• Le 11 mai 1745 - La bataille de Fontenoy dans EPHEMERIDE MILITAIRE La-bataille-de-Fontenoy-150x150

    La bataille de Fontenoy

    D’après « Histoire des Français » – Théophile de Lavalée – 1845

     

    Charles VII mourut (1745, 20 janv.). Son fils acheta la paix et la restitution de ses états en abandonnant l’alliance française, en renonçant à toute prétention à la succession d’Autriche, en promettant sa voix au grand-duc François-Étienne. Dès lors la France n’avait plus d’intérêt à la guerre, et elle proposa un accommodement plein de modération et même de faiblesse ; mais l’Autriche et l’Angleterre, animées contre elle de leur ancienne haine, le refusèrent, et il fallut que Louis XV continuât la guerre uniquement pour contraindre ses ennemis à la paix.

    Le roi de Prusse demandait que la France portât toutes ses forces en Allemagne pour aller traiter dans Vienne ; mais on crut lasser plus efficacement Marie et surtout les Anglais en conquérant les Pays-Bas. Le maréchal de Saxe avait, l’année précédente, fait une belle campagne défensive dans la Flandre avec quarante mille hommes contre soixante mille ; on doubla son armée, le roi vint la joindre, et l’on alla faire le siége de Tournai.

    Le duc de Cumberland, avec soixante mille Anglais, Hanovriens, Hollandais, marcha à la délivrance de cette place. Le maréchal de Saxe, laissant vingt mille hommes devant Tournai, prit position (1745, 10 mai) dans une plaine triangulaire, ayant sa droite à Antoing et à l’Escaut, son centre à Fontenoy, sa gauche au bois de Barry.

    Les deux villages étaient fortifiés et liés par des redoutes, et le seul espace qui restât ouvert entre Fontenoy et le bois était balayé par l’artillerie. Les Hollandais attaquèrent Antoing, les Anglais Fontenoy. Ces deux attaques échouèrent. Mais les derniers, s’étendant sur leur droite, pénétrèrent, malgré l’artillerie, entre Fontenoy et Barry, en formant une colonne compacte de vingt mille hommes qui déborda le village et le bois, et rompit les deux premières lignes françaises, formées d’infanterie. La troisième ligne, formée de cavalerie, essaya inutilement plusieurs charges. La redoutable colonne faisait échouer, par son feu roulant, toutes les attaques partielles : elle gagnait du terrain et allait tourner Antoing.

    L’armée française était toute en désordre ; il ne restait en réserve que la maison du roi et quatre canons. Par le conseil d’un officier, on pointa ces quatre canons sur la tête de la colonne qui s’était arrêtée d’elle-même, affaiblie et étonnée de son isolement, au milieu de l’armée française. Toute la maison du roi s’élança sur ses flancs, et l’infanterie recommença ses attaques en ordre et de concert.

    En quelques minutes, la colonne fut ouverte et recula ; mais vivement suivie et écrasée par le feu des redoutes, elle ne se retira qu’en laissant neuf mille morts sur le champ de bataille. Les Français en avaient perdu six mille.

    Cette victoire fit tomber Tournai, Gand, Bruges, Oudenarde, Dendermonde, Ostende, Nieuport. Les alliés étaient pleins de terreur ; la Hollande commençait à craindre pour elle-même. Et pendant que les Français faisaient tomber l’extrémité septentrionale de la monarchie autrichienne, les Espagnols avaient le même succès à l’extrémité méridionale.

     

     

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