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     Le 18 juillet 1801 - Le siège d’Alexandrie dans EPHEMERIDE MILITAIRE Le-siège-dAlexandrie-150x150

     

    D’après « Dictionnaire historique des batailles, siéges, et combats de terre » – 1818

     

    L’armée française, considérablement affaiblie par le dernier combat d’Alexandrie, était désormais hors d’état d’attaquer les Anglais avec le moindre espoir de succès. Ceux-ci, maîtres de pénétrer à leur gré dans toute l’Eygpte, laissaient à peine aux Français les moyens de se tenir sur la défensive. Il ne leur restait que dix-mille neuf cents hommes, dont trois mille cinq cents gardaient Alexandrie ; trois mille neuf cents sous les murs de Rosette, qui était occupé par les Anglais au nombre de treize mille, et deux mille cinq cents enfermés dans le Caire, avaient à se défendre contre une armée de vingt-cinq mille hommes aux ordres du grand-vizir.

    Les Anglais, ayant forcé le Caire à capituler, proposèrent les mêmes conditions pour la reddition d’Alexandrie. Mais le général Menou, qui occupait cette dernière place, non seulement refusa de ratifier la capitulation du Caire, mais encore voulut se défendre dans Alexandrie.

    Cette place fut bientôt bloquée, au point de manquer d’eau et de vivres ; la ration des soldats fut réduite à quelques onces de pain, composé de moitié blé et moitié riz et à un peu de viande de cheval. Plus de deux mille malades étaient entassés dans les hôpitaux, beaucoup d’autres, blessés ou convalescents, faisaient tellement quellement le service des ports, en sorte qu’il ne restait pas trois mille hommes capables de se battre. La détresse des assiégés augmentait chaque jour, à un tel degré, qu’il était impossible que, pour peu qu’on attendît, ils ne fussent obligés de se rendre à discrétion.

    Le général Menou, voulant prévenir cette extrémité, envoya le 27 août un parlementaire aux Anglais, et obtint la capitulation la plus honorable. Ainsi se termina l’expédition d’Egypte.

    Les Français, après avoir lutté glorieusement contre les Turcs, les Anglais, les Arabes, les Mameloucks et les Syriens ; après avoir étonné ces différents peuples par leur intrépidité dans les combats , leur résignation dans les revers, et leur résistance opiniâtre aux obstacles qu’ils rencontrèrent, se voyant accablés par le nombre, détruits par les maladies, évacuèrent l’Egypte, emportant avec eux la gloire d’avoir fait une entreprise difficile et périlleuse, sans qu’on pût leur imputer la honte d’y avoir renoncé, puisqu’ils ne le firent que pour n’avoir pas été secondés, après être restés pendant trois ans abandonnés à leur propres forces.

     

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