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  • 24 février 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     

    Le combat de Fontvannes et la reprise de Troyes

    D’après « Éphémérides militaires depuis 1792 jusqu’en 1815 » – Louis Eugène d’Albenas – 1820

     

    Après le combat de Montereau (18 février), l’armée austro-russe évitant un engagement général, se retira sur Troyes, suivie par l’armée française, commandée par l’Empereur Napoléon.

    Le 23 février, le corps du général Gérard débouchant sur Troyes, se trouve en présence de l’arrière-garde ennemie. Les dragons du général Roussel, formant l’avant-garde du corps français, atteignent près de Fontvannes la cavalerie du prince Lichtenstein, la chargent et décident sa retraite.

    Au moment où elle l’exécutait, deux escadrons du 22e de dragons, appuyés par la cavalerie légère du général Ameil, s’élancent avec audace sur la ligne ennemie, l’enfoncent, prennent six pièces de canon attelées, et trois cents cavaliers montés. Les fuyards sont poursuivis vivement jusqu’à ce qu’ils trouvent un refuge sous les murs de Troyes, où était encore le gros de l’armée alliée.

    Parmi les officiers qui se distinguèrent dans ce brillant combat de cavalerie, on cita avec éloge le capitaine Hupais (Alexandre), qui seulement avec quelques chasseurs du 5e, tombant sur l’artillerie ennemie, s’empara de deux pièces après en avoir sabré les canonniers. Le grade de chef d’escadron fut la récompense de cette action d’éclat.

    Il fut encore fait mention du colonel Beugniet, du major Féroussat, du 10e de chasseurs ; du chef d’escadron Bézart, aide-de-camp du général Ameil, des capitaines Merville et Véron, du 5e de chasseurs.

    Napoléon, qui avait vu l’armée alliée se concentrer sur Troyes, avait espéré qu’elle se déciderait à recevoir la bataille qu’il lui présentait. L’ardeur de ses troupes, ses savantes combinaisons, lui assuraient la victoire. Mais le prince de Schwartzenberg n’osa point se risquer devant l’habile général qui venait d’écraser l’armée de Silésie, et persistant dans sa prudente résolution, il continua son mouvement rétrograde derrière la Seine.

    Napoléon, qui voulait troubler sa retraite, fit faire brèche aux murs de Troyes, et déjà nos colonnes s’avançaient pour y pénétrer, lorsqu’un parlementaire vint annoncer que la place serait évacuée dans la nuit, mais que le gouverneur y mettrait le feu si l’on continuait l’attaque. Napoléon contremanda l’assaut, qui eût infailliblement causé la ruine de cette grande et florissante ville.

    Le lendemain, à trois heures du matin, l’armée française entra dans Troyes, où elle ne trouva plus que six cents blessés non transportables, et poursuivit l’ennemi sur la rive gauche de la Seine. Le général Nansouty, avec la cavalerie de la garde, atteignit l’arrière-garde des Bavarois, et lui fit deux cents prisonniers.

    Sur la route de Bar-sur-Seine, le général Kellerman chargea l’arrière-garde autrichienne, lui enleva un parc et huit cents hommes.

     

     

    D’après « Trophées des Armées Françaises depuis 1792 jusqu’en 1825 »

     

    A peine Troyes était-elle devenue libre, que Napoléon y entra, suivi de la vieille infanterie de sa garde. Quoiqu’il eût tout fait pour épargner à cette ville les horreurs d’un assaut, il n’ignorait pas que quelques citoyens, assez lâches pour trahir la cause du malheur en faveur du parti victorieux, avaient offert leurs services aux alliés, et s’étaient couverts de décorations proscrites depuis vingt-cinq ans, dans la seule intention d’exciter leurs concitoyens à la révolte contre l’autorité d’un souverain reconnu par toutes les nations.

    - Il y a ici cinq personnes qui ont pris la croix de Saint-Louis, dit l’Empereur au commissaire de police qu’il rencontra.
    - Sire, il n’y en a que deux.
    - Quelles sont-elles ?
    - MM. de Vidranges et de Gouault.
    - Qu’on les arrête sur-le-champ.

    On ne put s’emparer de M. de Vidranges, parce qu’il était en mission pour le parti royaliste. Quant au second, il fut arrêté, jugé et fusillé le même jour.

    L’exécution du chevalier de Gouault fut immédiatement suivie du décret ci-après :
    - Art. 1er. Il sera dressé un état des Francais qui sont au service des puissances alliées, ou qui, sous quelque titre que ce soit, ont accompagné les armées ennemies dans l’invasion du territoire de l’Empereur, depuis le 20 décembre 1813.
    - Art. 2. Les individus qui seront portés sur cet état seront traduits sans délai, et toute affaire cessante, devant nos cours et tribunaux, pour y être jugés et condamnés aux peines portées par la loi, et leurs propriétés confisquées au profit des domaines de l’état, conformément aux lois existantes.
    - Art. 3. Tout Français qui aura porté les décorations des ordres de l’ancienne dynastie dans les villes occupées par l’ennemi, et durant son séjour, sera déclaré traître, jugé comme tel par une commission militaire, et condamné à mort. Ses propriétés seront confisquées au profit des domaines de l’état.

     

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