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    Le combat de Minorque

    D’après « Histoire d’Angleterre depuis les temps les plus reculés » – Emile de Bonnechose – 1859

     

    Minorque et son port célèbre (Port-Mahon), considéré comme le meilleur de toute la Méditerranée, avait été cédé à l’Angleterre par la paix d’Utrecht.

    Le gouvernement français préparait à Toulon un armement formidable destiné en apparence pour l’Amérique, mais en réalité pour Minorque. Au commencement d’avril tout fut prêt : le maréchal de Richelieu eut le commandement de l’expédition ; l’amiral de la Galissonnière avec douze vaisseaux devait escorter les transports, protéger le débarquement et couvrir l’attaque.

    Le ministère anglais avait inutilement reçu de nombreux avertissements. Eclairé trop tard, il fit à la hâte d’insuffisants préparatifs de défense et envoya l’amiral Byng au secours de l’île déjà envahie. Lorsque Byng parut enfin devant Minorque, les Français assiégeaient la redoutable citadelle de Saint-Philippe qui domine Mahon et son magnifique port.

    La garnison était d’environ trois mille hommes, et en l’absence du gouverneur, son lieutenant, le vieux général Blakney, fit malgré son âge et ses infirmités une opiniâtre défense. L’espérance des assiégés était dans la flotte de Byng, égale à peu près en nombre et en force, à la flotte française.

    Elles furent en présence le 20 mai et engagèrent le combat : l’aile gauche des Anglais, sous l’amiral West, eut d’abord l’avantage, mais fut mal soutenue. La ligne française, un moment rompue, se reforma, obéissant à une tactique supérieure, et soutint victorieusement tous les efforts de Byng. Celui-ci perdant l’espoir de porter secours à la place investie, abandonna Minorque à sa destinée et fit voile avec son escadre pour Gibraltar.

    Les Français redoublèrent d’ardeur et d’efforts : Richelieu, beaucoup moins célèbre jusqu’alors par ses exploits guerriers que par ses galanteries, se montra un héros. Il ordonna l’assaut, et animant les assiégeants de son exemple sous le feu le plus meurtrier, il emporta, l’épée à la main, tous les ouvrages extérieurs, fit capituler la forteresse et donna Minorque à la France.

     

     

     

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