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  • 24 avril 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le combat du camp d’Andaye

    D’après « Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français »
    Charles Théodore Beauvais de Préau – 1854

     

    La Convention, en faisant commencer les hostilités contre l’Espagne, n’avait encore mis entre les mains du général Servan que des forces bien inférieures en nombre à celles que les Espagnols avaient déjà rassemblées sur la frontière.

    Servan, qui attendait incessamment les renforts qu’on lui faisait espérer, avait établi ses troupes dans plusieurs camps retranchés, où il exerçait à la discipline les nouvelles levées qui les composaient. Trois de ces camps renfermaient la droite de l’armée. Le premier, composé de quatre bataillons, était placé sur le rideau qui est à droite du village d’Andaye, d’où il éclairait une partie des rives de la Bidassoa. Appuyé à sa droite par le fort d’Andaye, il avait sur son front la hauteur nommée depuis le Camp républicain, et en avant de son aile gauche la montagne de Louis XIV, où était placée une batterie de cinq pièces de canon de gros calibre. Il prolongeait sa gauche par quelques troupes légères jusqu’à Jolimont, où se trouvait un second camp de deux bataillons. Le troisième camp, de trois bataillons, était placé en avant de Sare, vis-à-vis le village espagnol de Zugarramurdy. Quelques chasseurs, placés à Ainhoüé et à l’entrée de la gorge qui conduit à Berra, soutenaient ses flancs.

    Ventura Caro, général en chef de l’armée espagnole, craignant que les Français ne profitassent de leur position pour passer la Bidassoa, résolut de les prévenir en les attaquant. Il établit, en conséquence, des batteries considérables sur la rive gauche de cette rivière, de manière à battre un des côtés du fort opposé à celui qui était sous le canon de Fontarabie.

    Le 23 avril, une grêle de boulets, de bombes et d’obus assaillit à la fois le camp, le fort et la redoute construite sur la montagne de Louis XIV. Cette explosion soudaine jette le désordre parmi les Français, et leur consternation fut au comble en voyant les habitants d’Andaye fuyant éplorés, avec leurs femmes et leurs enfants, et cherchant à éviter les terribles projectiles qui détruisaient leurs maisons. Cependant les Espagnols franchissent la Bidassoa, s’emparent de la montagne de Louis XIV et détruisent la batterie.

    C’était en vain que le général Regnier cherchait à ranimer les troupes dont le courage était abattu. Elles fuyaient, lorsque Villot, chef du 5e bataillon d’infanterie légère, en se précipitant sur l’ennemi, parvient à rendre aux Français quelque énergie. Le moment était pressant ; la gauche était attaquée avec impétuosité, tandis que le fort d’Andaye était vivement canonné. Le général Regnier et plusieurs autres sont blessés. Mais l’audace des Français s’est ranimée. Ils marchent avec fureur contre les Espagnols, et les forcent à repasser précipitamment la Bidassoa.

     

     

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