• 8 décembre 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le combat de Messas

    D’après « Précis comparé de la guerre franco-allemande, exposé des opérations des deux armées ; Les campagnes de la Loire » – Alexandre Lambert – 1872

    Le 7 décembre matin, de bonne heure, toute la ligne Allemande se mit en mouvement. La 17e division d’infanterie, qui se trouvait à gauche, occupait Meung depuis la veille au soir. Son avant-garde, formée des 76e et 90e régiments, sous les ordres du colonel Manteuffel, débouche de cette ville, en marche sur Beaugency.

    Elle est accueillie tout aussitôt par une vive fusillade partant des avant-postes de la colonne Camô. Bientôt l’artillerie divisionnaire de la division Jauréguiberry se met en batterie tout auprès de Messas et force les Prussiens à reculer sur Meung, afin d’attendre l’arrivée des deux autres régiments de leur division.

    Nos troupes, enhardies par ce succès, avancent à leur tour pour attaquer les ennemis en retraite. Le combat reprend avec une extrême violence.

    Les Prussiens avaient établi une batterie, à droite de la ligne du chemin de fer, pour contrebattre notre artillerie. Néanmoins, nos troupes avancent toujours. L’amiral Jauréguiberry, avec toute l’énergie qu’on lui connaît, veut reprendre Meung et concentre tous ses efforts sur ce point.

    La 17e division prussienne subit des pertes considérables. Un peu de désordre se met dans les rangs des régiments engagés depuis le matin. Le général Treskow va prescrire la retraite, lorsque, malheureusement, les Bavarois arrivent à son aide et viennent soutenir sa droite en ouvrant leur feu contre la division Jauréguiberry, qui s’avance de Messas sur Meung.

    La nuit allait venir, le combat menaçait d’être par trop inégal, et l’amiral dut prescrire la cessation du feu. Nos troupes allèrent reprendre les positions qu’elles occupaient le matin. L’ennemi, de ce côté du moins, n’avait pas gagné un pouce de terrain.

    Au centre, les Bavarois avaient attaqué, dès le matin, les avant-postes du 17e corps, sur la route de Charsonville. Ceux-ci s’étant repliés sur leurs divisions respectives, les Bavarois s’arrêtèrent, en entendant le canon qui grondait sur leur gauche. Nous venons de voir qu’ils appuyèrent de ce côté pour prêter leur secours à la 17e division prussienne.

    A la droite des lignes allemandes, la 22e division, s’avançant par Charsonville et Bacon, voulut tenter un mouvement tournant sur notre gauche. Mais l’amiral Jaurès, qui gardait avec grand soin les débouchés de la forêt, les repoussa sur Ozouer et sur Baccon.

    A la fin de cette journée du 7, nos positions étaient, en conséquence, presque les mêmes que la veille. Nos avant-postes seulement avaient dû se rapprocher de nos lignes.

    L’ennemi occupait le 7 au soir, la route de Charsonville à Meung, son aile droite s’avançant jusqu’à Ozouer-le-Marché dans la direction de Morée.

    Le général Chanzy, très satisfait des résultats de la journée, résolut de profiter de l’ardeur de ses troupes pour tenter le lendemain de prendre, à son tour, l’offensive. Il prescrivit, en conséquence, au général Jaurès de s’avancer de Poisly et de Lorges dans la direction d’Ozouer, pour repousser l’aile droite allemande sur Charsonville et Baccon.

    Les autres divisions, au centre et à droite de nos lignes, devaient se tenir prêtes à repousser l’ennemi, s’il renouvelait son attaque de la veille.

     

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