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  • 13 février 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le 11 février 1814 - La bataille de Montmirail dans EPHEMERIDE MILITAIRE La-bataille-de-Montmirail-150x150

     

    La bataille de Montmirail

    D’après « Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français »
    Charles-Théodore Beauvais – 1814

     

    Le 11 février 1814, le général Nansouty fut rejoint par les grenadiers à cheval sur les hauteurs de Montcoupeau. Les chasseurs à cheval du général Lefebvre-Desnouettes, la deuxième brigade de la division Ricard, et l’infanterie de la garde, se portèrent aussi sur Montmirail, où l’empereur arriva vers les dix heures, laissant à Etoges le duc de Raguse avec la cavalerie de ligne et la division Lagrange, pour empêcher l’ennemi de déboucher de Vertus.

    Les généraux Sacken et York manœuvraient pour se réunir à Montmirail, où ils venaient d’être prévenus par l’armée française. Sacken était à Vieux-Maisons, et la prudence lui conseillait de joindre à gauche le corps d’York qui était en marche de Château-Thierry.

    Mais les ordres du feldmarechal Blucher lui prescrivant de chasser les Français de Montmirail, il continua son mouvement à droite dans l’espoir de forcer le passage par le vallon du Petit-Morin, et vint établir sa droite à la ferme de la Haute Epine sur le bord de la route de Châlons à la Ferté-sous- Jouarre. Le ravin qui conduit de la ferme au village de l’Epine-au-Bois, couvrait son front de bataille, défendu d’ailleurs par quarante pièces de canon. Sa gauche fut appuyée au village de Blessine, au-delà duquel la cavalerie fut placée sur deux lignes.

    Voici quelle était la position de l’armée française : à gauche, le général Ricard, avec une partie de sa division, défendait le village de Pomesson, clef du passage par le vallon du Petit-Morin. Le prince de la Moskowa était a Marchais avec ses divisions. A droite, le reste de la division Ricard et la cavalerie, entre les routes de Château-Thierry et de la Ferté. La division Friant était en colonne serrée sur la route de Châlons.

    L’action s’engagea dans cette position, et se prolongea jusqu’a midi sans succès marqués du côté des Russes qui étaient plus nombreux. Mais le duc de Trévise, que l’empereur attendait avec impatience, étant arrivé de Sezanne et ayant débouché de Montmirail à la tête de la division Michel, l’attaque fut générale à deux heures. Le principal était d’emporter la ferme de la Haute-Epine qui était bien défendue.

    A cet effet, le comte Nansouty fut chargé d’inquiéter la gauche de l’ennemi, tandis que le général Ricard feindrait d’abandonner le passage du Petit-Morin. Sacken fait descendre aussitôt de la Haute-Epine plusieurs bataillons. Le prince de la Moskowa fond, comme un éclair, sur la ferme, dont il s’empare à la tête de quatre bataillons que le général Friant avait placés en avant du reste de la vieille-garde, et l’empereur fait charger par les grenadiers à cheval l’infanterie russe, dont deux brigades sont entièrement détruites.

    Pendant le mouvement à droite de Sacken pour rejoindre le général York, l’avant-garde de ce dernier avait débouché à Fontenelle. Mais elle fut bientôt chassée par le duc de Trévise, accouru avec six bataillons de la division Michel, qui n’avaient point pris part au combat.

    Une division ennemie fut plus heureuse contre la gauche des Français. Après des efforts incroyables et la prise et reprise de Pomesson et de Marchais, elle occupait ce dernier village, lorsque l’empereur la fit attaquer par deux bataillons de vieux chasseurs, conduits l’un par le comte Bertrand, grand-maréchal du palais, l’autre par le duc de Dantzig, pendant que le général Ricard s’ébranlait de Pomesson, où il était rentré. Ce mouvement réussit. Les Russes, chassés de Marchais, furent obligés de se jeter dans la forêt de Nogent, la cavalerie du général Defrance leur interdisant la retraite sur la route de la Ferté.

    Cette victoire valut à Napoléon six drapeaux, vingt-six pièces de canon, deux cents voitures de bagages ou de munitions, et sept cent huit prisonniers. L’ennemi perdit en outre plus de trois mille hommes, tant tués que blessés.

    Les Français eurent environ deux mille hommes hors de combat. Les généraux Michel et Boudin, et presque tous les officiers supérieurs de la division Ricard furent blessés.

    Le feu avait cessé à huit heures, et l’armée bivouaqua sur le champ de bataille des alliés, qui étaient en pleine retraite sur ChâteauThierry. L’empereur espérait que les habitans détruiraient les ponts de cette ville, et lui livreraient ainsi les fuyards, qui n’auraient pas le temps de les réparer avant l’arrivée du duc de Trévise, qui devait marcher sur Château-Thierry par la route directe.

    Il prit lui-même la route de la Ferté, et, rencontrant à Vieux-Maisons le général Saint-Germain, avec les deux mille quatre cents chevaux que le duc de Tarente avait lancés à la poursuite de l’arrière-garde du général Sacken, il le laissa dans ce village, ainsi que le général Friant, avec une partie de sa division, pour observer le débouché de Sezanne. Gardant avec lui quatre bataillons de grenadiers, il remonta par le chemin de Rozny, dans la direction de Château-Thierry. Ses éclaireurs, ainsi que ceux du duc de Trévise, ramenèrent un grand nombre de voitures de bagages et quelques caissons abandonnés dans les chemins de traverse.

     

     

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