• 27 janvier 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

    « Si j’avais deux Vandamme » dans NAPOLEON BONAPARTE - CAMPAGNES ET ANECDOTES le-general-dominique-vandamme-150x150

     

    D’après « L’Année française : un héros par jour » – Charles Ponsonailhe – 1903

     

    Le général Dominique Vandamme, comte d’Unebourg, appartient à la classe des héros sans peur, mais point toujours sans reproches.

    Il eut quelquefois mauvaise tête et peut-être la main lourde en pays ennemi. Mais il faut remarquer que notre mentalité n’est point la même qu’à l’époque des grandes guerres de la République et de l’Empire. Rançonner châteaux, couvents, paysans était alors accepté comme peccadilles. Jadis les maux de la guerre avaient été bien autres, notamment au temps des grandes compagnies et des luttes religieuses.

    Nous débuterons par une anecdote qui peint l’homme, et dit aussi l’estime qu’avait pour lui Napoléon.

    Commandant au printemps de 1804 les troupes de débarquement du camp de Boulogne, il en agit sans façon avec le maire de la ville, et s’installa sans son consentement dans sa maison qui lui agréait fort.

    Fureur du magistrat municipal, qui objectait que Boulogne-sur-Mer est une ville bien française. Plainte à l’Empereur, qui envoie à Vandamme l’ordre de déguerpir et lui inflige vingt-quatre heures d’arrêts avec, punition plus grave, l’ordre de céder le commandement au général Hatry.

    A la place du maire, nous eussions été satisfaits. Mais l’irascible Boulonais ne le fut point et vint en personne réitérer ses plaintes à Napoléon.

    L’empereur l’écouta, puis répondit :

    « Vous avez raison, si j’avais deux Vandamme, j’en ferais fusiller un. Mais, que voulez-vous, je n’en ai qu’un, j’en ai besoin et je le garde ».

    Le maire comprit cette leçon un peu ironique.

     

    Né le 5 novembre 1770 à Cassel, et fils d’un chirurgien, Vandamme avait été sergent sous Louis XVI. Sous la Révolution, il fut nommé général de brigade, en récompense de sa conduite à Hondschoote, le 27 septembre 1793. Il prit Furnes, Ypres, et se montra un des plus intelligents chefs des armées du Nord en 1794, du Rhin en 1795, d’Angleterre en 1798 et du Danube en 1799.

    Napoléon, qui l’appréciait fort, le nomma grand-croix de la Légion d’honneur et lui accorda une dotation de vingt mille francs, après avoir été témoin de ses prouesses à Austerlitz.

    Fait prisonnier en 1813 à Toeplitz, Vandamme fut complimenté sur sa belle d’éfense par l’empereur russe Alexandre. Nous le voyons enfin contribuer au gain de la bataille de Ligny en 1815, et sauver l’aile droite de l’armée à Waterloo.

     

    Pour en savoir plus sur le général Vandamme

     

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