Restez à jour: Articles | Commentaires

  • 12 février 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 12 février 1881 – La prise de Goubanko dans EPHEMERIDE MILITAIRE le-camp-de-goubanko-150x150

     

    La prise de Goubanko

    D’après « Les Hauts faits de l’armée coloniale » – F. Bertout de Solières – 1912

     

    Voulant continuer l’œuvre de pénétration entreprise par ses prédédesseurs, le lieutenant-colonel Borgnis-Desbordes, de l’artillerie de marine, nommé commandant supérieur du Haut-Sénégal, organisa une nouvelle expédition.

    La colonne composée de 424 combattants, dont 156 Européens, 18 officiers, de 4 canons, 355 conducteurs et âniers, 452 animaux divers, partit de Médine le 9 janvier 1881, après avoir éprouvé, pendant la concentration, de grandes pertes à la suite d’une épidémie de fièvre typhoïde.

    Un poste fut installé à Kita, mais un repaire de bandits existant un peu au delà, à quelques kilomètres du village de Goubanko, le colonel résolut de le détruire avant de pousser plus avant.

    Le 12 février, nos troupes arrivaient devant le tata. L’enceinte de Goubanko était constituée par une muraille en argile ferrugineuse ayant la forme d’un vaste rectangle avec portes fortifiées, créneaux et plateformes pour le tir. Deux fortes traverses en argile partageaient le village en deux réduits indépendants. Enfin un fossé à pic entourait l’enceinte extérieure.

    L’attaque de cette formidable position commença au point du jour : à dix heures, les obus mettaient le feu aux habitations, alors que le mur restait toujours debout.

    « Les projectiles allaient manquer, dit un témoin ; il ne restait que onze obus. Le capitaine du Demaine, qui dirigeait le feu de l’artillerie, offrit de faire brèche à la pioche ; héroïsme qui d’ailleurs fut heureusement refusé, car la muraille tomba enfin laissant une large brèche de 15 mètres de largeur ».

    Le chef de bataillon Voyron conduisit alors à l’assaut les tirailleurs, soutenus par les ouvriers d’artillerie, commandés par le capitaine Archinard. La lutte fut terrible : pendant deux heures, on se disputa pied à pied la possession de la ville.

    Le commandant Voyron, les capitaines Archinard, Pujol, Monségur firent des prodiges. Les défenseurs vendirent chèrement leur vie et n’abandonnèrent les murailles opposées qu’à la dernière extrémité.

    Pendant cette bataille de rues, le capitaine d’artillerie de marine Pol fut mortellement blessé.

    Le combat se termina à midi et demi. Nos pertes étaient de 1 officier tué, 5 hommes tués et 24 blessés.

    La prise de Goubanko produisit un effet considérable dans la contrée. Elle parut si merveilleuse aux yeux des Sénégalais, que personne ne voulut d’abord y croire. L’almany de Mourgoule fit mettre aux fers le premier qui vint la lui annoncer.

     

  • Laisser un commentaire


18 jule Blog Kasel-Golzig b... |
18 jule Blog Leoben in Karn... |
18 jule Blog Schweich by acao |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 21 jule Blog Hartberg Umgeb...
| 21 jule Blog Desaulniers by...
| 21 jule Blog Bad Laer by caso