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  • 2 juillet 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le 29 juin 1694 - Le combat naval du Texel dans EPHEMERIDE MILITAIRE Le-combat-duTexel-150x150

     

    Le combat naval du Texel

    D’après « Jean Bart » – Adolphe Badin – 1867

     

    La campagne, que Jean Bart fit en 1694 dans la mer du Nord, fut marquée par l’un des plus beaux combats que ce siècle, si fertile en brillantes victoires, ait vu livrer, par l’un de ceux surtout qui eurent pour le pays les plus heureuses conséquences.

    A cette époque, les longues guerres, que la France soutenait contre presque toute l’Europe, avaient épuisé de plus en plus ses ressources. En outre, la récolte ayant manqué plusieurs années de suite, le blé était monté rapidement à un prix excessif, le boisseau en était arrivé à se vendre trente livres. Aussi la famine, l’un des plus terribles fléaux que la guerre entraîne souvent après elle, la famine couvrait la France de tristesse et de désolation ; des bandes de paysans affamés parcouraient les campagnes, dévastant et pillant tout ce qui se trouvait sur leur passage. En même temps, les approvisionnements des années étaient interrompus, et nos soldats victorieux couraient le risque de mourir de misère et de faim, au milieu même de leurs triomphes.

    Dans cette extrémité, le roi fit encore acheter une quantité considérable de blé en Danemark et en Suède. Mais, quand ce blé eut été chargé sur un grand nombre de vaisseaux marchands, on fut avisé à la cour qu’une forte division hollandaise croisait dans les mers du Nord pour enlever le précieux convoi au passage. Jean Bart reçut alors l’ordre d’appareiller de Dunkerque, avec ses six frégates et une flûte, pour aller chercher le convoi à Vleker où il était rassemblé, et lui faire escorte jusqu’en France.

    Le ministre Pontchartrain envoya ses instructions à Jeau Bart dans un mémoire qui a été conservé et qui porte pour titre « Mémoire pour servir d’instruction au sieur Bart, commandant l’escadre que le roi fait armer à Dunkerque ».

    Dans ce mémoire, on le chargeait non seulement d’aller chercher et de ramener le convoi de Vleker, mais encore d’arrêter au passage tous les bâtiments marchands ennemis, qui se rencontreraient sur sa route, et surtout de chercher à enlever quelque flotte chargée de grains. D’ailleurs, on s’en remettait pleinement à sa capacité et à son expérience.

    Jean Bart, en conséquence de ces instructions, appareilla de Dunkerque le 28 juin 1694, et fit voile pour la Norvège. Mais, dès le lendemain 29, à trois heures du matin, il eut connaissance, à douze lieues au large environ, entre la Meuse et le Texel, d’un convoi de cent et quelques voiles, qu’il reconnut, à sa grande surprise, pour le convoi qu’il avait ordre d’aller chercher.

    Sa surprise ne devait pas tarder à se changer en une vive douleur, car, ayant gouverné droit sur les voiles en vue, il aperçut, vers les cinq heures, huit vaisseaux de guerre hollandais, commandés par un contre-amiral, qui marchaient en tête du convoi et qui l’emmenaient au Texel. La fatalité avait voulu qu’au lieu d’attendre tranquillement à Vleker l’arrivée de Jean Bart, le convoi prit la mer sous la simple escorte de trois vaisseaux de guerre suédois et danois, et que son imprudence le fit tomber aux mains de nos ennemis, parfaitement au courant de la disette qui désolait la France, et très intéressés naturellement à ne pas laisser arriver de convoi de grains jusqu’à nos ports.

    Jean Bart, qui savait avec quelle impatience ce convoi était attendu en France, forma aussitôt le dessein de le reprendre de vive force sur les Hollandais. Il assembla en conseil les capitaines de sa petite escadre, et leur ordonna de se préparer immédiatement à attaquer l’ennemi, malgré l’écrasante supériorité de ses forces.

    « Il faut avancer et combattre » dit-il à ses officiers, « l’intérêt de la France l’ordonne ! ».

    Or, les deux plus fortes frégates de son escadre, le Maure, qu’il montait lui-même, et le Fortuné, n’avaient que 52 canons ; deux autres, le Mignon et le Jersey, en avaient 44 ; les deux dernières, le Comte et l’Adroit, en avaient 40 ; enfin la flûte le Portefaix, qui complétait son escadre, était beaucoup moins forte encore.

    Des huit vaisseaux de guerre hollandais qu’il s’agissait d’attaquer et de battre, deux, le vaisseau amiral, le Prince de Frise, et la Princesse Emilie, portaient 58 canons ; deux autres, l’Oster-Stelling et le Stadenland, en portaient 50 ; un cinquième, la Ville de Flessingue, en portait 54 ; enfin, les trois plus faibles, le Bescheerneis-bescheerneis, l’Oudenarde et le Zee-Reipe portaient 44, 40 et 34 canons.

    Il fallait l’intrépidité de Jean Bart et son dévouement aux intérêts de son pays, pour oser non seulement accepter, mais offrir le combat dans des conditions aussi désavantageuses.

    Avant de commencer l’attaque, Jean Bart envoya en reconnaissance une barque longue commandée par un officier des plus braves, nommé de Chamblage. Cet officier passa intrépidement à portée de canon des huit vaisseaux hollandais, essuya successivement .leur feu sans se laisser arrêter, et vint aborder un bâtiment marchand qui était en queue ; celui-ci l’informa que le convoi avait été rencontré et capturé le jour d’auparavant par l’escadre hollandaise, et que la première mesure prise par les vainqueurs avait été de remplacer les patrons des principaux bâtiments par des patrons hollandais.

    Sans plus tarder, afin de ne pas laisser aux ennemis le temps de se préparer à une attaque à laquelle ils ne semblent pas s’attendre de la part d’un adversaire aussi peu redoutable, Jean Bart prend la tête de sa petite escadre, et laisse arriver sur la flotte hollandaise.

    Pour compenser autant que possible l’infériorité trop évidente de ses forces, il avait complété l’équipage du Portefaix, avec des hommes d’élite pris sur les autres vaisseaux de son escadre, et avait donné le commandement de cette flûte au premier lieutenant du Maure, nommé de La Bruyère.

    « Camarades » crie Jean Bart à ses hommes, dès qu’il se voit à portée des Hollandais, « point de canons ! point de fusils ! seulement des coups de pistolets et de sabre ! Je vais attaquer le contre-amiral et vous en rendrai bon compte ! ».

    Et, pour achever d’enflammer son équipage, il ajoute qu’il donnera dix pistoles à celui qui lui apportera le pavillon de contre-amiral du Prince de Frise, et six pistoles à celui qui lui apportera le pavillon de poupe. Puis, Jean Bart gouverne droit au commandant hollandais et l’aborde de long en long. Enthousiasmé par l’ardeur de son bouillant capitaine, l’équipage entier du Maure, tous les officiers en tête, s’élance à l’abordage. C’est à peine s’il reste à bord quelques matelots et les mousses.

    Aussitôt une mêlée furieuse s’engage sur le pont du Prince de Frise avec une telle impétuosité, un tel élan de la part de nos marins qu’on peut déjà prévoir qu’ils auront bientôt bon marché de l’équipage hollandais.

    C’est alors qu’un jeune et intrépide marin provençal, enflammé par la perspective de la récompense promise par Jean Bart, s’ouvre un passage à coups de hache jusqu’au grand mât, passe son arme sanglante dans sa ceinture, et monte audacieusement à la conquête du pavillon. A ce moment, le contre-maître du Prince de Frise l’aperçoit et lui tire deux coups de fusil, dont l’un lui perce la main, et l’autre, la cuisse. Avec un sang-froid à peine croyable, notre marin enveloppe sa main blessée avec son mouchoir, noue sa cravate autour de sa cuisse, puis, reprenant son aventureuse ascension, arrive au drapeau, l’enlève, l’enroule autour de son corps comme une ceinture et descend. Non content de ce premier trophée, l’héroïque jeune homme est à peine arrivé sur le pont, qu’il court à la dunette pour enlever le pavillon de poupe. Il l’a détaché déjà plus qu’à moitié, lorsque le même contre-maître, apercevant de nouveau notre marin, fond sur lui brusquement, et lui porte un coup d’esponton. Celui-ci, par bonheur, peut éviter le choc, et, se retournant, il prend sa hache d’armes à sa ceinture, et en donne au contre-maître un coup de pic terrible, qui atteint celui-ci en pleine figure, lui crève un œil et le renverse à terre sans connaissance. Ainsi débarrassé de son ennemi, il achève tranquillement de détacher le pavillon, l’ajoute à celui qu’il porte déjà à sa ceinture, et va les mettre tous les deux entre les mains de Jean Bart, qui lui fait donner immédiatement les seize pistoles promises.

    Avec de pareils hommes, on conçoit que la résistance ne pouvait pas durer longtemps. En moins d’une demi-heure, cent cinquante hommes de l’équipage hollandais se trouvaient hors de combat, le capitaine en second et deux lieutenants étaient tués, un autre officier était grièvement blessé ; le contre-amiral Hidde de Vries lui-même avait reçu cinq blessures, savoir un coup de pistolet en pleine poitrine, dans le bras gauche un coup de mousquet qui nécessita l’amputation immédiate et trois coups de sabre à la tête. (Hidde de Vries mourut des suites de ses blessures, quelques jours après son arrivée à Dunkerque).

    Terrifié, ce qui restait d’hommes valides sur le pont du Prince de Frise demanda quartier et Jean Bart demeura maître de ce puissant vaisseau. Par un bonheur qui semble difficile à croire, il n’eut de son côté que trois hommes tués et vingt-sept blessés.

    Mais, pendant que Jean Bart abordait et enlevait le Prince de Frise, les capitaines des autres frégates françaises se montraient dignes de leur vaillant commandant.

    Le Fortuné avait abordé vivement la Ville de Flessingue, gros bâtiment de 51 canons qui tenait la tête de l’escadre hollandaise, et il allait s’en emparer lorsque, les grappins d’abordage s’étant rompus, le Hollandais parvint à se dérober par une prompte fuite à un abordage dont il redoutait non sans raison les suites.

    Le Comte s’était alors avancé à son tour sur la Ville de Flessingue et avait réussi à l’accrocher. Mais les grappins s’étaient rompus encore, et, lorsque le Comte avait voulu rejoindre son adversaire, un autre vaisseau hollandais, la Princesse Emilie, était venu au secours de son camarade et le Comte avait dû gagner au large.

    De son côté, le Mignon avait abordé le Stadenland. Ayant manqué ce premier abordage pour avoir pris un trop grand aire, il recommença sa manœuvre, accrocha cette fois son adversaire et, après un sanglant combat dans lequel le capitaine et le lieutenant du Stadenland furent grièvement blessés, ainsi du reste qu’un enseigne et un garde-marine du Mignon, il le contraignit à amener son pavillon.

    L’Adroit s’était attaqué au Zee-Reipe et l’avait abordé de long en long : tous les officiers avaient sauté à bord du Hollandais à la tête de leurs hommes, et, poursuivant l’équipage ennemi jusque sur le gaillard d’avant, ils l’avaient forcé à se rendre. Mais cette victoire avait coûté la vie au lieutenant de l’Adroit, nommé Fricambaux, et un enseigne du nom de Gabaret avait été grièvement blessé. En outre, il était arrivé qu’après que le pavillon du Zee-Reipe eût été amené, les grappins d’abordage s’étaient rompus sous l’effort du vent. L’Adroit cherchait à rejoindre sa prise, lorsque l’Oster-Stelling, un autre bâtiment hollandais monté à 50 canons, avait gouverné vent arrière sur lui pour l’aborder. Sans songer à éviter ce nouvel et redoutable adversaire, le capitaine de l’Adroit avait envoyé prendre les hommes qu’il avait fait passer à bord du Zee-Reipe, et, avec le secours du Fortuné qui vint fort à propos se ranger bord à bord avec lui, il avait contraint l’Oster-Stelling à prendre piteusement la fuite. Le Zee-Reipe avait été, un moment après, amariné par le Fortuné.

    Enfin le Jersey, qui tenait la queue de l’escadre française, s’était avancé sur l’Oudenarde, qui tenait la queue de l’escadre hollandaise : l’Oudenarde, se souciant peu d’accepter le combat, avait manœuvré de façon à éviter l’abordage. Elle avait été accrochée cependant un instant, mais les grappins n’avaient pas tenu et elle avait pu prendre la fuite.

    Le combat était fini. Les Hollandais gagnaient au large, abandonnant aux vainqueurs, en même temps que le convoi de blé, trois beaux vaisseaux, le Prince de Frise, le Stadenland et le Zee-Reipel. Trois autres seraient également tombés au pouvoir de l’Adroit, du Comte et du Portefaix, qui les serraient de près, si Jean Bart, dont le vaisseau, gravement maltraité pendant l’affaire, était hors d’état de faire de la voile, et qui d’ailleurs jugeait plus urgent d’assurer avant tout le retour de la flotte marchande à Dunkerque, n’avait donné ordre de cesser la poursuite et de rallier son pavillon.

    Puis, les trois prises amarinées, MM. de la Bruyère, de la Tour et de la Sablière en prirent le commandement. Les prisonniers furent partagés sur les cinq vaisseaux victorieux, et, vers le soir, tout étant bien ordonné, la petite escadre fit voile, suivie de ses prises, pour rejoindre les bâtiments marchands, qui, dès le commencement de l’affaire, avaient pris la route de Dunkerque.

    Les trois vaisseaux de guerre suédois et danois, sous l’escorte desquels le convoi avait quitté Vleker, étaient demeurés spectateurs du combat sans s’y mêler. Quand tout avait été fini, ils s’étaient offerts à ramener en France une partie de la flotte reprise. Comme ces vaisseaux marchaient mieux que les siens, plus ou moins désemparés dans la glorieuse lutte qu’il venait de soutenir, Jean Bart leur avait confié soixante voiles, avec lesquelles ils arrivèrent le lendemain à Dunkerque, où ils annoncèrent la victoire de notre héros et sa prochaine arrivée.

    Aussi, quand Jean Bart fit son entrée deux jours après, suivi du reste du convoi et des trois vaisseaux de guerre hollandais, la ville tout entière était sur le port, saluant le héros d’acclamations enthousiastes, qui durent sembler à son noble cœur une récompense plus douce et plus flatteuse que toutes celles qu’il allait recevoir quelque temps après.

    Le jour même de son arrivée à Dunkerque, Jean Bart envoya son fils Cornil, porter au ministre la nouvelle de la reprise du convoi. Cornil Bart, que nous avons vu commencer si rudement sa carrière, sous les terribles leçons de son père, Cornil Bart, arrivé à Versailles, remit au ministre Pontchartrain la lettre dont il était porteur.

    « Le roi est à Saint-Germain » dit le ministre au jeune marin, après avoir pris connaissance de la lettre, « il faut venir avec moi lui annoncer cette importante nouvelle ».
    « Monseigneur, répondit Cornil, je ne suis pas en état de paraître devant Sa Majesté ».
    « Il faut venir comme vous êtes, monsieur, répliqua le ministre, vous prouverez au roi votre empressement à lui apprendre une nouvelle aussi agréable pour lui que glorieuse pour votre père. Sa Majesté vous en saura gré ».

    Puis, le ministre monte en voiture et fait monter à côté de lui le fils de Jean Bart. Arrivé à Saint-Germain, il le présenta au roi en disant : « Sire, j’ai l’honneur de présenter à Votre Majesté le fils de Jean Bart qui vient lui annoncer que son père a repris aux ennemis votre flotte chargée de grains et qu’elle est dans vos ports. Les détails sont dans cette lettre ».

    Le roi lut la lettre et demanda au jeune homme s’il était monté à l’abordage. « Sire, répondit celui-ci, j’y suis monté avec mon père ».
    « Vous êtes bien jeune, reprit le roi ; au reste, il n’est pas étonnant que le fils de Jean Bart soit brave. Dites à monsieur votre père que je lui donnerai des marques de ma satisfaction ».

    En se retirant tout ému de la bienveillance du roi, le jeune Bart, qui était en bottes et qui n’avait pas l’habitude de marcher sur un parquet frotté, glissa et tomba. Le roi poussa un cri et fit un mouvement comme pour l’aider à se relever.
    « On voit bien, dit-il en riant, que messieurs Bart sont meilleurs marins qu’écuyers ».

    Le bruit se répandit bientôt dans Saint-Germain que le fils de Jean Bart était arrivé à la cour pour annoncer au roi que son père avait repris le convoi de blé sur les Hollandais et avait ramené en outre à Dunkerque trois vaisseaux prisonniers. Tout le monde voulut voir ce jeune marin. La princesse de Conti se le fit présenter, désireuse, suivant son expression, de se trouver avec le fils d’un héros. Elle le pria de lui donner quelques détails sur le combat, et, quand il eut satisfait à cette demande, elle détacha une fleur d’un bouquet qu’elle avait à la main et la lui tendit, en disant : « Monsieur, présentez cette fleur à monsieur votre père et dites lui de ma part de la mettre à sa couronne de lauriers ».

    Comme la princesse de Conti passait pour la plus belle femme de la cour, on dit à ce propos que c’était Vénus qui couronnait Mars.

    Louis XIV tint la promesse qu’il avait faite au fils de Jean Bart. Peu après le retour de celui-ci à Dunkerque, notre héros, qui avait déjà, quelques mois auparavant, été nommé chevalier de l’ordre de Saint-Louis, reçut des lettres de noblesse, et Cornil Bart fut fait, malgré sa jeunesse, enseigne de vaisseau.

    En outre, pour transmettre à la postérité le souvenir de cette glorieuse victoire qui sauvait la France de la disette, on fit frapper une médaille commémorative. Cette médaille représentait d’un côté la proue d’un vaisseau s’avançant au bord de la mer, et sur le rivage la déesse Cérés tenant des épis de blé avec cette légende : Annona augusta (abondance mémorable), et cette exergue : Fugatis aut captis Bat. Nav. MDCXCIV (après la capture ou la mise en fuite des vaisseaux hollandais, 1694). De l’autre côté de la médaille était gravée l’effigie de Louis XIV avec ces mots : Ludovicus magnus, rex christianissimus (Louis le Grand, roi très chrétien). Cette médaille est devenue très rare : le musée de Dunkerque en possède un exemplaire.

    Mais la plus belle récompense que reçut Jean Bart, ce fut de voir l’abondance remplacer la disette dans sa patrie, grâce à sa magnifique victoire, et le blé, qui était monté jusqu’à trente livres, redescendre à trois livres.

    Le combat du 29 juin 1694 fut certainement l’un des plus mémorables du règne de Louis XIV, ce fut en même temps le combat qui contribua le plus à populariser le héros dunkerquois et à rendre son nom immortel.

     

    Pour plus d’information sur Jean Bart 

     

     

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