécuté qu’à la dernière extrémité, lorsque l’évacuation des habitants est terminée et que les brigades ne peuvent plus tenir sur leurs emplacements. Les brigades de Corbie, Villers-Bretonneux et celles de l’arrondissement de Péronne se replient sur Amiens.

    Les brigades de l’arrondissement de Montdidier gagnent Beauvais, à l’exception de la brigade d’Ailly-sur-Noye, qui va à Conty.

    A cette date, 26 mars, la situation est critique : l’ennemi n’est qu’à une étape de la ville d’Amiens. Les incursions d’avions sont journalières et les victimes nombreuses. La ville est soumise à un bombardement continu ; l’affolement gagne la population, qui s’éloigne.

    La gendarmerie de la Somme et des Ardennes se multiplie pour dégager les routes, régler la circulation, assurer les mesures de protection et d’évacuation des blessés.

    Dès les premiers jours d’avril, l’évacuation d’Amiens s’effectue par ordre de l’autorité militaire. Un détachement de 45 hommes de la compagnie du Pas-de-Calais vient renforcer la police de la ville.

    La gendarmerie de la place est répartie en dix secteurs, placés chacun sous les ordres d’un officier.

    Dans chaque secteur, un poste de gendarmerie, assisté d’une équipe de travailleurs, s’emploie à assurer la fermeture des immeubles dans lesquels les bombardements ne cessent de faire des brèches. Le pillage est restreint à des cas isolés. Les incendies sont combattus dès qu’ils apparaissent et la circulation est assurée.

    Sous les bombardements incessants, la gendarmerie de la place apporte, dans l’accomplissement de sa mission, une énergie et un dévouement qui furent particulièrement remarqués, notamment lors des violents incendies de la rue Beauvais, des magasins généraux et du passage du Commerce.

    Du 21 mars au 1er mai 1918, 7 gendarmes furent blessés et 21 obtinrent des citations à l’ordre.

    A Abbeville, on compte 150 victimes, tués et blessés, dans la population. De nombreux immeubles sont détruits. Les brigades sont citées à l’ordre de la région du Nord pour leur belle attitude.

    Les brigades de Croisilles, Bapaume, Beaumetz-Ies-Loges, Foncquevillers, Arras, Bully-Grenay, Laventie, Cambrin, etc., sont contraintes d’abandonner leurs résidences après l’évacuation de la population.

    Le 21 mars 1918, de 20 à 22 heures, des avions allemands bombardèrent violemment la ville et la gare de Lillers, visant particulièrement les voies de communication. La gare de marchandises était détruite, la gare des voyageurs très endommagée. 670 hectolitres d’alcool transitant en gare prenaient feu.

    Un train de munitions entrant en gare était atteint par une torpille. Sur trente-six wagons qui le composaient, dix-huit étaient la proie des flammes. En explosant successivement, les wagons couvraient la ville d’obus et de débris de matériel dans un rayon de 800 mètres. A un moment, une maison en bordure de la voie était détruite, ensevelissant sous ses décombres la famille Legrand, composée de cinq personnes.

    Un chef de brigade et trois gendarmes de la prévôté attachés à l’armée britannique n’hésitèrent pas, sous le feu des avions qui les survolaient et à moins de 100 mètres des wagons de munitions qui explosaient dans toutes les directions, à rechercher et à dégager une à une quatre des personnes ensevelies sous les décombres de la maison détruite et grièvement blessées.

    Le cadavre de la cinquième victime, un enfant de 10 ans, ne put être dégagé qu’après deux heures d’efforts, parfois interrompus par la violence des explosions.

     

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