• La prise de Marchiennes

    D’après « Relation du siège de Marchiennes » – Emile Varenbergh – 1870

     

    La petite ville de Marchiennes est située sur la Scarpe entre Douai, St-Amand, Orchies et Valenciennes. Elle fut assiégée par les Français le 24 juillet 1712 et capitula le 30.

    La prise de cette ville par l’armée de Louis XIV fut d’une importance fort grande dans les circonstances où se trouvait la monarchie française. Complément nécessaire et fatal de la victoire de Denain, qui rappela la fortune sous les drapeaux de la France et accélera le dénouement des négociations d’Utrecht, elle mit entre les mains des Français tout le magasin d’armes et de munitions que le prince Eugène y avait établi. C’est à ce point de vue que nous considérons la valeur de cet événement pour l’histoire de France et celle des Pays-Bas. Bien que la conquête de Marchiennes n’eut pas une influence immédiate sur la conclusion de la paix, elle forme, avec la bataille de Denain et la délivrance de Landrecies, un ensemble de faits ne faisant qu’un tout et se complétant l’un l’autre.

    L’année 1712 fut témoin en même temps des grands dangers que courut la France et du salut delà monarchie. Louis XIV, accablé par ses ennemis, tâchait encore de tenir tète à l’Europe coalisée, et envoya le duc de Bourgogne dans les Pays-Bas avec une nouvelle armée de cent mille hommes pour remplacer Villeroy. La fortune malgré cela resta fidèle aux alliés, bien qu’ils fussent moins nombreux ; le duc fut battu à Audenarde et perdit Lille. Le roi voulut traiter, puis rompit les négociations parce qu’il ne voulait pas admettre les conditions des alliés au sujet de l’Espagne et de l’Alsace.

    La guerre continua donc. Le maréchal de Villars, envoyé contre les alliés avec soixante-dix mille hommes, fut battu à Malplaquet en voulant secourir Mons qui venait d’être pris.

    Deux événements vinrent toutefois changer la face des choses, en affaiblissant la résistance.

    Le premier fut la disgrâce de Marlborough. Ce général n’était si puissant dans les conseils de la couronne d’Angleterre que parce que la duchesse, sa femme, jouissait auprès de la reine Anne d’un immense crédit. Cette faveur provoqua l’envie de toute la cour, et la reine ayant pris en affection une de ses dames d’atours, la duchesse fit éclater sa jalousie avec une hauteur qui causa sa disgrâce. Dès ce moment le duc, dont l’ambition avait excité un violent parti contre lui, n’eut plus de part au ministère et perdit son commandement. Marlborough était le chef du parti whig ; avec lui, celui-ci tomba et fut remplacé par les torys, moins belliqueux et qui se montrèrent plus traitables.

    Le second événement fut l’élévation à l’empire de Charles d’Autriche, après la mort de Joseph Ier. Il faisait appréhender de voir ce prince conquérir l’Espagne et renouveler la monarchie de Charles-Quint, ce qui eut été une menace continuelle pour l’équilibre européen.

    Le 21 juin 1712, le prince Eugène assiégea Le Quesnoy, qui capitula au commencement du mois suivant, et le 17 juillet une trêve entre la France et l’Angleterre fut proclamée à la tête des armées de ces deux puissances.

    Le prince continua seul à tenir la campagne ; le comte de Broglio lui défit une troupe de dix-huit cents chevaux, et malgré cet échec, il alla mettre le siège devant Landrecies. Cette place ne pouvait tenir longtemps. On craignait même tellement les conséquences désastreuses que sa perte aurait pu provoquer, qu’on agita un moment la question de savoir si Louis XIV ne devait pas se retirer vers la Loire.

    Le prince Eugène avait établi ses magasins à Marchiennes, à neuf lieues de Landrecies, et il s’était contenté d’une ligne de communication entre Douai et cette ville, qu’il avait fortifiée avec négligence, en embrassant pour cela plus de terrain qu’il n’eût fallu pour une armée de vingt mille hommes.

    Sur ces entrefaites, un conseiller du parlement de Douai nommé Le Fèvre d’Orval et un curé, se promenant ensemble de ces côtés, imaginèrent qu’à cause de l’éloignement du prince Eugène, on pourrait facilement attaquer Douai et Marchiennes ; ce qui prouve une fois de plus, dit Voltaire auquel nous empruntons cette anecdote, par quels secrets et faibles ressorts les grandes affaires de ce monde sont parfois dirigées. Le Fèvre communiqua son idée à l’intendant de la province ; celui-ci en parla à un collègue du maréchal de Villars qui commandait en second, le maréchal de Montesquiou. Cet officier entrevit là le moyen de faire un bon coup, et se concerta avec le général en chef.

    L’armée française se porta en avant. Montesquiou se détacha et s’avança avec l’avant-garde, quatre lieutenants généraux et quatre maréchaux de camp, envoya Broglio, depuis maréchal de France, avec la réserve enlever cinq cents chariots de pain destinés à l’armée ennemie, ce qui fut exécuté avec bonheur, fit avancer un corps de dragons vers le campement du prince Eugène pour lui donner le change, et arriva lui-même à tire d’aile devant Denain. Il poussa vigoureusement l’attaque, pénétra dans la ville, s’y rendit maître de toute l’artillerie et des magasins, tua beaucoup de monde et mit le reste en fuite, dont une partie se noya par la rupture d’un pont sur l’Escaut. Cette défaite et la rupture de ce pont coupèrent aux alliés leur grand chemin de Paris. Le général d’Albemarle se rendit prisonnier avec deux princes de Nassau, un prince de Holstein, un prince d’Anhalt et tous ses officiers. Le prince Eugène accourut à la hâte, mais à la fin de l’action, avec ce qu’il put amener de troupes, subit encore beaucoup de pertes et retourna dans son camp après être venu en quelque sorte pour assister à la défaite de son armée.

    Le soir même du combat, qui était le dimanche 24 juillet, Broglio fut détaché sur Marchiennes avec douze bataillons ; Montesquiou le suivit avec dix-huit autres et de la cavalerie.

    Cette ville, qui servait d’entrepôt à toutes les munitions du prince, était défendue par cinq mille six cents hommes d’effectif. Le 30 juillet, elle se rendit. La garnison, toutes les munitions de guerre et de bouche, plus de cent vingt pièces de canon, cent cinquante belandres tout chargés, dans la rivière, dont six contenaient chacun deux cent milliers de poudre, tombèrent entre les mains des Français. A partir de ce moment, la victoire leur resta fidèle, le siège de Landrecies fut levé, Douai repris le 8 septembre, Le Quesnoy le 4 octobre et Rouchain le 19. Ces triomphes amenèrent la conclusion de la paix qui fut signée à Utrecht le 11 avril 1713.

     

    Voici maintenant la relation détaillée de ce siège de cinq jours, racontée par un assiégé, qui devait être un bourgeois de la ville et non un militaire, ainsi que le prouve du reste sa manière d’écrire.

    Le 24 juillet 1712, jour de dimanche et veille de saint Jacques, se donna la bataille de Denain, entre l’armée de Sa Majesté très-chrétienne, commandée par monsieur le maréchal de Villars, et l’armée des hauts alliés, commandée par le prince Eugène de Savoye. Le camp de Denain ayant été forcé par l’armée française, les troupes ennemies se retirèrent avec tant de précipitation et de confusion, que le pont traversant la rivière de l’Escaut à Denain se rompit. Il se noya dans cette rivière grand monde et entre autres le comte de Dhona, gouverneur de Mons, avec sa femme et quelques enfants qui furent trouvés noyés s’embrassant.

    Pendant cette action, il arriva un courrier à Marchiennes, au comte de Waldeck qui y commandait un régiment de cavalerie composé de trois escadrons, pour le faire avancer sur la plaine d’Abscous, ou au moins joindre les troupes que le brigadier Berghoffer commandait dans les retranchements du Prétolut ou de Beaurepaire. Mais une partie de ses cavaliers étant allée au fourrage, il envoya quelques trompettes pour les faire revenir bien vite, et cependant fit sonner le boute-selle, et marcha avec ce qui lui restait de son régiment.

    A peine fut-il à Notre-Dame des Marais, qu’il vit descendre vers Marchiennes des troupes. Il mit sa cavalerie en escadrons sur le Marais, et il apprit de ces troupes, qui étaient celles commandées par le brigadier Berghoffer, la défaite entière du camp de Denain. Puis toutes les troupes ensemble se retirèrent dedans Marchiennes, où le lieutenant-colonel Kalden commandait la garnison. Par cette jonction, la garnison de cette place se trouva monter à cinq mille six cents hommes effectifs, sans compter ni comprendre les maîtres, gouverneurs et manouvriers de vaisseaux ou bateaux qui se trouvaient sur la Scarpe en deux lignes, depuis la planche d’Aine, jusqu’au tournant de la rivière au bout de la rue du Curé, vers la ferme de Dompré. Les vivandiers avec des troupeaux de moutons (qui étaient les conducteurs des vivres de Marchiennes à l’armée), tous en grand nombre se retirèrent aussi en cette place.

    Marchiennes ainsi muni de bonne et forte garnison, et de toutes sortes de munitions de bouche et de guerre pour l’armée des alliés entière, se trouvant fortifié de terrasses, la porte de St-Amand flanquée d’un bastion, fasciné à la pointe de clôture des jardins de l’abbaye, environné de grands fossés, puis regnoit un parapet jusqu’à une demi-lune formée contre le coulant dit le Décourt, à la gauche de ladite porte, tout le circuit des dits jardins étant remparé en dedans de la muraille.

    A la droite de cette porte, régnait un fossé large de soixante à quatre-vingts pieds, qui s’allait rendre au bout de la rue d’Angleterre et de là en la rivière de Scarpe ; ce fossé était flanqué d’une contre-escarpe qui tombait en glacis. Vis à vis la cense Delmotte sur le Haynaut, se trouvait un fort qui couvrait toutes les terres jusqu’au pont de la Scarpe, qui servaient de place d’armes où se trouvaient les canons, mortiers, pierriers, boulets, bombes, grenades et autres munitions de guerre.

    Au bout des terres, sur la gauche, allant à Notre-Dame des Marais, et proche le Marais, on avait encore formé quelques retranchements où on conduisit quelques pièces de canons.

    Il se trouvait une demi-lune à la Ventelle contre la rivière sur les Bois-noyés, avec quelques fortifications le long de la Rache jusqu’à une autre demi-lune au-delà du pont des Bois-noyés.

    La maison de Jean François Petit, au-delà de la porte de Douay se trouvait au milieu d’un fort ; on y avait élevé des remparts de terre si hauts qu’ils dérobaient la vue des bâtiments, le coulant d’eau appelé la Dordonne, se trouvant bordé de remparts jusqu’à la closière de l’abbaye.

    Ce fut en cet état et situation que l’armée française vint investir cette place sur les trois à quatre heures après-midi. On voyait du sommet de la tour avancer la grande armée du côté du Prétolut, et filer les troupes du côté de la planche de Vred, où était un fort garni de troupes et de canons. Les dragons ayant passé la rivière en cet endroit vinrent se mettre en escadrons du côté des marais du Vivier.

    Pendant que les troupes françaises s’avançaient ainsi à investir Marchiennes, il fut trouvé à propos dans le conseil des assiégés tenu le lundi 25 juillet, de faire sortir la cavalerie de la place comme y étant inutile, pour se rendre à Tournay. Ils s’avancèrent jusque sur les marais vis-à-vis la nouvelle cense de Billchem ; mais trente hussards qui se trouvaient vers cet endroit, les arrêtèrent et s’escarmouchèrent l’un l’autre, la cavalerie s’étant formé en escadrons, jusqu’à ce que quelques troupes de grenadiers ayant joint les hussards poussèrent la cavalerie jusqu’auprès des moulins, qui rentra dedans Marchiennes.

    Le mardi 26 fut employé en plusieurs manœuvres de part et d’autre : les assiégés à achever et augmenter leurs retranchements, même à en faire de nouveaux, et les Français à parachever d’investir la place. Ils commencèrent à lever terre, et à ouvrir la tranchée, proche de la maison de Jean Carlier, sur le terroir des Moulins, et conduisant leurs boyaux au travers les bocages de la cense Delmotte, jusqu’au pied de la rivière, vis-à-vis du fort, de l’autre côté de la rivière sur Haynaut.

    Alors on envoya un tambour de l’armée française, qui toucha sa caisse, contre le fossé qui fermait cette place, proche la rue d’Angleterre, et somma les assiégés de se rendre, sous prétexte que cet endroit n’était qu’un poste, à peine d’être passés au fil de l’épée, et les assiégés ayant fait leur réponse et justifié le contraire, on continua à avancer les travaux.

    Les assiégeants firent couler par leurs boyaux de la cense Delmotte, des troupes vers la rivière, qui malgré le grand feu de mousqueterie, qui se faisait du fort de l’autre côté de cette rivière, et celui du canon chargé à cartouches mis en batterie sur la place d’armes proche le pont de la Scarpe, ne laissèrent pas de se couler le long des digues de la rivière et s’y coucher le ventre en terre.

    Il fallait alors travailler à s’emparer de ce fort. Se trouvant destitués de canons, il fallut user d’autres moyens ; ils firent donc des crochets de bois ou d’autres matières qu’ils jetèrent sur un bateau qu’on avait retiré à la rive du côté du fort, et lirent tant qu’ils raccrochèrent et le tirèrent du côté de leurs tranchées.

    Pendant cette manœuvre, les assiégeants firent grand feu de leur mousqueterie sur le fort, et les assiégés de leur canon à cartouches qui tua bon nombre de ces premiers, qu’ils mirent dans un salon creusé sur le bord des prairies Delmotte, au tournant de la rivière. Les assiégeants se jetèrent sur ce bateau et traversant la rivière, soutenus du feu de leur mousqueterie, ils mirent en fuite les troupes qui soutenaient le fort, dont ils s’emparèrent. En même temps, les assiégés abandonnèrent aussi leur poste du Prieuré d’Hamage où ils avaient levé quelques fortifications et les troupes qui y étaient se dissipèrent par le marais du Haynaut.

    Ce n’était point assez d’avoir gagné ce fort en plein jour, il fallait encore mettre l’ouverture ou entrée du côté de Marchiennes, à l’abri des insultes du canon et de la mousqueterie des assiégés, du rempart entre la rivière et la rue d’Angleterre ; d’y lever terre en plein jour, et à la vue de l’ennemi, c’était fort s’exposer et perdre du temps. Or, pour expédier, ils s’emparèrent d’un autre bateau chargé de farines en sacs, ils emportèrent ces sacs sur leur dos, malgré le feu et en fermèrent l’ouverture de ce fort.

    Pendant la nuit du 27 au 28, les assiégeants travaillèrent à leurs batteries et à peine vit-on paraître la clarté du jour du 28, qu’on entendit le bruit foudroyant du canon d’une batterie qu’on avait élevée entre le vieux moulin et la rivière Delmotte, pour battre le bastion de la porte de St-Amand, et la muraille de clôture des jardins de l’abbaye.

    Les boulets de cette batterie faisant dommage à l’église, deux religieux en furent députés vers les assiégeants qu’ils supplièrent de détourner cette batterie ; ce qu’ils obtinrent moyennant que personne ne se trouvât dorénavant à la tour.

    Pendant que l’attaque se poussait vigoureusement en cet endroit, ils faisaient encore jouer une batterie de mortiers qu’ils avaient formée contre la chapelle du Marais, dont les effets furent si malheureux qu’une bombe envoyée de cet endroit étant tombée sur la maison de Jean-Antoine Calonne, chirurgien, et ayant rencontré le sommier, la renversa de fond en comble. Un garçon nommé Dominique Martinache, y faisant la barbe, se mit en fuite avec celui qu’il débarbouillait, au bruit de cette bombe ; y ayant abandonné son chapeau, il y rentra pour le reprendre, mais il y fut accablé et tué. Plusieurs autres bâtiments furent endommagés de ces bombes, et la maison de la Fleur de Lys près de la place en la grande rue, subit le même sort que celle de Calonne.

    La nuit du 28 au 29 fut employée par les assiégeants à avancer leurs tranchées du vieux moulin, à la Margelle où ils firent de nouvelles batteries. On fit feu de ces batteries dès la pointe du jour, et on ne cessa de tirer pendant toute la journée, ce qui démantela une partie des bastions.

    Les assiégés ne s’endormirent point pendant ce temps. On fit feu de la mousqueterie toute la nuit, on travailla à réparer le bastion ; on fit de nouveaux retranchemens dans les jardins de l’abbaye, on fortifia la muraille d’un double rempart. Ils mirent partout leurs canons en batterie, dont ils en avaient plus de cent vingt pièces, et enfin ils n’omirent rien pour résister et se bien défendre. Pour cet effet, on ordonna de prendre tous ceux que l’on rencontrerait pour les faire réparer ces brèches ou les appliquer à d’autres manœuvres, de sorte que toute la bourgeoisie se cacha où elle put dans l’abbaye. Il n’y eut qu’Alexandre de Pefve qui eut la cuisse brisée d’un coup de boulet de canon, dont il mourut le lendemain.

    La journée fut très violente. Les batteries de canons de la porte de St-Amand étaient si voisines du bastion et de la muraille de l’abbaye, que les boulets qui en échappaient traversaient Marchiennes entièrement. Je vis un boulet qui, après avoir traversé le toit de la maison de Théry ou de la veuve Wagon, vint tomber sur le corps d’un soldat en sentinelle à un corps de garde contre le chœur de l’église sur la place, et le tua. Un autre venant quasi du même endroit coupa les jambes à la femme d’un vivandier qui montait de la basse rue à la place, ce qui causa la désertion du corps de garde. D’ailleurs les bombes qui se jetaient de la chapelle du Marais étaient si fréquentes que personne ne se faisait voir sur la place.

    Ajoutons à cela une nouvelle batterie de canons qu’on avait faite sur les patures de l’abbaye. Ces trois batteries battaient Marchiennes en triangle. Rien n’était à l’abri de leurs insultes, et il n’y avait que la seule abbaye depuis l’église jusqu’au derrière qui ressentit leur fureur ; encore les bombes y pénétraient-elles, car plusieurs percèrent les toits et voûtes de l’église où elles s’écrasèrent. Plusieurs surpassèrent cette église et tombèrent en la cour des caves, plusieurs tombèrent dans la première cour et dans les jardins de la maison du curé.

    Pour surcroit de malheur, une bombe ou pot à feu étant tombée sur quelque écurie couverte de paille, derrière la maison du Lion blanc, y mit le feu et embrâsa plusieurs maisons et bâtiments qui périrent malgré les grands soins et peines qu’y apportèrent quelques honnêtes bourgeois. Quasi tout le monde s’était réfugié en l’abbaye préférant la sûreté apparente de leurs corps à la perte certaine et inévitable de leurs maisons et biens.

    La même disgrâce arriva presqu’au même temps à quelques maisons proche la place des Charrons.

    Ces mêmes batteries continuèrent leur fracas le lendemain 30 et le canon avoit fait si grande brèche à la porte St-Amand, que les assiégés ne se trouvant plus en sûreté dans la place demandèrent à capituler et battirent la chamade. Mais les conditions que voulurent leur imposer les assiégeanys se trouvèrent si dures et si onéreuses que la capitulation fut remise jusqu’à cinq à six heures du soir ; auquel temps il fut convenu que la garnison serait prisonnière de guerre, et qu’il n’y aurait que les seuls commandants de chaque corps de troupes qui remporteraient leurs effets et équipages.

     

  • One Response à “Le 30 juillet 1712 – La prise de Marchiennes”

    • naurois on 5 août 2016

      marchiennes devint française lors de la signature du traité d’Utrecht ?

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