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    Le 26 mai 1800 - Le combat du pont de la Chiusella dans EPHEMERIDE MILITAIRE Le-combat-du-pont-de-la-Chiusella-150x150

     

    Le combat du pont de la Chiusella

    D’après « Histoire des armées françaises de terre et de mer » Abel Hugo – 1836

     

    La ville d’Ivrée, attaquée avec la plus grande intrépidité, d’un côté par le général Lannes, et de l’autre par le général Watrin, fut bientôt enlevée ainsi que la citadelle, où l’on trouva de nombreux magasins de toutes espèces. L’ennemi se retira derrière la Chiusella, et prit position à Romano pour couvrir Turin.

    Le général Haddick, à qui cette tâche était confiée, reçut de Turin des renforts qui élevèrent ses forces à huit bataillons et à trente escadrons. Il divisa ses troupes en cinq détachements ; trois bataillons gardaient San-Martino ; le général Festenberg, posté à Verceil, avait dix escadrons sous ses ordres ; douze escadrons couvraient Vische et Chivasso ; le général Palfy, à la tête de trois bataillons et de huit escadrons, défendait les hauteurs de Romano ; enfin deux bataillons gardaient le pont de la Chiusella.

    Lannes fit attaquer ce poste par la 6e légère, aux ordres du colonel Maçon, qui fut un peu ébranlée par le feu de cinq pièces ; les Autrichiens s’en aperçurent, et croyant qu’elle allait lâcher pied, eurent l’imprudence de passer le pont pour la charger. Mais après un succès passager contre les premiers pelotons, ils furent vigoureusement ramenés.

    Maçon, irrité des obstacles que sa demi-brigade éprouvait au pont, se jeta avec ses grenadiers dans la Chiusella et força l’ennemi à lui abandonner la position. Palfy descendit des hauteurs de Romano, et pour reprendre le pont, se précipita à la tête de quatre escadrons sur les Français qui le reçurent vigoureusement ; il tomba frappé mortellement. Ses troupes, sans chef, furent vivement ramenées sur Romano.

    Haddick, voyant sa cavalerie engagée sur ua terrain fourré et peu favorable à son action, la fit reployer dans les champs de Montaleghe. L’infanterie républicaine suivait l’ennemi avec son ardeur accoutumée, lorsqu’une colonne de 2 000 chevaux, formée des escadrons de Palfy et de troupes fraîches rappelées de Vische et de Chivasso, la prit en flanc, la chargea, la dispersa sur le plateau et même jusqu’au pied des montagnes, et continuant une manœuvre rapide, se reporta sur Romano.

    C’était le moment où la brigade française de Mahler y arrivait de son côté. La confiance qu’un premier succès avait donnée à la cavalerie autrichienne la perdit ; elle attaqua, avant sa formation, l’infanterie de Malher. Mais, après un léger avantage, elle fut à son tour obligée de battre en retraite, vers la rivière d’Orco, que Haddick repassa au bac de Foglizzo. Son mouvement rétrograde ne fut pas inquiété, quoiqu’il durât sept ou huit heures.

    Ce combat opiniâtre, et dont les avantages définitifs restèrent aux Français, a donné lieu dans le temps à quelques discussions entre les écrivains militaires français et étrangers. Les Impériaux prétendirent que la gloire devait leur en appartenir, parce que leur cavalerie y aurait prouvé toute sa supériorité sur l’infanterie française. Il est positif, au contraire, que du côté des Républicains, ce combat doubla le courage des jeunes soldats, tout étonnés de voir plier devant leurs baïonnettes ces superbes escadrons, orgueil de l’armée autrichienne.

     

     

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