• 1 janvier 2013 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le combat de Mancilla

    D’après « France militaire. Histoire des armées françaises de terre et de mer » – Abel Hugo – 1838

     

    L’Empereur n’avait pas plutôt appris la jonction des deux généraux anglais, qu’il s’était hâté de quitter son quartier général de Chamartin, et de se porter sur Valladolid avec sa garde, le corps du maréchal Ney et la cavalerie du maréchal Bessières. Avant ce mouvement, qui eut lieu le 22 décembre, Napoléon fit mettre à l’ordre de l’armée une proclamation dans laquelle il annonçait que le moment était enfin arrivé, où le léopard anglais allait fuir devant les aigles françaises.

    Le général anglais Moore, menacé à la fois par le corps du maréchal Soult, qui s’avançait par sa droite sur Léon et sur Astorga, et par un autre corps que l’Empereur conduisait en personne, et qui arrivait à marches forcées par la grande route de Madrid à Valladolid, prit aussitôt le parti de la retraite, et fit rétrograder ses colonnes sur Benavente, où les Français atteignirent, le 26, leur arrière-garde.

    Les Anglais avaient eu le temps de détruire le pont de l’Esla, rivière qui coule devant Benavente. Mais cet obstacle n’arrêta pas les Français : le général Lefebvre-Desnouettes passa à gué cette rivière avec trois escadrons des chasseurs de la garde, et se trouva bientôt en face de toute la cavalerie anglaise commandée par les généraux Stewart et Paget.

    Les Français, malgré leurs courageux efforts, ne purent lutter contre des forces si supérieures, et repassèrent l’Esla, abandonnant aux Anglais une soixantaine d’hommes blessés ou démontés, parmi lesquels se trouvait le général Lefebvre-Desnouettes. Après s’être ralliés sur la rive droite de la rivière, les chasseurs allaient revenir à la charge pour délivrer leur chef, quand deux pièces d’artillerie légère, que l’ennemi fit avancer près du pont, et qui vomirent de la mitraille, les empêchèrent d’exécuter leur projet.

    Malgré le petit avantage qu’il venait de remporter, le général anglais se hâta de continuer sa retraite à marches forcées, quand il apprit que le quartier général de l’Empereur n’était, la veille, qu’à six lieues de lui, et prit, avec ses colonnes, la route de Villa-Franca.

    Napoléon arriva le 30 à Benavente, et chargea le maréchal Bessières de se mettre à la poursuite de l’armée anglaise. Pendant ce temps, le maréchal Soult se portait sur Astorga, que le marquis de la Bomana, à la tête de son corps d’armée, cherchait à gagner au plus vite.

    L’avant-garde du corps de Soult, commandée par le général Franceschi, atteignit, le 30, l’arrière-garde espagnole au village de Mancilla, la culbuta et lui prit 1500 hommes et 2 drapeaux. Le lendemain, le maréchal Soult entra dans la ville de Léon.

     

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