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  • 2 février 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     Le 2 février 1908 – Le combat de Ber-Rechid dans EPHEMERIDE MILITAIRE ber-rechid-levacuation-des-blesses-150x150ber-rechid-le-transport-du-lieutenant-ricard-150x150 dans EPHEMERIDE MILITAIRE

     

    Le combat de Ber-Rechid

    D’après « Les hauts faits de l’armée coloniale » – F. Bertout de Solières – 1912

     

    Le 2 février 1908, vers une heure de l’après-midi, le demi-régiment du 3e chasseurs d’Afrique, commandé par le chef d’escadron des Moustiers-Mérinville, était en marche après un premier contact avec les Marocains pour chercher une nouvelle position de combat à pied.

    Une première charge dégagea le front de la colonne. Mais beaucoup de chevaux avaient été tués, et, à cause du nombre de cavaliers démontés qu’il fallut prendre en croupe, la charge ne put être poussée à fond. L’audace de l’ennemi s’en accrut.

    Comme les cavaliers marocains, harcelant nos troupes, en retardaient la marche, le chef d’escadron, vers une heure dix, donna aux lieutenants Ricard et Bonnaud, commandant les deux pelotons de queue, l’ordre verbal de charger les groupes les plus rapprochés, sans pousser à plus de 500 ou 600 mètres.

    L’ordre fut exécuté aussitôt, et, quand les pelotons, ayant dégagé la colonne, se trouvèrent à environ 600 mètres, le commandant fit sonner, à trois reprises, le ralliement.

    Le peloton Bonnaud et la plus grande partie du peloton Ricard rallièrent.

    C’est alors que le lieutenant Ricard se laissa entraîner par son tempérament téméraire à continuer la charge et, malgré les sonneries répétées, au lieu de revenir vers le demi-régiment dont il venait de dégager le flanc droit, il se rabattit sur sa gauche et, suivi de quelques hommes seulement, s’élança sur un groupe important de Marocains qu’on apercevait dans la plaine.

    Au galop, les cavaliers français traversent une première troupe ennemie composée d’une soixantaine d’hommes ; le chasseur Rousseau est tué. Le lieutenant Ricard et ses compagnons vont encore de l’avant ; ils atteignent un second groupe de Marocains, plus nombreux que le premier, ils le traversent. Alors, seulement, ils font demi-tour et réussissent à revenir sans encombre jusqu’au parti ennemi, au milieu duquel Rousseau était tombé.

    A ce moment, une mêlée se produit, tandis que les brigadiers Le Boisselier et Artis, qui avaient vu le danger couru par leur lieutenant et leurs camarades, arrivent à leur secours. Le lieutenant Ricard a son cheval tué sous lui.

    Il refuse celui du chasseur Plas. Puis, ce dernier essayant, avec le brigadier Artis, de l’entraîner loin du combat, il se dégage, réussit à saisir la carabine de Plas et abat trois cavaliers ennemis. Le chasseur de Kergorlay, qui cherchait à le protéger derrière son cheval, tombe mortellement frappé d’une balle à la tête. Le lieutenant Ricard réussit encore à tuer, avec son revolver, un quatrième Marocain. Puis, atteint de deux balles, dont une au cœur, il tombe à son tour.

    Malgré les efforts héroïques des brigadiers Artis et Le Boisselier, et des chasseurs Plas et Vialla, pour reprendre à l’ennemi le corps de leur officier, force leur fut de l’abandonner. Accablés par le nombre, ils furent refoulés sur leur escadron, épuisés et leurs sabres rouges de sang.

    Sur l’ordre du chef d’escadron, une nouvelle tentative fut faite aussitôt pour reprendre les corps de nos morts. Elle ne put réussir à cause de la présence de blessés et de cavaliers démontés, qui empêchait les allures vives.

    Un peu plus tard seulement, le lieutenant Holz, commandant le goum, découvrit le corps de Ricard, de Kergorlay et de Rousseau. Les deux premiers étaient décapités.

     

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