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  • 14 octobre 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Le 14 octobre 1806 – La bataille d’Iena dans EPHEMERIDE MILITAIRE la-bataille-diena-150x150

     

    La bataille d’Iena

    D’après « France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833 » – Abel Hugo – 1837

     

    Par le résultat des premiers engagements, l’empereur Napoléon avait réussi à faire déborder par son armée les Prussiens sur leur gauche. Mais il fallait les couper entièrement du cœur de la monarchie prussienne. Le but de l’Empereur était de s’établir entre eux et l’Elbe. A cet effet, la gauche française servit de pivot à une grande conversion de toute l’armée.

    Le 13, elle occupa les positions suivantes : Bernadotte, Davoust, et Murat, avec sa cavalerie légère seulement, se portèrent sur Naumbourg, où ils s’emparèrent de magasins considérables destinés à l’armée prussienne. Soult se mit en marche de Géra sur Iéna. Ney était à Roda, Lannes à Iéna, Augereau à Kahla. Une division bavaroise, établie à Plauen, flanquait la droite.

    L’armée prussienne faisait ses dispositions pour recevoir la bataille sur la rive gauche de la Saale, entre Iéna et Eckardsberg. Mais, s’étant vue prévenue et tournée par Napoléon, elle changea de direction, et vint se former en bataille entre Capellendorf et Auerstadt, faisant face à la Saale.

    Le 13 octobre, l’Empereur arriva à Iéna, et se rendit aussitôt sur le plateau qui est en avant de cette ville et qu’occupait une avant-garde du maréchal Lannes. Il voulait juger par lui-même des positions de l’ennemi. Pendant la nuit, il fît ouvrir dans le roc un chemin par où l’artillerie put être transportée sur le plateau. Le maréchal Lannes vint, pendant ce temps, prendre avec toutes ses troupes, position sur le plateau.

    La division du général Suchet occupa le versant de droite et celle du général Gazan le versant de gauche. Le maréchal Lefebvre forma sur le sommet l’infanterie de la garde impériale en carré. Dans l’intervalle de chaque corps était placée l’artillerie. Le corps du maréchal Augereau, par sa position en avant de Kahla, flanquait et appuyait l’armée établie à Iéna.

    Le 14 octobre, vers quatre heures du matin, l’Empereur, après avoir donné ses dernières instructions au maréchal Lannes, fît prendre les armes aux deux divisions Suchet et Gazan, et adressa aux soldats cette courte allocution : « Soldats, l’armée prussienne est coupée comme celle de Mack l’était à Ulm, il y a aujourd’hui un an. Cette armée ne combat plus que pour se faire jour et pour regagner ses communications. Le corps qui se laisserait percer se déshonorerait. Ne redoutez pas cette célèbre cavalerie : opposez-lui des carrés fermés et la baïonnette ».

    En avant ! en avant ! Telle fut la réponse des soldats aux recommandations de l’Empereur. Et malgré un brouillard épais qui obscurcissait l’horizon, Napoléon donna à six heures le signal du combat.

    Quoiqu’on ne pût se voir à dix pas, la fusillade s’engagea vivement. La première ligne des postes ennemis fut promptement enlevée, ce qui permit à l’armée française de déboucher dans la plaine par le plateau, par les issues de droite et de gauche, et de se former en bataille.

    Vers neuf heures du matin, les nuages se dissipèrent, et l’armée prussienne, qui s’était portée en grande partie au-devant des troupes françaises qui venaient de déboucher du plateau d’Iéna, se trouva à demi-portée de canon des Français.

    Cette armée, composée de 224 bataillons et de 190 escadrons, offrait un total de plus de 100000 fantassins et de 20000 cavaliers.

    L’Empereur n’avait alors en ligne que le corps d’armée du maréchal Augereau, qui formait la gauche, le corps du maréchal Soult avec 3000 hommes du maréchal Ney, formant la droite, et la garde impériale qui, avec les deux divisions du maréchal Lannes, formait le centre.

    Napoléon eût bien voulu retarder le combat de quelques heures pour donner le temps aux troupes qu’il attendait de venir le joindre. Mais l’ardeur de ses troupes et surtout les dispositions de l’armée ennemie ne lui en laissèrent pas la possibilité.

    Les Prussiens, voulant déposter quelques bataillons qui se trouvaient en avant de la ligne française, s’engagèrent dans le village d’Hollstedt. L’Empereur envoya le maréchal Lannes au secours des troupes postées dans ce village, pendant que le maréchal Soult faisait attaquer un bois qu’une forte division prussienne défendait.

    L’ennemi manœuvrait par sa droite sur la gauche de l’armée française. Le maréchal Augereau soutint vigoureusement cette attaque, et bientôt l’action devint générale. Au bout de deux heures, et malgré une forte résistance, le maréchal Soult parvint à enlever le bois qu’il attaquait, et marcha en avant avec toutes ses troupes.

    Dans ce moment, la cavalerie de réserve et le reste des troupes du maréchal Ney venaient d’arriver et se formaient en arrière sur le champ de bataille. Attaqués vivement par les corps qui étaient en réserve sur la première ligne, les Prussiens furent obligés de rétrograder, ce qu’ils faisaient en bon ordre, quand Murat s’élança sur eux à la tête des dragons et des cuirassiers de la réserve. La cavalerie ennemie ne put résister à ce choc. Elle fut forcée de suivre le mouvement de l’infanterie.

    Plus de 20000 bommes et une grande partie de l’artillerie tombèrent en peu d’instants au pouvoir des Français. L’ennemi prit la route de Weimar. Les Français se mirent à sa poursuite, et, après une course de six lieues, arrivèrent dans cette ville en même temps que les fuyards.

     

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