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  • 6 février 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     

     

    Le combat de Deppen

    D’après « Nouveau dictionnaire historique des sièges et batailles mémorables » – 1809

     

    La Russie vaincue, en 1806, aux champs d’Austerlitz, ne craignit pas de s’unir, une année après, aux Prussiens pour combattre la France.

    L’empereur Napoléon se montra bientôt sur les bords de la Vistule. Le monarque de Russie n’y fut pas plus heureux que l’année précédente sur les rives du Danube. Après le combat de Bergfried, l’Empereur apprend qu’une colonne russe n’a pas encore passé l’Alle, et se trouve débordée par sa gauche, tandis que l’armée russe rétrogradait toujours sur les routes de Landsberg et d’Arensdorff.

    Napoléon donne ordre au grand-duc de Berg et aux maréchaux Soult et Davout de suivre l’ennemi, tandis qu’il faisait passer l’Alle au corps du maréchal Ney, avec une division de cavalerie aux ordres du général Lasalle et une division de dragons. Ses instructions étaient d’attaquer les divisions ennemies qui se trouvaient coupées. En arrivant sur les hauteurs de Waterdorff, le grand-duc de Berg se trouve en présence de huit à dix mille hommes de cavalerie russe. Plusieurs charges de cavalerie se donnent. L’ennemi est culbuté. En même temps, le maréchal Ney canonnait vigonreusement le corps de cavalerie qui avait été coupé.

    Vainement les Russes voulurent essayer un moment de se frayer un passage. Ils vinrent trouver la mort sur les baïonnettes françaises. Culbutés au pas de charge, mis dans une déroute complète, ils abandonnèrent canons, drapeaux et bagages. Les autres divisions russes, voyant le sort de leur avant-garde, battirent en retraite.

    Avant la nuit, les Français comptaient plusieurs milliers de prisonniers, et seize pièces de canon en leur pouvoir. Ces mouvements rapides déconcertèrent tous les projets des Russes, qni étaient coupés, tandis que leurs magasins sur l’Alle, leurs dépôts de Gustadt et de Liebstadt furent enlevés par la cavalerie légère. Ainsi les Français, préludant à la bataille d’Eylan, se préparaient à remporter cette victoire signalée qui leur permit de rentrer dans leurs quartiers d’hiver et de reprendre leurs cantonnements.

     

     

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