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  • 21 octobre 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     Major Raymond KIEGER dans A NOS ANCIENS major-raymond-kieger-150x150insigne-216-promotion-150x150 dans A NOS ANCIENS

     

     

    Raymond KIEGER est né le 12 octobre 1930 à Haguenau, en Alsace.

    Son père est cheminot et sa mère élève ses 12 enfants. Les deux frères de Raymond seront militaires : l’un dans l’infanterie parachutiste, l’autre dans la Légion Etrangère.

    A 19 ans, il s’engage au 4ème régiment de Cuirassiers alors stationné dans sa ville natale. La même année, il est promu brigadier.

    En mai 1950, il embarque pour l’Indochine. Il arrive à Saïgon en juillet et il est affecté au 2ème régiment de Spahis Marocains. Grièvement blessé en Cochinchine où combat son unité, il est rapatrié sanitaire par avion à Paris au début de l’année 1951.

    Il quitte l’hôpital du Val-de-Grâce en mars 1951 puis il est affecté au 4e Régiment de Cuirassiers, à l’Escadron de Commandement et des Services. Il suit son régiment dans les Forces Françaises en Allemagne, à Wittlich.

    Arrivé en fin de contrat en mars 1952, il réintègre la vie civile.

    Huit mois plus tard, il décide de se rengager pour deux ans, cette fois au 3ème régiment de Spahis Algériens, à Fritzlar, en Allemagne. En 1953, il est promu brigadier-chef puis maréchal des logis quelques mois plus tard.

    Après un contrat d’un an souscrit en novembre 1954 au titre du 503ème régiment de Chars de Combat, il choisit finalement, en 1955, de s’engager pour quatre ans dans la Brigade de Parachutistes Coloniaux nouvellement créée à Bayonne. Mais, suite à un excédent de cadres dans l’armée de Terre, son engagement n’est accepté que s’il sert comme militaire du rang. Pour cette raison, il renonce temporairement à porter l’uniforme.

    Désirant servir sous les armes, en 1956 il parvient enfin à s’engager comme sous-officier au 1er régiment de Hussards Parachutistes, lequel part aussitôt pour l’Algérie.

    En 1957, il effectue un stage de trompette-major dont il obtient le brevet. Musicien dans la fanfare du régiment, son emploi opérationnel dans le peloton d’intervention et de protection le conduit à participer à des opérations héliportées, ainsi qu’à des embuscades, de jour comme de nuit, notamment dans le secteur de Bir-El-Ater.

    En 1958, il est promu maréchal des logis-chef et devient chef du peloton porté et chef de la fanfare.

    Ses nombreux faits d’armes durant cette période, comme adjoint puis comme chef de peloton porté, lui valent quatre citations dont une à l’ordre de l’armée.

    En 1961, il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière. De retour en métropole avec son régiment, il rejoint Mourmelon puis Sedan et y séjourne jusqu’en 1962, date à laquelle le 1er régiment de Hussards Parachutistes prend ses quartiers à Tarbes.

    Ses citations lui valent d’être médaillé militaire cette même année.

    Il est promu au grade d’adjudant en 1963 puis adjudant-chef en 1969.

    Sa fanfare commence à gagner une excellente réputation et porte pour la première fois l’uniforme des hussards du 1er Empire.

    Brillant sous-officier aux états de service éloquents, il est reçu dans l’Ordre National du Mérite en 1976.

    Quelques années plus tard, en 1980, il est promu au grade de major.

    En 1982, à la tête de sa fanfare, il part en mission en Côte-d’Ivoire au sein du 43ème Bataillon d’Infanterie de Marine de Port Bouet.

    Fin septembre 1983, il part avec son unité au Liban. Les hussards parachutistes sont alors chargés d’armer le groupement blindé de la Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth : c’est l’opération « Diodon IV ».

    A Beyrouth, il reste dans les mémoires pour avoir fait jouer sa fanfare pendant les bombardements.

    En séjour jusqu’en janvier 1984, il participe à la recherche des dépouilles de ses 58 compagnons d’armes de la 11ème Division Parachutiste tués lors de l’attentat de «Drakkar». Pour avoir assuré la sécurité du cantonnement du Bois des Pins lors de violents affrontements entre miliciens et forces régulières aux abords de sa position, il épingle une 4ème  étoile de bronze sur sa croix de la valeur militaire.

    La Légion d’Honneur vient peu après couronner sa belle carrière de sous-officier.

    1985 sonne l’heure d’une retraite bien méritée durant laquelle, membre de la dynamique amicale du 1er régiment de Hussards Parachutistes et de celle de la Légion Etrangère qu’il affectionne tout particulièrement, il reste très actif dans la région tarbaise.

    Le major Kieger s’éteint le 8 février 1999.

     

    Le major Kieger est titulaire des décorations suivantes :
    - Chevalier de la Légion d’Honneur,
    - Médaille militaire,
    - Chevalier de l’Ordre National du Mérite,
    - Croix de la valeur militaire,
    - Médaille coloniale avec agrafe « Extrême-Orient »
    - Médaille outre-mer agrafe « Liban »,
    - Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre avec  agrafe « Algérie »,
    - Port permanent de l’insigne de 1er classe d’honneur de la Légion Etrangère.

     

    Le major Kieger est le parrain de la 216ème promotion de l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active.

     

  • 3 commentaires à “Major Raymond KIEGER”

    • Jean Fayard on 22 janvier 2014

      Respects l’Ancien !
      On se souviendra tous de ton Boléro (Trompette) du 1er RHP.

    • Michel Delinotte on 23 novembre 2016

      Lors d’un stage d’artificier mineur démineur à en 1960 le chef KIEGER m’à initié à la cuisine vietnamienne dans un resto du port de Philippeville.
      Plus tard lors d’une visite amicale au 1er Régiment de Hussards Parachutistes à Tarbes, il a réuni la fanfare pour jouer en mon honneur.
      Je vénère cet homme.

    • Wartel on 29 août 2017

      Je me rappelle de l’adj chef Kieger qui venait à la rencontre des jeunes appellés au 1RHP , alors que nous faisions nos classes à Ger ( 74/10 ) , très sympa , accessible et proche des bidasses , il faisait une prmiere sélection pour sa fanfare et je me rappelle dans notre chambrée d’un camarade qui jouait très bien de la guitare , et après une  » audition  » sur le tas par l’adjudant Chef , ce musicien fut sélectionné pour rejoindre  » la Musique  » du regiment
      J’ai eu l’honneur de connaître ce Major , et j’en suis fier

    Répondre à Jean Fayard


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