• 23 février 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     

    La fin du siège de Cagliari

    D’après « Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français » – Charles Théodore Beauvais – 1854

     

    Pendant que Montesquiou et Anselme s’emparaient d’une partie des Etats du roi de Sardaigne sur la terre ferme, l’amiral Truguet était chargé par le gouvernement républicain de faire une descente en Sardaigne.

    Parti de Toulon à la fin de décembre 1792 avec vingt-deux vaisseaux de guerre, frégates ou galiotes à bombes, il se présente le 23 devant Cagliari, capitale de cette île. La place est sommée de se rendre.

    Les assiégés ayant renversé d’un coup de fusil le parlementaire chargé de porter la sommation, Truguet, furieux, donne, le 27, l’ordre de bombarder la ville. Mais les Sardes, dont l’artillerie était nombreuse et bien servie, opposent à cette attaque une vigoureuse résistance. Leur feu embrase un des vaisseaux français. Un autre, s’étant trop approché de terre, échoue. Plusieurs autres sont endommagés.

    Truguet cependant veut tenter la descente. Mais ses troupes de débarquement, composées de nouvelles recrues, montrent de la mauvaise volonté. Le désordre se met parmi elles, et Truguet retourne à Toulon pour réparer ses pertes, et prendre à bord des troupes mieux disciplinées et plus aguerries.

    Le 3 février, il reparait devant Cagliari avec 7000 hommes de plus sur sa flotte. Après plusieurs essais toujours rendus infructueux par la résistance des Sardes, l’amiral parvient enfin, le 17, à débarquer 4000 hommes.

    Leur commandant les divise en deux colonnes. La première reste sur le lieu même du débarquement. Pendant qu’elle s’occupe à y former des retranchements, l’autre se dirige sur le fort Saint-Élie, dans l’intention de forcer la citadelle de Cagliari. Mais attaquée par de forts détachements de la garnison, à la chute du jour, cette colonne est battue, et contrainte de se retirer dans les retranchements.

    Trois jours après, une tempête horrible vint assaillir la flotte. Truguet voit un vaisseau de quatre-vingts canons sombrer sous voile. Deux frégates sont obligées de couper leurs mâts pour éviter le même sort. Plusieurs bâtiments de transport échouent sur la côte, et tombent entre les mains des Sardes. Enfin, contrarié par les éléments, Truguet renonce à son entreprise. Il fait rembarquer ses 4000 hommes, et le 21, il lève l’ancre et fait voile vers Toulon.

     

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