Restez à jour: Articles | Commentaires

  • Le 31 mai 1809 - Le combat de

    Le combat de la Caroline

    D’après « Dictionnaire historique des batailles, sièges, et combats de terre et de mer » – 1818

     

    Le lieutenant de vaisseau Feretier, commandant la frégate française la Caroline, était sorti de l’île de France, le 9 février 1809, pour aller en croisière. Le 31 mai, étant par neuf degrés quinze minutes de latitude nord, et quatre-vingt-sept degrés vingt minutes de longitude orientale, au point du jour, il aperçut au nord nord-est, distance de trois lieues, trois bâtiments à trois mâts, sous le vent.

    Aussitôt, on laissa arriver, en dépendant, pour les reconnaître, sans négliger de faire toutes les dispositions pour le combat, et portant sur eux sous toutes voiles. Bientôt ces bâtiments furent reconnus pour des vaisseaux de la compagnie des Indes, ayant une batterie et des caronnades sur les gaillards.

    « L’affaire que j’allais avoir, dit le lieutenant Feretier, me parut un peu disproportionnée ; mais l’enthousiasme de mon équipage m’en promit le succès ». En effet, à six heures, étant à petite portée de mousquet du vaisseau de la queue, les Français arborèrent leur pavillon aux acclamations, qui expriment, en pareille circonstance , l’amour des peuples pour leur souverain, et aussitôt l’engagement commença.

    En faire la description, ce serait vouloir répéter ici ce qui a été dit cent fois du courage et de l’intrépidité ordinaire aux Français, surtout lorsqu’ils ont à se mesurer avec l’éternel ennemi de leur nation.

    En vain les Anglais opposèrent la plus vive résistance ; après deux heures d’un combat vif et meurtrier, le vaisseau commandant,l’Europa, fut forcé d’amener son pavillon. Pendant qu’on l’amarinait, le second, qui se trouvait alors sous le vent, après avoir envoyé quelques volées, s’enfuyait, en conservant sa couleur. Il fut bientôt joint et obligé d’amener. C’était le Straestham, dont l’artillerie se montait à trente-six pièces de canon de dix-huit. Pendant que les Français s’occupaient des moyens d’assurer leur prise, le troisième parvint à s’échapper.

    Une partie de l’artillerie de l’Europa avait été jetée à la mer. Le nombre des prisonniers se montait à deux cents Européens, répartis sur les deux vaisseaux. Dans cette affaire, où le lieutenant Feretier fit preuve de la plus grande habileté, il eut à regretter la perte de M. Vaudererme, officier d’un mérite distingué, qui eut la tête emportée par un boulet au commencement de l’action. M. Rabaudi, officier commandant en second, fut nommé pour le remplacer, en qualité d’officier de manœuvre, et se comporta de manière à mériter les éloges de son chef, ainsi que M. Leroux, lieutenant en pied, et les enseignes Bazin, Desplanches et Frochard.

     

     

     

  • Laisser un commentaire


18 jule Blog Kasel-Golzig b... |
18 jule Blog Leoben in Karn... |
18 jule Blog Schweich by acao |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | 21 jule Blog Hartberg Umgeb...
| 21 jule Blog Desaulniers by...
| 21 jule Blog Bad Laer by caso