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  • 7 janvier 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le combat de la Fourche (Coulonges-les-Sablons)

    D’après « Précis comparé de la guerre franco-allemande » – Alexandre Lambert – 1872

     

    Les positions des deux armées en présence étaient le 5 janvier au soir :

    - A notre gauche, le général Rousseau, à Nogent ; le général Cathelineau, à Authon, ayant devant eux le 13e corps (grand-duc Mecklembourg) et les 4e et 5e divisions de cavalerie.
    - Au centre, le général Jouffroy sur la rive droite du Loir, immédiatement au-dessus de Vendôme, qui est occupé par la 40e brigade (du 10e corps). Il a, en outre, en face de lui, sur la rive gauche, tout le 3e corps Allemand, soutenu encore par une partie du 9e corps, qui sert de réserve à l’armée ennemie.
    - A notre droite, sur la rive gauche du Loir, le général de Curten est établi entre Villechauve et Villeporcher, ayant en face de lui, la 37e brigade du 10e corps, et de plus, à droite, vers Herbault, la 38e brigade qui s’avance de Blois.

    Notre extrême-droite est gardée par le général Barry, entre Château-du-Loir et Sougé. Il doit se garder à la fois contre les troupes de la 19e division d’infanterie qui, jusqu’ici, ne menaçait que la colonne Curten, et contre les deux divisions de cavalerie (1e et 2e) qui sont établies entre Château-Renault et Blois. Il doit également observer la direction de Tours et défendre la voie ferrée du Mans à Tours, qui vient d’être rétablie.

    Le prince Frédéric-Charles transportait, dès le 5 janvier, son quartier-général à Ouques, en arrière du centre de ses lignes.

    Le 6 janvier au matin, la lutte s’engagea sur tous les points à la fois.

    A l’extrême-gauche de nos lignes, les avant-postes de la colonne Rousseau furent attaqués, dès la pointe du jour, par la 44e brigade de la division Wittich (22e division, 13e corps).

    Le général Rousseau s’avança avec le reste de ses troupes pour défendre la position de la Fourche. Malheureusement, nos avant-postes, accablés par le nombre, s’étaient repliés assez précipitamment, il s’ensuivit quelque peu de désordre dans notre colonne et le général Rousseau fut obligé de se retirer sur Nogent, abandonnant aux mains des Allemands trois pièces de canon démontées.

    L’ennemi s’avança jusqu’en vue de cette ville, mais n’osa point l’attaquer le même jour.

    Pendant que la 22e division s’avançait par la route de Chartres-Nogent, la 17e division se portait de Brou sur Authon, menaçant ainsi le flanc droit du général Rousseau. Celui-ci fut averti, dans le courant de la soirée, par une note du général Cathelineau, que des forces considérables étaient en marche contre sa droite, dans l’intention bien évidente de le prévenir à la Ferté-Bernard, pour lui couper sa ligne de retraite.

    Le général Rousseau prit la résolution d’évacuer Nogent, dès la pointe du jour.

    La 44e brigade, formant toujours l’avant-garde de la 22e division d’infanterie prussienne, se hâta d’occuper la ville et se remit presque aussitôt en route pour suivre notre colonne de retraite. Elle atteignit nos arrière-gardes presque au sortir de Nogent. Celles-ci, très habilement commandées, continuèrent leur marche, tout en combattant, de façon à arrêter le plus possible les progrès de l’ennemi.

    Elles n’arrivèrent au Theil que vers quatre heures. Le général Rousseau fit déployer quelques bataillons en avant de la ville, avec ordre de soutenir le premier choc des Allemands, pendant que le reste de ses troupes se retirait sur la Ferté-Bernard.

    L’ennemi n’occupa le Theil que fort tard dans la soirée. Son avant-garde, néanmoins, poursuivit sa route dans la direction de la Ferté-Bernard, et le général Rousseau, craignant d’exposer ses troupes, encore fort inexpérimentées, aux dangers d’une attaque de nuit, continua sa retraite jusqu’à Gonneré.

    Il n’atteignit ce village qu’au milieu de la nuit. Ses troupes étaient harassées de fatigue ; un grand nombre de soldats n’avaient pu suivre la colonne pendant cette marche de plus de 40 kilomètres.

    La 4e division de cavalerie allemande, que le grand-duc de Mecklembourg avait lancée à notre poursuite, ramassa un grand nombre de traînards, dont le chiffre, notablement grossi, fut transmis aussitôt à toute l’Allemagne.

    Pendant ce temps, la 17e division d’infanterie prussienne, s’était avancée d’Authon sur Montmirail et Vibraye, mais sans oser pénétrer dans les bois qui entourent ces localités et que gardaient les volontaires du général Cathelineau.

     

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